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Allocution du 1er août 2015

 suisse

Pierre-Olivier Nobs, Conseiller général et d’agglomération, Ville de Fribourg

 

Seules les paroles prononcées font foi.

Madame la Conseillère communale, Madeleine Genoud-Page, représentante de l’Exécutif de notre capitale cantonale,

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités fédérales, cantonales, communales, militaires en vos titres et fonctions,

Meine Damen und Herren, Vertreter der Behörden des Bundes, des Kantons, der Gemeinden und des Militärs,

 

Chères et chers Confédéré-e-s,

Liebe Eidgenossinnen und Eidgenossen,

 

Chères et chers habitants de Fribourg et de son agglomération,

Liebe Einwohnerinnen und Einwohner von Freiburg und Agglomeration,

 

Chères et chers amis de la Suisse,

Liebe Freundinnen und Freunde der Schweiz,

 

C’est un grand honneur, mais surtout un grand plaisir, que de m’adresser à vous en ce jour de fête nationale.

Jamais, en 1991, alors que je m’installais professionnellement à Fribourg, précisément ici, dans ce quartier de la Neuveville, je n’aurais pu imaginer que 24 ans plus tard, j’allais y être l’orateur des festivités du 1er août. Pour cette confiance, merci !

Comme chacune et chacun d’entre vous le sait, notre passé, notre histoire, sont souvent sources d’inspiration pour notre quotidien et pour notre futur. Je me permets ce soir de vous inviter à un bref retour au siècle passé.

Il y a cent ans, en août 1915, l’Europe était à feu et à sang. Des trains remplis de blessés, des différentes nations belligérantes, traversaient notre pays en passant aussi par Fribourg. La Confédération helvétique, bien qu’épargnée, était en proie au malaise. Des divisions naissaient entre nos deux communautés linguistiques, créant aussi à Fribourg, des manifestations. La Suisse, devait chercher dans ses fondements, le ciment de sa cohésion, pour ne pas se laisser entraîner dans cette tourmente: rester neutre certes, mais le rester en étant digne des valeurs humaines. Ainsi naquit le principe de neutralité au service de la paix, principe que notre pays choie encore aujourd’hui et qui participe chaque jour à notre succès.

Cent ans plus tard, le monde est en proie à des guerres d’un autre âge. Des actes de barbarie nous rappellent des moments de l’histoire que nous pensions révolus.

Nos voisins européens sont confrontés à des difficultés économiques et nous y entraînent dans une certaine mesure. Nos amis ont peut-être oublié, que la création d’une monnaie unique ne devait pas être une fin en soi mais devait aussi s’accompagner de la création d’une unité supranationale.

Pourtant aujourd’hui, malgré les difficultés du moment, nos amis européens savent pourquoi ils sont ensemble. La construction européenne préserve et garantit la paix. La paix est la valeur suprême sur laquelle nous aussi, Suisses, construisons notre prospérité. Notre Pays, véritable cœur de ce continent, ne peut se réjouir des difficultés de ses voisins et amis.

Der Schweiz geht es gut, weil sie es verstanden hat, die Minderheiten zu respektieren – sowohl kulturelle, sprachliche, soziale oder religiöse – und somit den Zusammenhalt zu festigen. Die Schweiz hat auch verstanden, dass die Solidarität eine treibende Kraft zum Wohlstand ist.

La Suisse s’en tire bien, parce qu’elle a compris que le respect des minorités, qu’elles soient culturelles, linguistiques, sociales, religieuses était le ciment de la cohésion. La Suisse a aussi compris que la solidarité était un moteur de prospérité.

Suissesses et Suisses, restons attentifs. Ne cédons pas aux sirènes de ceux qui, avec des promesses simplistes, nous font miroiter des solutions faciles à des problèmes complexes. Ne suivons pas ceux qui remettent en question nos valeurs ou une certaine solidarité confédérale ou internationale. Sachons garder l’esprit de la réflexion. Laissons les recettes populistes dans la mémoire des livres d’histoire.

Leider vergrössert sich heute in diesem Land der Graben zwischen den Ärmsten und den Reichsten immer mehr.

Aujourd’hui, malheureusement les écarts entre les plus riches et les plus pauvres de ce pays se creusent.

Nos entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, ont tendances à s’éloigner de leurs responsabilités sociales. La pression du marché international ne devrait pas être une excuse facile pour oublier nos valeurs.

La Suisse est aussi en train de subir une très forte pression migratoire. C’est une chance pour notre économie. Cela permet aussi de faire face au déséquilibre de la pyramide des âges en finançant, par exemple l’AVS. C’est aussi des richesses culturelles et une ouverture sur le monde qui apporte beaucoup à notre Pays. Mais cette pression, constitue bien évidement un défi. Fidèles à notre tradition humanitaire, nous voici confrontés à l’intégration de gens venus des quatre coins du monde. Cependant, il est naturel d’attendre de ceux qui viennent chez nous pour trouver une terre d’accueil, le respect de nos valeurs fondamentales, de nos lois et de notre constitution.

Enfin, notre pays est aussi une terre d’innovation. Notre nation a aussi compris l’importance de préserver les conditions d’existence environnementales. C’est pourquoi, je tiens à saluer, malgré une péripétie de parcours, l’exploit et le message que des Suisses d’exception comme Bertrand Piccard et André Borschberg donnent à la Suisse et au monde. A quand des trolleybus solaires dans nos villes et nos agglomérations ?

Ich grüsse auch die kleinste Armee der Welt. An diesem ersten August denke ich natürlich auch an unsere jungen Männer der Schweizergarde im Vatikan. Auch sie nehmen, auf ihre Art und Weise, am gemeinsamen Engagement teil. Was für eine Verantwortung, einen Papst zu schützen, der sich engagiert und die Menschheit zu mehr Solidarität und zum Schutz der Umwelt auffordert.

Nous pouvons être fiers que des Suisses préservent aujourd’hui l’intégrité d’une éminente personnalité si sincèrement engagée, incarnée par le pape François.

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens, chères et chers ami-e-s de la Suisse, à nous de continuer à tout faire au quotidien pour que notre Pays reste cet état de droit prospère dans lequel il fait bon vivre.

Merci à vous toutes et tous de nous honorer par votre présence, ici à Fribourg.

Vielen Dank ihnen allen hier in Freiburg, die sie uns mit ihrer Anwesenheit beehren.

 

Un grand merci encore à l’association du quartier de la Neuveville pour l’organisation, année après année de ce moment de liesse confédérale.

Le temps de penser à la fête, au partage en famille et avec les ami-e-s est venu. Je vous souhaite à toutes et tous une très belle fête nationale et terminerai en vous rappelant le serment des TROIS SUISSES.

 

UN POUR TOUS, TOUS POUR UN

EINER FÜR ALLE, ALLE FÜR EINEN

Es lebe die Schweiz !

Que vive la Suisse !

Hymne national !

ALLOCUTION DE FIN D’ANNEE PRESIDENTIELLE AU CONSEIL GENERAL DE LA VILLE DE FRIBOURG

7 avril 2014

« Mesdames et Messieurs les membres du Conseil général,

Le 8 mai 2014, je terminerai officiellement mon mandat.

Présider notre Conseil fut pour moi un honneur et un plaisir.

J’en garderai aussi de très bons souvenirs.

Sehr geehrte Damen und Herren, Mitglieder des Generalrates

Am 8. Mai 2014 werde ich offiziell mein Mandat beenden.

Es war mir eine Ehre und ein Vergnügen, unseren Generalrat zu präsidieren.

Ich werde diese Zeit immer in guter Erinnerung behalten.

Certes au départ, cela fait un peu peur mais une fois la vitesse de croisière atteinte, la satisfaction est au rendez-vous.

Je sais, chères et chers collègues que souvent nous, membres du Conseil général, aimerions avoir un peu plus de poids dans les décisions et plus d’indépendance par rapport au Conseil Communal. J’ai pu le constater par exemple avec le dossier de la fusion tout en profitant au passage de remercier les membres de cette Commission pour l’excellent travail accompli.

Mais n’oublions pas que nous sommes deux organes du même corps. Que nous avons pour mission de travailler en regardant dans la même direction pour le bien de notre population et de notre ville. Que nous devons respecter la séparation des pouvoirs entre le Conseil communal et le Conseil général. Cette séparation des pouvoirs est un principe essentiel à toute démocratie. Il permet de préserver les droits fondamentaux, la liberté de pensée et d’action,les sensibilités et la concorde, notamment entre nos deux Conseils. En tant que Président, je me suis efforcé de respecter ce principe.

J’ai cependant pu constater que la tâche de notre secrétariat n’était pas toujours facile et que parfois satisfaire les demandes de notre Conseil et de son Président pouvait être en porte-à-faux avec les intérêts du Conseil communal. Mais n’oublions pas que jusqu’en 1982, le syndic d’une commune cumulait la fonction de syndicet de Président du Conseil général et que les habitudes ont la vie dure ! Pour l’instant les dispositions légales ne nous permettent pas de nous émanciper plus.

Petit bilan

Votre Président sortant a préparé les séances de notre Conseil en collaboration étroite avec notre secrétariat, géré les débats qui se sont déroulés sur neuf soirées. Sur invitation, il a rendu visite à la Commission financière et à la Commission de fusion et les en remercie. Lancé un processus de toilettage de notre règlement ainsi qu’une réflexion qui propose d’augmenter la visibilité du Président de notre Conseil. Répondu à la presse et donné trois interviews aux médias électroniques, écrit au Conseil d’Etat pour lui manifester l’intérêt de notre Conseil à être associé aux festivités d’inauguration du pont de la Poya, organisé une course d’école. Bien entendu, il a continué à faire avancer le processus de révision de la brochure qui explique le job de Conseillère et de Conseiller général ainsi que les travaux en lien avec la nouvelle loi de l’information. Répondu aux courriers et transmis à qui de droit. Il a représenté notre Conseil et la population de notre ville à plus de cinquante reprises. Rencontré de manière informelle les Présidents des Conseil généraux de Villars-sur-Glâne et de Marly, dont je salue encore la présence parmi nous ce soir. Un moment marquant qui restera gravé dans ma mémoire fut les voeux adressée en votre nom à Messeigneurs Morerod et de Raemy. Un autre fut les salutations officielles adressées aux groupes participants aux rencontres internationales de folklore de Fribourg, salutations exprimées en bulgare, népalais, russe, roumain, polonais, portugais et espagnol et ceci au nom de nos deux Conseils, le Conseil communal étant en vacances durant cette période.

Bevor ich meinen Posten abgebe, liegt mir daran, noch einmal meine Sicht der Zweisprachigkeit zu erörtern. Wir sollten daran bleiben, sie im Rahmen und im Herzen unseres Rates zu fördern. Die Zweisprachigkeit ist ein Trumpf unserer Stadt und für die Zukunft von Gross-Freiburg-Fribourg. Sie hebt uns unter anderem von den Agglomerationen Lausanne und Bern ab.

C’est pourquoi il est si important de songer à créer un destin commun non seulement avec des communes voisines francophones, mais aussi avec des communes voisines germanophones.

Es scheint mir wichtig, dass man auch daran denkt, Düdingen und gegebenenfalls Tafers in den Prozess einzuschliessen, um eine einheitliche zweisprachige Kantonshauptstadt zu kreieren.

Une capitale cantonale bilingue qui est économiquement et culturellement forte, qui cultive la connaissance et le savoir, qui sache s’inscrire sur la diversité de ses membres pour développer une identité commune et dans laquelle il fait bon vivre.

Remerciements

Je remercie très chaleureusement Mmes N. Defferrard Crausaz, N. Marvardi et I. Buntschu pour leur travail de grande qualité et leur engagement pour le secrétariat du Conseil général ! J’ai véritablement pu compter sur un secrétariat efficace, compétant et zélé ! Je remercie aussi les scrutatrices et les scrutateurs, qui font un travail parfois ingrat, mais hautement important. Sans oublier notre scrutateur-chef, M. F. Miche.

Un grand merci aussi au personnel de notre Commune qui oeuvre dans l’ombre pour notre Conseil et pour notre Ville, ainsi qu’aux différents huissiers qui se sont succédé pour assurer le bon déroulement et la sécurité de nos débats. Enfin, Je remercie notre Conseil communal pour sa collaboration et en particulier notre Syndic, M. P.-A. Clément, pour sa disponibilité et l’excellent climat de collaboration tout au long de mon année de Présidence.

Chères et chers collègues du Conseil général, je tiens à vous réitérer mes remerciements pour votre confiance. Ce fut, je le répète,7un honneur que de présider cette noble assemblée en aussi bonne compagnie.

Liebe Kolleginnen und Kollegen des Generalrates, es liegt mir daran, ihnen meinen Dank für ihr Vertrauen auszusprechen. Es war für mich – ich wiederhole mich – eine Ehre, Präsident dieser noblen Vereinigung zu sein und ein Jahr in guter Gesellschaft mit Ihnen zu arbeiten.

Je souhaite plein succès à M. le Président nouvellement élu, M. M. Bugnon, que je remercie pour son aide et ses conseils avisés.

Je lève la séance pour la dernière fois, M. le Président nouvellement élu, je vous cède la place !

Que Vive notre Conseil et que vive Fribourg–Freiburg !  Es lebe unser Generalrat und es lebe Freiburg–Fribourg !

Pierre-Olivier Nobs

DISCOURS INAUGURAL – ANNEE PRESIDENTIELLE AU CONSEIL GENERAL DE FIBOURG

27 mai 2013

« Es ist mir eine Ehre, dass ich heute Abend meine Worte an Sie richten darf, und ich möchte mich ganz herzlich dafür bedanken.

Prononcer un discours inaugural est un privilège et en même temps un défi.

Il est vrai que mes illustres prédécesseurs ont déjà tout ou presque tout dit avec tant de maestria.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à d’abord à adresser mes chaleureux remerciements au Président sortant, M. le Conseiller général J.-P. Wolhauser. C’était un plaisir que d’être son vice-président.

Je tiens aussi à adresser mes remerciements bien appuyés à notre secrétaire de Ville adjoint, M. A. Pillonel, qui est fidèle à notre Conseil depuis 1986. M. Pillonel est avec nous ce soir et demain soir pour la dernière fois avant une retraite bien méritée.

A ce titre, au nom du Conseil général de la Ville de Fribourg, j’ai le plaisir de vous offrir ce petit cadeau, en reconnaissance de tout ce que vous avez fait pour le bien de notre cité. »

  1. André Pillonel, Secrétaire de Ville adjoint, adresse ses remerciements émus à l’assemblée du Conseil général. Le présent et les fleurs qui lui sont offerts lui font grand honneur.

« J’adresse aussi mes et nos meilleurs voeux de bienvenue à M. N. Defferrard Crausaz, qui lui succèdera lors de la prochaine séance de notre Conseil.

Je rêve d’un conseil général qui sache tirer à la même corde, qui sache regarder dans la même direction.

Der Generalrat, meine Damen und Herren, soll stets am gleichen Strick ziehen – das ist mein Traum. Er soll vereint in eine gemein-same Richtung schauen können.

Aber warum, mais pourquoi ?

Ganz einfach, weil die Herausforderungen, welche auf uns warten, gross sind, um nicht zu sagen immens.

Je me contenterai de ne citer que les principaux défis :

– maintien de la cohésion sociale, gage de paix, de sécurité et de prospérité;

– Fusion mit umliegenden Gemeinden, um somit ein starkes, zweisprachiges, stolzes und unabhängiges kantonales Zentrum zu bilden;

– mise à jour de nos infrastructures scolaires, DOSF etc.;

– Neugestaltung des urbanen Raumes und Aufwertung des historischen Stadtkerns, am Bahnhofplatz, Grand-Places und z.B das Projekt BLUEFACTORY

– gestion de la mobilité dans l’hyper-centre d’une agglomération qui s’asphyxie chaque jour un peu plus à cause des excès du trafic;

– Belebung der lokalen Wirtschaft und des Tourismus;

– mise à niveau de nos bâtiments publics trop énergivores et transition énergétique dans le respect de notre environnement et du développement durable;

– Erhöhung unserer Lebensqualität und Aufwertung der Natur in der Stadt;

Le tout dans un contexte de stagnation des ressources financières cumulée à une conjoncture morose voire défavorable.

Pour faire face à de si grands enjeux, seule l’union de nos forces et de nos compétences diverses fera la différence.

N’oublions jamais, que nous n’avons pas été élus pour nous représenter nous-mêmes, ni pour faire dans ce parlement la cuisine de nos partis politiques respectifs.

Nous sommes tout simplement les représentants des 37’259 habitants de Fribourg. En acceptant notre charge, nous avons accepté de nous engager, de nous mettre à leur service, pour le bien de tous, qu’ils soient pauvres ou riches, enfants ou aînés, suisses ou étrangers.

Nous ne devons aussi pas oublier qui nous sommes et d’où nous venons. Sachons honorer les anciens, notre passé et nos traditions et inscrire nos actions dans la continuité.

Les Fribourgeoises et les Fribourgeois attendent de nous que nous sachions être attentifs à leurs besoins, que nous soyons à leur écoute. Ils attendent aussi que nous soyons visionnaires, imaginatifs, courageux et tournés vers la recherche de solutions. Ils attendent que nous sachions dépasser ce qui nous divise pour trouver ce qui nous rassemble afin de construire le Fribourg d’aujourd’hui et de demain.

Es geht hier auch darum, mutig nach vorne zu schauen und gewisse Risiken einzugehen. Nie sollen wir uns zu schade sein, den Bürgerinnen und Bürgern zu erklären, aus welchen Gründen wir diese und nicht eine andere Entscheidung getroffen haben.

Notre ville est fantastique. Riche par la jeunesse et le dynamisme de sa population. Riche de son patrimoine historique exceptionnel. Riche par sa culture du savoir et de la connaissance, riche par sa situation géographique qui nous offre naturellement la chance d’appartenir à deux cultures et à deux langues.

Sachons tirer parti de cette richesse. Ne nous réfugions pas derrière les carcans étroits de nos lois et règlements, pour nous satisfaire d’un statu quo insatisfaisant. Sachons cultiver nos deux langues et nos deux cultures.

Les francophones se réjouissent d’améliorer leur allemand. Les germanophones d’améliorer leur français.

Francophones, et moi le premier, jetons-nous à l’eau ! Les fautes n’ont jamais tué personne !

Deutschsprachige, seid Euch bewusst, dass es für uns Welschen schwierig ist, mit zwei Sprachen konfrontiert zu sein – Schwiizerdütsch und Hochdeutsch.

Cultivons ce lien naturel et indispensable de la compréhension et de l’entente mutuelle. Cultivons aussi ce que j’appelle ‘la bilinguisme attitude’ dans la vie de tous les jours. Hors de cette enceinte, avec nos amis, nos collègues et transmettons ce réflexe aux autres corps de la société civile.

Ce qui fait la force de Fribourg, c’est que ses habitants aiment leur ville !

A nous d’oeuvrer ensemble pour qu’ils puissent continuer de l’aimer, d’en être fiers et que chaque jour ils se demandent ce qu’ils peuvent faire de plus pour elle !

Que vive…….! – Es lebe die Stadt Fribourg/Freiburg! ».

Pierre-Olivier Nobs

Un très grand merci pour votre soutien !

Chères électrices, chers électeurs, 

Je vous remercie très sincèrement pour votre soutien.

Vous m’avez fait confiance et je vous en suis reconnaissant. 

Nous avons ensemble contribué à faire réélire notre Conseiller National Hugo Fasel.

Il a par le passé prouvé à maintes reprises qu’il méritait cette confiance. 

Je suis convaincu qu’une fois de plus, il s’engagera de toutes ses forces pour défendre notre vision d’une Suisse solidaire, ouverte et respectueuse de son environnement. 

Qu’en à moi, je me réjouis de continuer à travailler à l’amélioration de la qualité de vie dans notre ville et notre canton, ceci dans le cadre de mes mandats politiques et associatifs actuels. 

Bien cordiales salutations à toutes et tous. 

Pierre-Olivier Nobs

Les aînés dans la circulation : plus en danger que dangereux

 

Intervention pour la semaine de la mobilité 2007, le lundi 17 septembre à 20h à la salle Rossier

Bonsoir à toutes et tous 

Je m’exprime ce soir, non seulement en tant que membre du comité de l’ATE Fribourg, mais aussi en tant qu’élu au Conseil général de la ville de Fribourg et en tant que candidat au Conseil national.

Ce soir, dans cette petite introduction, j’aimerais surtout parler de l’obligation que nous autres citoyens et politiques avons envers nos aînés, plus particulièrement en ce qui concerne leur mobilité.

Il est entendu que nos préoccupations envers eux ne s’arrêtent pas à cette seule thématique et doit également concerner leurs moyens de subsistance, leurs droits à disposer d’un logement dont le prix est en relation avec leurs moyens financiers, l’intégration intergénérationnelle, le maintien à la maison, les soins à domicile, sans oublier l’accès aux soins de qualité.

N’oublions pas  que  se préoccuper de nos aînés, c’est aussi se préoccuper de nous-mêmes, car nous aussi, nous vieillissons. En 2036 les personnes âgées seront  50% plus nombreuses qu’aujourd’hui ; en 2036 je ferai moi-même, comme beaucoup d’entre vous dans cette salle, partie de ce groupe.

En matière de mobilité, et ce de manière injuste, on pense souvent que les aînés, au volant, sont de potentiels fauteurs d’accidents de la route.Les statistiques prouvent pourtant le contraire,  les aînés sont plus souvent en danger que dangereux pour les autres en tant qu’automobilistes. 

Par contre, en tant que piétons, deux tués sur trois étaient âgés de plus de 65 ans.Dans la classe d’âge des 80 à 84 ans le risque d’être blessé est huit fois plus élevé que chez les 40-44 ans.Dans 72 % des accidents, la faute était entièrement imputable aux autres acteurs du trafic.On constate que l’aménagement urbain de nos villes est rarement adapté aux besoins des personnes âgées.Les bancs sont trop rares, les paliers (marches, escaliers) trop peu distincts, les feux passent trop vite au rouge.Des îlots de sécurités manquent  trop souvent au milieu des passages piétons.Le travail de sensibilisation concernant la sécurité routière de cette tranche si importante de nos concitoyens est quasi inexistant. 

Manifestement l’urbanité de nos villes exclut nos aînés. On oublie de les consulter pour connaître leurs difficultés.

Pourtant, conserver la mobilité des personnes âgées est positif  et important pour eux, comme pour nous.Les déplacements à pied contribuent au maintien de  leur santé, évitent l’isolement et leurs permet de vivre de manière autonome le plus longtemps possible.Ces objectifs si importants pour eux comme pour nous sont en contradiction avec les possibilités existantes de se déplacer en toute sécurité dans l’espace public.

Il est donc temps de passer aux actes. 

Au niveau communal, Il est impératif de faire réaliser des enquêtes ou des ateliers participatifs auprès des aînés pour identifier les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs déplacements. Un questionnaire type avec une grille d’analyse existe et est proposé par notre bureau conseil de Genève.J’en ai parlé de manière informelle à certains responsables politiques de notre commune, mais je n’ai jamais trouvé d’oreilles attentives et intéressées.Il est urgent que nos exécutifs et législatifs communaux prennent enfin la mesure de leurs responsabilités.Que des crédits soient  alloués à la réalisation rapide des mesures qui s’avéreront nécessaires. 

Au niveau cantonal, notre canton, au lieu de faire des cadeaux fiscaux, ferait mieux de créer un fonds d’aide à la réalisation de telles mesures, ce fonds serait aussi destiné à la promotion de la mobilité douce en général.Notre canton pourrait également affecter une partie de l’impôt cantonal sur les véhicules pour créer ce fond. Ce n’est certes pas au canton de se substituer aux communes dans la durée, mais de manière limitée dans le temps il se doit de donner l’impulsion et une partie des moyens. 

Au niveau fédéral, bien qu’exigées aux agglomérations par la Confédération via le fonds d’infrastructures, les mesures de mobilité douce s’avéreront les parents pauvres en terme de budget et de réalisations.J’attends de la Confédération qu’elle renforce ses exigences en la matière pour toute obtention future de crédits routiers.

En cas d’élection cet automne, je m’y emploierai.  

Avant de terminer, j’aimerais encore attirer l’attention sur la complémentarité des mesures à prendre pour nos aînés.Celles-ci seront également positives pour les personnes à mobilité réduite, pour la mobilité en toute sécurité de nos enfants et celle des piétons en général. 

Enfin, je suis convaincu qu’investir dans la mobilité douce notamment, c’est faire le pari qu’une qualité de vie retrouvée pour toutes les générations est possible dans nos agglomérations et nos villages.

Merci

Ampoules économiques : le bon moyen d’éviter une nouvelle centrale nucléaire en Suisse

En réponse à la lettre de lecteur parue dans la Liberté du 5.9.2007 et qui prétend que le remplacement des ampoules économiques est un faux calcul, je désire apporter la réponse suivante :

Notre pays est confronté au défi suivant :Comment faire face à la demande croissante en énergie, tout en réduisant nos rejets en CO2  nuisibles pour le climat, sans construire de nouvelles centrales nucléaires, sans importer du courant électrique étranger d’origine nucléaire ou thermique ?

Le remplacement des ampoules classiques par des ampoules économiques est un moyen efficace pour réduire la consommation d’électricité, ce qui rendra inutile la construction d’une nouvelle centrale nucléaire.Certes une ampoule à incandescence a un rendement lumineux de 10% et produit 90 % de chaleur qu’il faudra compenser en hiver. Reconnaissons qu’en été nous devons de plus en plus souvent climatiser nos bâtiments. L’utilisation d’ampoules économiques aura aussi un impact positif sur la consommation des climatiseurs.

La production de calories par 100’000 capteurs solaires thermiques compensera en partie le besoin en calories provoquées par ce changement d’ampoules, sans compter des normes sévères en terme de consommation énergétique pour les nouveaux logements. N’oublions pas que c’est dans la production de chaleur que résident les plus importants potentiels de substitution des énergies fossiles.

Pour terminer, je rappelle que notre Ministre de l’énergie ne prendra pas cette mesure isolément. Celle-ci sera partie intégrante de mesures qui se complètent.Pour protéger le climat et faire baisser nos rejets en CO2 il y a une multitude de moyens, ce n’est plus qu’une question de volonté politique.

Pensez-y au moment de choisir vos représentants lors des élections fédérales du 21 octobre.

Pierre-Olivier Nobs

Candidat au Conseil National.

Lettre publiée dans la liberté du mardi 18 septembre 2007

Mes engagements

Je m’engage pour une société solidaire et durable 

Pour :

  plus de protection de l’environnement

  une politique en faveur du climat

  la société 2000 watts

  une Suisse sans nouvelles centrales nucléaires

  une politique agricole locale et sans OGM

  moins de voitures en ville et plus de place pour la qualité de vie

  le maintien des acquis sociaux

  des allocations familiales aussi pour les enfants des indépendants

  la formation continue

  la prise en charge des médecines alternatives

  une Suisse active en matière de promotion de la paix

Pour un « C » humaniste et ouvert !

Notre action politique s’inspire de la doctrine et de l’éthique chrétienne-sociale. Elle incarne une conception de l’Homme et de l’univers visant une existence sûre et digne, la solidarité et une profonde estime de la personne.Ces déclarations fondamentales sont intelligibles par tous, donc également par ceux qui ne se réclament pas du christianisme. Aussi le C ne doit-il pas être interprété uniquement dans un sens œcuménique; pour le PCS, le terme de chrétien a une valeur interreligieuse et globale dans le sens de valeur universelle telle que définie par l’ONU.