b) La Presse parle de mon travail

La Liberté 3.9.2020

En attendant les grands projets

Lien :  https://www.laliberte.ch/news/regions/canton/en-attendant-les-grands-projets-575426

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RTS, 21 août 2021

Rétropédalage momentané à Fribourg sur la piste cyclable des Pérolles

Lien vers l’émission : https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/11545186-retropedalage-momentane-a-fribourg-sur-la-piste-cyclable-des-perolles.html?rts_source=rss_t

Aménagée sous forme de test il y a deux mois, la piste cyclable provisoire du Boulevard de Pérolles à Fribourg va retrouver son utilisation précédente. Les places de parc supprimées vont être réintroduites la semaine prochaine.

La suppression d’une soixantaine de places a suscité de vives critiques. Elles vont donc être rétablies, a annoncé jeudi soir le conseiller communal en charge de la Mobilité.

« Un immense succès »

Pierre-Olivier Nobs en a profité pour communiquer les résultats d’un sondage réalisé durant cette période expérimentale. La création de cette piste cyclable et la suppression provisoire de ces places de parc était un immense succès, assure-t-il. Plus de 75% des 480 personnes interrogées ont plébiscité cette initiative.

Cette phase test étant terminée, le boulevard va retrouver son visage d’avant l’été. « J’ai été assermenté et j’ai juré que je respecterais les lois, la Constitution et les règles », explique Pierre-Olivier Nobs. « La loi me permet un test de deux mois. Je vais remettre les 62 places de parc. »

La direction de la mobilité de la ville de Fribourg va maintenant faire remonter au Conseil communal les résultats de ce sondage et demander à l’exécutif de mettre à l’enquête cette idée de piste cyclable.

Neuf commerces sur dix opposés

Mais il y a aura très probablement des oppositions. L’Association fribourgeoise du commerce, de l’artisanat et des services a aussi fait un sondage auprès des commerçants du Boulevard de Pérolles: 90% des tenanciers de restaurants et de commerces sont opposés à ce projet qui implique la suppression de 60 places.

Maurice Doucas/oang

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La Liberté 21 août 2020

Régions

Bilan positif pour la piste cyclable

Lien vers le PDF de l’article : lib_20200821_0_0_12

Fribourg   Le test de la piste cyclable mise en place provisoirement sur le boulevard de Pérolles a pris fin hier. L’aménagement pourrait être pérennisé.

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées hier en fin d’après-midi pour un cortège «funèbre mais joyeux» marquant la fin de la piste cyclable inaugurée à la fin juin sur le boulevard de Pérolles, à Fribourg. Le projet était d’emblée prévu pour deux mois, comme une phase test pour voir les réactions des différents usagers de cet axe très passant du centre-ville. Les soixante places de stationnement supprimées pendant ce laps de temps seront de nouveau disponibles.

Cet aménagement, allant de la gare aux Charmettes, pourrait cependant devenir permanent. «Nous allons rédiger un rapport pour le Conseil communal, proposant de pérenniser cette piste. Ce sera ensuite à lui de décider ce qu’il veut faire», indique Antoine Bussard, chef du secteur mobilité au Service de la mobilité de la commune. Si la piste cyclable est pérennisée, elle pourrait être mise à l’enquête en septembre.

La commune a mené un sondage auprès de la population, auquel ont répondu 479 personnes. «74% des gens du quartier interrogés plébiscitent la piste cyclable et 78% sur l’ensemble du panel», indique Pierre-Olivier Nobs. Le conseiller communal en charge de la mobilité, de la police locale et des sports relève également que les Transports publics fribourgeois (TPF) ont également constaté une plus grande fluidité dans le trafic de leurs bus, comme ceux-ci n’avaient pas besoin de s’arrêter pour les manœuvres des voitures se parquant au bord du boulevard.

Un monitoring des places de parc libres dans le secteur a ­également été effectué, pour voir si, comme l’assuraient notamment les opposants au ­projet de piste, il deviendrait compliqué de trouver un emplacement avec 60 places de moins. Les contrôles ont été effectués à différents moments de la journée et de la semaine. «Il y avait toujours entre 10 et 20 places disponibles sur le boulevard de Pérolles, sans avoir besoin d’aller dans les petites rues ­latérales», rapporte Antoine Bussard. Les petits aménagements mis en place pour créer la piste seront enlevés la semaine prochaine. Anne Rey-Mermet

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Un 1er août très intimiste

La Liberté du 1er août 2020

1er 2020

Lien vers l’article: 1er août

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La Liberté 17 juin 2020

Les commerçants s’insurgent contre la disparition imminente de soixante places de stationnement

La piste cyclable énerve à Pérolles

Lien vers le PDF de l’article : lib_20200617_0_0_11

Patrick Chuard

Fribourg   Ils sont «furieux», les commerçants et les restaurateurs. C’est en tout cas le terme utilisé hier par l’Association fribourgeoise du commerce, de l’artisanat et des services (AFCAS). Elle ne digère pas la disparition programmée de 60 places de stationnement sur le boulevard de Pérolles. La ville de Fribourg vient d’annoncer la création d’une piste cyclable entre la gare CFF et le giratoire des Charmettes, pour une durée de deux mois ( La ­Liberté du 13 juin). Il s’agit, selon l’exécutif, «d’améliorer les conditions de circulation et de sécurité des cyclistes dans le contexte du coronavirus».

Mais les tenanciers de magasins et de cafés de l’artère commerciale voient surtout le revers de la médaille: des places en moins pour les voitures. Une gêne pour les clients. «Oui, nous sommes furieux! Cela tombe au pire moment possible, alors que les commerces ont souffert de la crise du Covid-19 et que l’activité reprend à peine», tempête David Krienbühl, secrétaire de l’AFCAS. «C’est une période où il convient de soutenir les commerçants et leur mettre le moins d’entraves possible.»

Les commerçants auraient voulu qu’on leur demande leur avis: «La ville n’a consulté personne et n’a pas eu l’élémentaire obligeance de communiquer officiellement cette décision, souligne David Krienbühl. Un sergent de ville a fait le tour des cafés et des commerces pour l’annoncer, mais parfois les patrons n’étaient pas présents.» La vitesse de mise en œuvre surprend: la piste cyclable (côté Rex et Christ-Roi) sera marquée au sol demain soir déjà, si la météo le permet. L’AFCAS se pose également la question de la légalité de ce changement éclair.

L’exécutif de la capitale assume sa décision. «Nous vivons une situation particulière avec la crise du Covid-19, qui nous impose de prendre des décisions rapides. Les bus TPF sont à moitié vides et une hausse du trafic routier est à craindre. Il s’agit donc d’inciter les personnes qui le peuvent à privilégier le vélo, la marche, et de les inciter à réutiliser les transports publics», explique Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal en charge de la mobilité. Il rappelle aussi que Pérolles est un «point noir» pour les cyclistes en matière de sécurité. Vingt accidents y ont impliqué des cyclistes ces dernières années. «Nous prenons des mesures adaptées à la situation, comme l’ont fait Genève, Lausanne ou Vevey. Les autorités des villes romandes ont fait leur travail, nous faisons le nôtre.»

La mesure est légale, à entendre Pierre-Olivier Nobs. La loi sur la circulation routière (LCR) précise que des «limitations ou prescriptions peuvent être édictées (…) contre le bruit et la pollution de l’air, (…) pour assurer la sécurité, faciliter ou régler la circulation». Programmée sur deux mois, la mesure ne nécessiterait aucune publication. Pour pérenniser la mesure, en revanche, la ville devrait faire une mise à l’enquête.

Abondance de places

Surtout, le nombre de places de stationnement est pléthorique dans le secteur de Pérolles, fait remarquer le Conseil communal: environ 4200, en comptant les parkings privés et publics. «Ces places sont largement ­excédentaires. Selon des statistiques, il y a en permanence 25% à 30% de places vides, jusqu’à 50% la nuit, sur le ­secteur public.» Vu le grand nombre de places de stationnement dans le secteur, la disparition pendant ce test d’une soixantaine de places n’aura aucune incidence, selon Pierre-Olivier Nobs. «A l’exception d’un effet favorable pour les promoteurs privés qui ont aménagé à leurs frais des places payantes dans le secteur. Pourquoi les villes devraient-elles faire du dumping sur le prix des places?»

Quoi qu’il en soit, la période est en tout cas mal choisie, jugent les commerçants: «Nous nous battons pour sortir la tête hors de l’eau. La ville en est consciente, puisqu’elle s’est montrée arrangeante avec les terrasses sur le secteur public. Et maintenant elle nous poignarde dans le dos, c’est à n’y plus rien comprendre», lance Philippe Roschy, patron de la brasserie Le Boulevard 39.

Plusieurs commerçants font également remarquer qu’il y a déjà une piste cyclable à la Route des Arsenaux, parallèle à Pérolles. Une étrange remarque, selon le conseiller communal chargé du dossier: «C’est un peu comme si on supprimait le trafic routier aux Arsenaux sous prétexte que les voitures peuvent circuler sur Pérolles.»

Danger

Jan Kreuels, du comité Pro vélo Fribourg, se félicite au contraire de la décision de la ville, qu’il espère voir devenir définitive: «A Pérolles, les bus doivent souvent ralentir derrière les cyclistes en direction de la gare et les cyclistes sont souvent mis en danger par les automobilistes dans l’autre sens. J’ai risqué de me prendre une portière de voiture devant le Domino.» Selon lui, la question doit se poser en ces termes: «Laisseriez-vous votre jeune enfant circuler seul à vélo sur Pérolles?»

Les commerçants se trompent en ne misant que sur les automobilistes, estime Jan Kreuels: «Des études montrent que, dans les centres-villes, les piétons et les usagers des bus consomment davantage que les automobilistes.» L’association critiquait Fribourg en 2018 pour son manque d’aménagements dédiés à la petite reine. La ville rattrape progressivement ce retard: elle dispose aujourd’hui de 24 kilomètres de marquages. Deux fois plus qu’il y a dix ans.

«Les autorités des villes romandes ont fait leur travail, nous faisons le nôtre»

Pierre-Olivier Nobs

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Newsnet / 24 heures

Fribourg, 10 juin 2020

Le boulevard de Pérolles se dote d’une piste cyclable

Lien :  https://www.24heures.ch/le-boulevard-de-perolles-se-dote-dune-piste-cyclable-719666636640

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Soucieuse de promouvoir la mobilité douce, la ville de Fribourg offre un tracé provisoire aux cyclistes entre la gare et de giratoire des Charmettes.

La piste sur le boulevard de Pérolles profitera d’une phase de test de deux mois.

La ville de Fribourg développe son offre de pistes cyclables, dans le contexte de la crise du Covid-19 propice à la mobilité douce. Un tracé provisoire est offert aux cyclistes sur le boulevard de Pérolles, entre la gare et de giratoire des Charmettes.

Les autorités communales fribourgeoises avancent mercredi deux faits pour motiver leur décision. D’abord, les transports publics enregistrent une baisse de leur fréquentation dans le contexte de crise sanitaire. Ensuite, le défi des villes consiste à favoriser de plus en plus un report vers la mobilité douce.

La Ville de Fribourg veut ainsi agir pour améliorer les conditions de circulation et de sécurité offertes aux cyclistes, précise le communiqué. La piste sur le boulevard de Pérolles profitera d’une phase de test de deux mois. Au-delà, le chef-lieu cantonal veut continuer à améliorer et à compléter son réseau cyclable.

(ATS/NXP)

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La Liberté 22 mai 2020

Les établissements publics ont rouvert depuis dix jours et les choses reprennent doucement

Retour timide sur les terrasses

Lien vers le PDF de l’article : lib_20200522_0_0_15

Anne Rey-Mermet

Fribourg   Météo radieuse et long week-end: une combinaison qui a poussé les Fribourgeois hors de chez eux hier. En ce jeudi de l’Ascension, les rues de Fribourg fourmillent de ­promeneurs en goguette, de gourmands avec des glaces, de cyclistes et autres coureurs. Un temps idéal aussi pour s’arrêter sur la terrasse d’un bistro, prendre un café et quelques couleurs après des mois entre les quatre murs de son logement. Les établissements ­publics ont rouvert depuis dix jours, et les clients sont au rendez-vous même si la fréquentation reste un peu timide par moments. Il semble qu’avoir une terrasse est un atout à l’heure du déconfinement ­progressif.

«Les clients n’ont pas l’air de craindre le virus, mais ils semblent quand même plus à l’aise sur la terrasse. Certains soupirent presque d’aise en s’asseyant», sourit Jean-Pascal Graf, patron du Café du Marché. Dans la petite ruelle non loin de la Cathédrale, il a pu agrandir un peu sa terrasse, une possibilité offerte aux établissements disposant d’un espace sur le domaine public dans la capitale cantonale, dans la mesure du possible (lire ci-après).

Joie et consignes

Sur la terrasse du Tirlibaum, en Basse-Ville, les clients terminent leur repas ou sirotent un verre à l’ombre des parasols. Spray en main, la serveuse désinfecte les tables après les avoir débarrassées. L’atmosphère est estivale, et les convives semblent bien plus ravis qu’inquiets. Un nonagénaire, tout sourire, salue le patron au passage. Trois promeneuses font une pause-café sur la place du Petit-Saint-Jean. «Nous sommes vraiment contentes de pouvoir ressortir. C’est la première fois que nous retournons au café», se réjouit l’une d’elles. «Pour la vie sociale, c’est important», abonde une autre. «Même si on a un balcon, on est content de pouvoir aller plus loin que ça», sourit la troisième. Enjoués et détendus, les clients n’en oublient pas pour autant les règles de base. «Il faut continuer à respecter les consignes, rester à distance et bien se laver les mains», rappelle une Fribourgeoise.

Malgré la météo quasi estivale, les cafetiers n’atteignent pas leurs chiffres habituels. Il a fallu espacer davantage les tables, mais ce n’est pas la seule raison. «Parfois il y a du monde, parfois pas du tout, mais une chose est sûre: j’ai  moins de monde que d’habitude à la même ­période», estime Hüseyin Tunç, qui tient le Café de la Marionnette, non loin de là.

«Quand il fait beau, la terrasse attire du monde, les gens sont contents de pouvoir rester dehors. Si les clients n’ont pas peur du virus, moi je suis un peu inquiet, comme j’ai plus de 60 ans et que je dois m’approcher des gens pour les servir», ajoute-t-il. Pour lui, qui réalise une grande partie de son chiffre d’affaires entre mars et septembre, une fermeture de deux mois à cette période est un coup dur.

Attendre et voir

«Tous les groupes ont annulé leurs réservations. Le festival Les Jean n’a pas pu avoir lieu, et nous avons dû renoncer à nos soirées contes», énumère le patron du Café de la Marionnette. L’arrêt des manifestations pèse sur les rentrées des bistros. Au Café du Marché, le gérant espère que les étals reviendront bientôt à la Grand-Rue les samedis matin, et les chalands avec.

«Je pensais que les choses reprendraient plus rapidement, que les gens auraient envie de beaucoup sortir après toutes ces semaines à la maison. La terrasse marche bien, mais il y a tout de même moins de clients qu’avant», note Camelia ­Petrus, patronne du Five, à la rue de Romont. «Les gens font attention à leurs sous, certains sont au chômage partiel, d’autres ne savent pas trop ce qui les attend, s’ils risquent de perdre leur travail à cause de la crise», constate la tenancière du café-restaurant.

Le retour est certes timide, mais tant les clients que les patrons paraissent satisfaits de pouvoir se retrouver. «Je pense que quand nous pourrons voir les effets de ces premières semaines de déconfinement, les choses devraient aller mieux. Les gens seront plus confiants, si la courbe du nombre de malades ne remonte pas», conclut Jean-Pascal Graf.

«J’ai moins de monde que d’habitude à la même période» Hüseyin Tunç

Des terrasses plus vastes

La commune de Fribourg a décidé de faire un geste en faveur des établissements publics, notamment en exonérant de leur taxe annuelle ceux qui disposent d’une terrasse sur le domaine public. «Nous avons notamment remboursé ceux qui avaient payé leur droit pour l’année. Cela représente un total de 136 000 francs», note Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal, responsable de la police locale, de la mobilité et des sports. D’autres émoluments ont été abandonnés pour cette année, comme les contributions liées aux «réclames mobiles», soit les panneaux installés devant les bars et restaurants, ou celles perçues pour les flippers et autres appareils taxés.

Les cafés et restaurants disposant d’une terrasse sur le domaine ­public, soit une bonne septantaine d’établissements, ont reçu la visite d’un sergent de ville. «L’idée était de dialoguer avec chaque établissement pour trouver des possibilités réalistes d’étendre leur terrasse sans que cela gêne les voisins», relève Pierre-Olivier Nobs. «L’espace public est une denrée prisée de l’ère post-Covid, entre les files d’attente pour les commerces, les terrasses et les étals de marchés certains jours», ajoute-t-il. Bénéficier de davantage d’espace permet de compenser un peu les pertes liées aux mesures de distanciation sociale. «La responsabilité du directeur de la police locale est que chacun puisse avoir les meilleures conditions-cadres. Le Conseil communal fait de son mieux pour que chacune et chacun puisse relancer son activité économique.» ARM

Trois questions à François Genoud

L’Organe cantonal de conduite vous a demandé de trouver une solution pour simplifier la procédure d’autorisation pour les terrasses d’établissements publics. Vers quelle solution se dirige-t-on?

Aucune décision n’a été prise pour l’instant. On imagine une procédure semblable à celle pour l’obtention de la patente K, qui octroie des autorisations pour les manifestations temporaires. Pour l’instant, la procédure pour autoriser une terrasse est compliquée. Elle commence par une demande qui doit être adressée aux communes comme pour un permis de construire, qui est ensuite délivré par la Préfecture. Le tenancier doit encore déposer une demande de modification de la patente en lien avec l’augmentation du nombre de places prévues en terrasse auprès du Service de la police du commerce. L’idée serait de simplifier, afin que la Préfecture devienne l’unique organe d’octroi. L’autorisation pourrait ainsi être délivrée en 5 à 10 jours.

Comment devrait alors procéder un patron pour être autorisé à exploiter une terrasse?

Il lui suffirait de déposer un petit dossier avec le nombre de m2, un plan, le nombre de tables, ainsi que l’accord du propriétaire du terrain, que ce soit un privé ou une commune.

La gratuité de cette autorisation est-elle aussi envisagée, comme le demandent deux députés dans une question adressée au gouvernement?

C’est une question qui reste encore à régler. Mais c’est une possibilité envisagée. Le but est de soulager financièrement les patrons de la branche. Mais, en cas d’autorisation payante, les coûts seraient minimes. Si on garde le parallèle avec la patente K, la ­facture ne dépasserait pas 100.- francs par autorisation. Pour l’instant, pour l’ensemble du projet, j’ai obtenu l’accord de la Direction de l’aménagement, de l’environnement et des constructions, de la Police du commerce et de l’Organe cantonal de conduite. Il me reste à consulter mes ­collègues préfets. La décision finale pourrait tomber dans le courant de la semaine prochaine. Stéphanie Buchs

François Genoud Préfet de la Veveyse

Que ce soit à la rue de Lausanne ou au boulevard de Pérolles, dans la capitale cantonale, la météo a poussé quelques Fribourgeois à sortir de chez eux et occuper des places en terrasse. Alain Wicht

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La Liberté 29 mai 2020

Sport

En charge des sports de la ville de Fribourg depuis 2016, Pierre-Olivier Nobs a découvert un monde

«Il faut être à l’écoute des besoins»

Lien vers le PDF de l’article : lib_20200529_0_0_9 (1)

Patrick Biolley

Communes et sport   Nonante clubs, 52 disciplines, la ville de Fribourg est la commune la plus sportive du canton. Le conseiller communal en charge va même plus loin en la nommant «capitale sportive». Avec 51 locaux, halles, terrains ou autres piscines, difficile de donner tort à Pierre-Olivier Nobs. Ce d’autant plus lorsque l’on remarque que trois des quatre équipes militant au plus haut échelon national des sports d’équipe majeurs (Gottéron, Olympic et Elfic) sont basées à Fribourg.

Faire la balance entre le sport d’élite et le sport populaire tout en préservant le principe d’équité intrinsèquement lié au concept que le service des sports s’est lui-même fixé n’est pas chose aisée. Entre querelles de voisinage et vétusté de nombreuses installations, Pierre-Olivier Nobs slalome dans un monde qu’il ne connaissait pas avant son élection en 2016.

Vous êtes en charge du service des sports, mais êtes-vous sportif?

Pierre-Olivier Nobs: Je n’ai jamais pratiqué de sport de compétition. J’ai fait beaucoup de vélo, j’en pratique encore, et suis un amoureux de la petite reine. Je n’ai jamais été un grand amateur du sport-business, mais je ressens le besoin de bouger.

N’est-ce pas un frein au moment de discuter avec des sportifs?

Ce sont des gens entiers et je suis quelqu’un d’entier. La clé de discussion se pose ainsi naturellement. Je ne pense pas qu’il faille absolument être passé par la compétition pour pouvoir dialoguer. Il faut être à l’écoute des besoins. J’ai par exemple de très bons contacts avec M. Sergi (président de la Fédération suisse de basket, ndlr) sans avoir jamais fait partie de ce milieu. C’est ainsi que nous avons pu prévoir des bureaux pour Swiss Basketball dans les aménagements qui sont en construction au-dessus de la deuxième piste de glace à Saint-Léonard. Mais aussi pour faire revenir la Coupe de Suisse à Fribourg prochainement.

On parle souvent du sport populaire, mais le sport d’élite et les manifestations prennent une part prépondérante. Comment gérer la balance?

Le sport est d’abord un vecteur de santé et d’intégration. Pour une ville, qui plus est capitale cantonale, c’est cependant aussi un moyen de rayonner. Cela sert non seulement l’économie mais tous les citoyens. Autant je ne suis pas un homme du sport-business, autant j’aime être actif pour donner de meilleures conditions à notre ville. Ce rayonnement est utile à l’emploi.

Cela signifie-t-il qu’on ne peut pas traiter tous les clubs sur un pied d’égalité?

Nous essayons d’appliquer le principe d’égalité de traitement. Par exemple, nous revisitons actuellement les conventions de mise à disposition de la halle omnisports de Saint-Léonard. Mais cela va plus loin que le simple terrain. Le développement durable est un des piliers du concept communal des sports. J’aimerais ainsi universaliser l’intégration de vaisselle réutilisable ou des choses toutes bêtes comme payer pour ses déchets. Le principe du pollueur-payeur est inscrit dans la Constitution, pourquoi tout un chacun devrait payer ses sacs taxés et certains clubs non? Je pense que lors de la prochaine législature, que ce soit moi ou un autre directeur des sports, il faudra aussi se doter d’un règlement sur les subventions qui doivent être proportionnelles à la force du sport.

Comment juger alors que le hockey draine peu de licenciés mais milite en première division tandis que le football est bas dans la hiérarchie nationale mais accueille beaucoup de jeunes?

Le concept communal des sports est une bonne feuille de route. Il dit que nous devons d’abord être actifs pour le sport populaire, celui de l’intégration et de la santé. L’égalité, c’est donner à tout le monde la possibilité de faire du sport. Cela passe aussi par les infrastructures. En football par exemple, il y a de plus en plus d’équipes féminines qui aimeraient se créer mais il y a un déficit de vestiaires. Il y a énormément de travail et de besoins, j’en suis conscient.

Justement, les infrastructures sont vétustes. La piscine du Levant, les salles du Belluard, le stade de Saint-Léonard vieillissent. A-t-on trop attendu pour s’atteler aux réfections?

Il faut rappeler que Fribourg, jusqu’à il n’y a pas si longtemps que ça, était une ville pauvre qui gérait très bien son argent en faisant des choix. Je ne peux pas blâmer mes prédécesseurs qui ont fait du mieux qu’ils pouvaient. Vous avez raison, les installations sont vieillissantes. Nous avons mandaté un architecte pour faire une étude volumétrique pour un programme de vestiaires au Guintzet par exemple. Cela va bouger (lire ci-dessous). Nous sommes en train de travailler, mais cela prendra du temps. La planification est la première étape.

Depuis votre entrée en fonction en 2016, le mot «piscine» est-il celui que vous avez le plus entendu?

Il est souvent revenu, mais pour être honnête, j’ai plus souvent entendu «patinoire». La piscine est un dossier très important pour le Conseil communal qui est toujours en train de consolider les études. Quand le dossier de la piscine arrivera, il sera mûr! Les effets d’annonce ne sont pas le style du Conseil communal actuel qui s’est fixé comme principe «ce qu’on étudie, on réalise». Une piscine est un sujet complexe et le dossier avance bien.

Qu’est-ce qui est le plus difficile: expliquer sa ligne de conduite ou la tenir?

Les sportifs sont des gens fantastiques, car de bonne foi. Ils ont l’habitude de gagner ou de perdre. Quand on parle avec eux, il peut parfois y avoir une tension, oui, mais quand les discussions sont finies, les choses sont claires. C’est rare que le feu couve. Ce sont des gens avec qui j’ai plaisir à travailler. Je ne regrette en tout cas pas d’avoir eu cette belle opportunité de découvrir ce monde.

La Liberté passe sous la loupe sportive les 133 communes fribourgeoises. Quelles activités? Quels hauts faits? Quels talents? Quelles belles histoires ou revers de fortune? Autant de pistes explorées par nos journalistes de la rubrique sportive. L’ordre de publication de cette série quotidienne est déterminé de manière aléatoire.

«Le sport est d’abord un vecteur de santé et d’intégration»

Pierre-Olivier Nobs

le dossier du football a avancé

Durant les semaines de semi-confinement, Pierre-Olivier Nobs n’a pas chômé. «J’en ai profité pour avancer sur le dossier du football à Fribourg, annonce le conseiller communal. L’année dernière, nous avions mandaté deux urbanistes, qui avaient notamment travaillé pour le Lausanne-Sport, afin d’analyser les forces et les faiblesses de tous les terrains de la ville.» Parmi les projets qui devraient voir le jour ces prochaines années: un terrain de football pour le Schoenberg (sous le pont de la Poya), de nouveaux vestiaires au Guintzet ainsi qu’un synthétique, mais aussi des vestiaires pour les terrains situés derrière la patinoire de Saint-Léonard. «Nous avons compris que la situation du football était limite, voire critique, admet Pierre-Olivier Nobs. Le plan directeur communal du sport, dont il est prévu de commencer les travaux avant la fin de la législature, comprendra un volet football.» PB

Montrer la ville de Fribourg au monde entier

La capitale cantonale aurait dû vivre l’arrivée du Tour de Romandie au début mai, deux ans après avoir accueilli le prologue.

Quand on demande à Pierre-Olivier Nobs son meilleur souvenir, le conseiller communal n’a pas besoin de réfléchir très longtemps. «L’organisation du prologue du Tour de Romandie en 2018, répond-il du tac au tac. Quand j’ai rencontré Richard Chassot la première fois, je lui ai dit que si c’était pour voir une enfilade d’immeubles, cela ne m’intéressait pas. Ça tombait bien, ce n’était pas son idée non plus. Nous rêvions tous les deux de le faire dans le centre historique.»

Ainsi, le contre-la-montre initial de 4,02 km partait de la cathédrale pour descendre vers la Basse-Ville, la traverser et remonter en direction de la place Georges-Python. «Cela a été une réussite grâce à la météo, mais surtout grâce à l’engagement de la voirie, de la police, du personnel des sports, des sponsors locaux, de la police cantonale, des différents comités ainsi que des TPF qui ont revu tout le plan des transports publics un mardi, se souvient Pierre-Olivier Nobs, également président du Comité d’organisation de la manifestation. Nous avons montré sur cinq continents, sur plus de 150 chaînes de télévision, le ­Fribourg qu’il faut au moins voir une fois dans sa vie. Tout en donnant envie, je l’espère, d’y revenir.»

Le conseiller communal aurait bien voulu remettre ça pour ce printemps, mais le Covid est passé par là. Le Tour de Romandie sera néanmoins de retour en 2021. PB

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RTS la matinale 1 mai 2020

Le télétravail doit devenir  une composante du mix modal 

Et si la crise Covid 19 nous permettait d’évoluer positivement dans la durée ?

la matinale 1 mai 2020

Lien vers la video :  https://rts.ch/play/tv/redirect/detail/11291039

Ce matin sur RTS 1 dans la matinale, je m’exprime sur un thème qui est à mes yeux très important pour la reprise !

Les villes en appellent aux employeurs: sans télétravail, un chaos est à craindre dans les transports.
Un mix entre télétravail et horaires différenciés pour pour éviter les pics dans nos transports publics, faciliter le respect des mesures sanitaires et augmenter le confort dans nos transports publics.

Pierre-Olivier Nobs

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La Liberté 6 février 2020

Six étages pour la caserne des pompiers

Lien vers le PDF de  l’article : lib_20200206_0_0_13

Fribourg   Le Conseil général de la capitale cantonale votera un crédit de quelque 16 millions de francs pour ­surélever la halle.

L’extension de la caserne des pompiers, réalisée en 2017, va prendre de la hauteur. Le Conseil communal de Fribourg va soumettre une demande de crédit d’un peu plus de 16,78 millions de francs au Conseil général pour ajouter six étages à cette construction du quartier du Torry. Le parlement communal se prononcera le 17 février. Quatre de ces nouveaux étages abriteront les services communaux de la police locale, de la mobilité et de l’informatique. Les deux autres seront loués ou pourront être utilisés pour d’autres services de la commune.

«Une étude de faisabilité a montré que l’extension de la halle des pompiers pouvait supporter quatre étages supplémentaires. Mais, avec la construction en bois choisie et le renforcement des fondations avec des micropieux, la structure est apte à reprendre les charges», indique Andrea Burgener Woeffray, conseillère communale chargée de l’édilité, des services d’urbanisme et architecture et du génie civil, environnement et énergie.

Interrogé sur la raison de construire ce bâtiment en deux temps, d’abord l’extension puis la surélévation, le Conseil communal répond que le projet d’agrandissement de la caserne était urgent. «Ça aurait retardé la réalisation de la halle de trois ou quatre ans», explique Thierry Steiert, syndic de Fribourg. «Nous sommes repassés par une procédure de marchés publics, ça prend beaucoup de temps», souligne Andrea Burgener Woeffray. Le calendrier prévoit le début des travaux pour cet été et la remise du bâtiment pour l’été 2022.

Les autorités communales n’ont pas encore décidé ce qu’elles feraient des locaux occupés actuellement par le service de la police locale et de la mobilité, à la Grand-Rue. Ils ne sont pas adaptés pour accueillir des bureaux, comme la commune a pu le constater.

La nouvelle partie sera reliée au premier étage de la caserne des pompiers. Elle sera construite principalement avec du bois des forêts locales, notamment avec des arbres de la Bourgeoisie de Fribourg. Le bâtiment sera relié au chauffage à distance du quartier du Jura et répondra à la norme Minergie P. La toiture sera recouverte de 150 m2 de panneaux photovoltaïques. «D’après les premières estimations, 30% de l’énergie produite seront utilisés pour la consommation du bâtiment. Nous devons encore vérifier, mais nous pourrons peut-être utiliser l’excédent pour la piscine du Levant. Nous ne pourrons pas mettre de panneaux sur ce bâtiment-là comme nous l’avions envisagé, la structure ne porte pas», relève Andrea Burgener Woeffray.

Il n’est pas prévu d’aménager des places de parking pour visiteurs sur le site pour les deux services de la commune. «Il n’y a pas de place pour mettre des parkings, il faut de l’espace pour manœuvrer les véhicules des pompiers. Il y a des places de stationnement sur le domaine public aux alentours», relève Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal chargé de la police locale, de la mobilité et des sports.

Selon les estimations, le coût global s’élève à 17,98 millions, mais le Conseil général a déjà voté deux crédits d’un montant total de 1,2 million pour ce projet. Cette somme a servi à réaliser deux études pour la surélévation de l’extension.

 Anne Rey-Mermet

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La Liberté 11 décembre 2019

Fait du Jour

Le patron des Transports publics fribourgeois (TPF) Vincent Ducrot sera le nouveau directeur des CFF. Fin connaisseur du rail, le successeur d’Andreas Meyer devra rétablir la confiance dans une ex-régie chahutée

Un «cheminot» à la manœuvre

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Christiane Imsand

Le roi est mort, vive le roi! C’est le patron des Transports publics fribourgeois (TPF) Vincent Ducrot, 57 ans, qui remplacera Andreas Meyer à la tête des CFF. Ce dernier avait annoncé le 4 septembre qu’il quitterait ses fonctions en 2020. La nomination du Fribourgeois, premier Romand à diriger l’ancienne régie fédérale depuis une cinquantaine d’années, a été annoncée hier par la présidente du conseil d’administration Monika Ribar. Il entrera en fonction le 1er avril 2020.

Ce spécialiste des transports publics, ingénieur de formation, est un homme de terrain. «Je suis un cheminot», affirme-t-il fièrement, histoire de souligner qu’il a consacré toute sa carrière professionnelle aux CFF d’abord puis aux TPF depuis 2011.

Polémiques en série

Après avoir fait les beaux jours des TPF (où son successeur devrait être nommé au printemps 2020), Vincent Ducrot est appelé à ramener le calme dans une entreprise marquée depuis quelques mois par un cumul de polémiques portant aussi bien sur le salaire d’Andreas Meyer que sur des problèmes de sécurité, de ponctualité, de trains bondés ou supprimés et de commandes de matériel ferroviaire en souffrance.

«Son expérience, son réseau dans le domaine des transports publics, dans le monde politique et auprès des partenaires sociaux ont parlé pour lui, indique Monika Ribar. Nous nous sommes juste interrogés sur son âge car on ne peut pas parler de changement de génération, sachant qu’il a juste une année de moins que le directeur démissionnaire. Sa fine connaissance du système des transports et sa personnalité nous ont convaincus que c’était l’homme de la situation. Par ailleurs, il est connu pour encourager les talents à l’interne, ce qui pourrait faciliter sa succession le moment venu.»

La ponctualité d’abord

Tant qu’Andreas Meyer sera encore en fonction, il ne faut pas compter sur Vincent Ducrot pour détailler sa vision des réformes à entreprendre. Par contre, il explique volontiers dans quel esprit il souhaite travailler. «La sécurité, la ponctualité et la propreté sont prioritaires pour moi. Cela inclut une bonne information aux voyageurs et à la clientèle, en particulier en cas de dérangement.»

Cette orientation vers la clientèle se double d’une ouverture à l’innovation comme en témoignent les systèmes d’exploitation mis en place aux TPF. «La digitalisation n’est pas un but en soi, précise le nouveau CEO. Elle doit être au service des clients et des collaborateurs.» Les CFF emploient environ 32 300 personnes. Vincent Ducrot se voit comme l’un de ceux qui font le succès de l’entreprise.

Syndicats satisfaits

Cette approche est bien perçue par les syndicats. Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports (SEV), affirme que les relations avec Vincent Ducrot sont empreintes d’un respect mutuel. «Nous l’avons constaté dans le partenariat social qui nous lie aux TPF.»

Cet accueil positif permettra au nouveau patron de faire ses premières armes dans un climat serein. Ces derniers mois, les cheminots ont été déstabilisés par la défaillance du mécanisme d’ouverture des portes qui a ­coûté la vie à un chef de train le 4 août dernier. Par ailleurs, la profession souffre d’une perte d’attraction qui débouche sur une pénurie de conducteurs de locomotives. Faute de personnel, certains usagers ont été contraints de prendre le bus. De nombreux autres sont ulcérés par le manque de ponctualité des CFF.

Salaire d’un million

Pour mener sa mission à bien, Vincent Ducrot touchera un salaire d’un million de francs incluant la prévoyance professionnelle. C’est 20% de moins que son prédécesseur qui touchait 1,2 million. Ce montant correspond au projet de loi de la commission des institutions politiques du Conseil national, qui souhaite plafonner à un million de francs tout compris la rémunération des cadres d’entreprises dont la Confédération est le principal propriétaire.

«C’est l’homme de la situation»

Monika Ribar

Bio express

1993

Entre aux ­CFF, au sein du secteur informatique.

1999

Accède à la ­direction du secteur grandes lignes du trafic voyageurs.

2011

Le 1er juillet, prend la direction générale des Transports publics fribourgeois.

2019

Est nommé directeur général des CFF pour succéder à Andreas Meyer.

esprit visionnaire

Le futur directeur des Chemins de fer fédéraux est loué pour son «sens du service public», sa connaissance du ­terrain et sa vision globale des enjeux liés à la mobilité.

Les éloges fusent à Fribourg lorsqu’on mentionne le Châtelois Vincent Ducrot. Cet ingénieur électricien de 57 ans, diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, est loué tant pour sa connaissance du terrain que sa vision globale.

Vincent Ducrot a démarré sa carrière aux CFF en 1993 dans le secteur informatique, dirigé le secteur des grandes lignes de l’ex-régie dès 1999 et monté le concept de transports dans le cadre de l’Exposition nationale de 2002, avant de prendre la direction des Transports publics fribourgeois (TPF) en 2011. «L’une des grandes forces de cet homme discret est de savoir s’entourer et travailler en équipe», souligne Georges Godel, conseiller d’Etat en charge des Finances, qui préside le conseil d’administration du groupe de sociétés.

Ancien secrétaire politique de l’antenne fribourgeoise de l’Association transports et environnement (ATE), Pierre-Olivier Nobs souligne qu’«il n’y avait pas de relation possible avec la direction des TPF» avant l’arrivée de Vincent Ducrot, il y a huit ans. Et l’actuel directeur de la Mobilité de la ville de Fribourg d’ajouter que, depuis lors, le canton a bénéficié de la présence d’«une véritable perle au service du développement des transports publics dans tous les districts». Le nombre de passagers transportés par année est passé de 25,7 millions à 32,4 millions sous sa direction.

«C’est énorme», commente le grand argentier, louant l’esprit «visionnaire» de celui à qui le canton doit la mise en service du centre d’exploitation et de maintenance de Givisiez, lequel accueille trains, bus et trolleybus sur 44 000 m2, et réunit 700 collaborateurs.

Jean-François Steiert, conseiller d’Etat en charge de la Mobilité, relève la capacité de l’homme à moderniser les TPF. Ceci notamment en mettant en œuvre l’extension du réseau RER, l’augmentation des cadences et la numérisation du groupe qui a pris la forme d’une holding comprenant trois sociétés. En 2018, les TPF affichaient un chiffre d’affaires de 154,1 millions de francs (+11%) et un bénéfice de 11 millions.

«C’est un directeur qui a le sens du service public, de l’intérêt des usagers. Il est conscient que la qualité des prestations et la satisfaction du personnel sont des éléments centraux pour le fonctionnement du système. Le dernier aspect a fait défaut ces dernières années aux CFF», note Jean-François Steiert. Pour le magistrat socialiste, il ne fait aucun doute que sa nomination «est une grande chance pour la Suisse entière». Pour le directeur de la Mobilité, le seul aspect négatif dans cette nomination réside dans le fait qu’elle signifie le départ de Vincent Ducrot. Raison qui fait dire à Georges Godel qu’il a «un œil qui pleure et un œil qui rit».

Mais le directeur des Finances ne s’inquiète pas pour autant de l’avenir des TPF, son actuel patron ayant mis le groupe «sur des rails solides et formé de jeunes cadres compétents». Une direction générale ad interim sera mise en place au long du processus de nomination qui devrait aboutir au milieu de l’année prochaine. Le conseil d’administration des TPF créera un comité de sélection à cet effet. Igor Cardellini

«Une perle pour le développement des transports publics»

Pierre-Olivier Nobs

«Pour les miracles, il faudra repasser»

Qu’est-ce qui vous a amené à accepter ce poste?

Vincent Ducrot: Le défi est passionnant. Les CFF sont une entreprise magnifique avec laquelle j’ai un lien émotionnel très fort. J’y ai travaillé pendant 18 ans et c’est une marque unique. J’ai appris aux TPF à diriger une entreprise dans son intégralité et je me réjouis d’avoir pu la conduire à de nouveaux succès, mais j’ai toujours dit que si un jour je changeais de travail, ce serait pour les CFF. Et c’est aujourd’hui une réalité.

A 57 ans, vous serez un directeur de transition. Ce n’est pas frustrant?

Ce n’est pas parce que vous occupez un poste pendant 5 à 7 ans que vous êtes un directeur de transition. Avec mon équipe, nous allons certainement consacrer beaucoup d’énergie à ramener le calme là où c’est nécessaire. Le respect de la ponctualité sera l’une de mes priorités, mais ce n’est pas un problème qui se règle du jour au lendemain. C’est le fruit d’une combinaison entre le matériel roulant, l’infrastructure, les chantiers et la planification des horaires. J’ai l’avantage d’avoir beaucoup d’expérience dans ce domaine. Par contre, pour les miracles, il faudra repasser.

La réintroduction des trains de nuit est très discutée. Est-ce que cela vous tient à cœur?

Absolument, mais il faut être conscient que cela restera toujours un marché de niche. Pendant qu’un train fait un voyage de nuit, un avion fait six ou sept trajets dans la journée. Il ne faut cependant pas rater l’opportunité de développer ce marché. CIM

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13 novembre 2019

Hertigfleurs et Sofraver remportent les Trophées PME 2019
de l’Agglomération de Fribourg

Lien vers le site : https://www.trophees-pme.ch/fr

Galerie photos : https://www.trophees-pme.ch/fr/laureats/galerie-photo-2019

L’Agglomération de Fribourg a récompensé aujourd’hui ses entreprises les plus dynamiques. Le prix dans la catégorie « PME » a été décerné à Sofraver. Cette entreprise établie à Avry produit des verres isolants sur une échelle industrielle pour le secteur du bâtiment. Hertigfleurs, à Fribourg, a remporté le prix dans la catégorie « Entreprise artisanale ». La cérémonie de remise de prix a rassemblé plus de 300
invités.

Pierre-Olivier Nobs, Président du jury, Membre du Comité de l’Agglomération Fribourg

Porté par l’Agglomération de Fribourg dans le cadre de ses activités de promotion économique au niveau régional, le concours Trophées PME s’adresse à toutes les PME et les entreprises artisanales établies sur son territoire depuis cinq ans au moins. Le but est de mettre en valeur le tissu économique de l’agglomération fribourgeoise et d’honorer les entreprises dynamiques et créatives ayant un impact positif sur l’économie régionale et le développement durable.
Près de 30 dossiers de candidature ont été évalués selon les critères suivants : le dynamisme, la force créative, la pérennité de l’entreprise, ainsi que l’ancrage régional. Parmi les quatre entreprises finalistes – Duchein, Sofraver, Hertigfleurs et Freiburger Biermanufaktur – le jury a
dévoilé les deux lauréats, l’un dans la catégorie « PME » et l’autre dans la catégorie « Entreprise artisanale ».

Outre la couverture médiatique renforcée pour les quatre finalistes, qui ont été présentés lors de la cérémonie de remise des prix, un diplôme a été remis aux quatre entreprises finalistes.
De plus, chacune des sociétés nominées bénéficie d’un film promotionnel. Les deux lauréats des Trophées PME 2019, qui sont les entreprises Sofraver et Hertigfleurs se verront remettre un prix de CHF 10’000 chacune. De surcroît, pour cette édition du concours, les quatre entreprises finalistes reçoivent des abonnements de PubliBike pour les vélos en libre-service.

Sofraver SA (www.sofraver.ch), à Avry, est une entreprise industrielle du tissu fribourgeois depuis 55 ans qui connaît une croissance particulière depuis quelques années. Cette croissance est possible grâce à sa diversification et au travail de passionnés, qui tendent à en faire une entreprise d’excellence en matière de qualité de fournitures innovantes en verre, de rénovations de vitrages d’immeubles ainsi que de création et de montage de constructions techniverrières. En trois ans, onze places de travail supplémentaires ont été créées, soit un
effectif actuel de 65 collaborateurs, dont cinq apprentis. Pour Sofraver, l’engagement des apprentis constitue la relève primordiale pour maintenir et renforcer les compétences nécessaires à la continuité et à la pérennité de ses activités.

L’entreprise Hertigfleurs (www.hertigfleurs.ch) a été fondée à Fribourg en 1851. L’entreprise a réussi à faire perdurer les traditions de l’art floral depuis cinq générations. Ses artisans créent quotidiennement des compositions florales de saison et marquent les événements des fribourgeois : une naissance, un anniversaire ou encore une déclaration
d’amour. Hertigfleurs compte sur une équipe qui suit les tendances de la branche, en participant notamment à des formations continues exigeantes. Quatre magasins sont établis dans l’agglomération de Fribourg. Afin de s’adapter à l’évolution des habitudes de
consommation, l’entreprise dispose également d’un site de vente en ligne. L’entreprise emploie 20 collaborateurs romands et alémaniques, dont quatre apprentis qui sont soutenus assidûment durant leur formation de trois ans. De mars à octobre, les producteurs locaux sont
privilégiés afin de réaliser un impact positif sur l’écologie ainsi que sur l’économie régionale.

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La Liberté 4 octobre 2019

Le conseiller communal Pierre-Olivier Nobs évoque la mobilité du futur dans la capitale cantonale

«Fribourg doit rester accessible»

Lien vers le PDF de l’article : lib_20191004_0_0_11

François Mauron

Mobilité   La ville de Fribourg a organisé hier soir sa rencontre annuelle de l’économie, en présence de 400 invités. L’occasion pour le conseiller communal Pierre-Olivier Nobs (Centre gauche-PCS), responsable de la police locale, de la mobilité et des sports, de présenter les grands axes de la ­politique de mobilité que la capitale cantonale veut mettre en œuvre. Interview.

L’Association transports et ­environnement (ATE) vient de dénoncer la convention la liant au canton de Fribourg au sujet du pont de la Poya. Cela vous inquiète-t-il?

Pierre-Olivier Nobs: Non, pas du tout. La ville de Fribourg agit de manière subsidiaire dans ce dossier. En fonction de son évolution, elle prendra les mesures qui s’imposent.

A vos yeux, y a-t-il trop de trafic sur l’avenue Général-Guisan?

L’expertise réalisée par un bureau privé admet une variation de 15% du trafic sans que celle-ci soit imputable au pont de la Poya. Or, d’après les comptages, cette dernière est de l’ordre de 9% sur cet axe. Nous sommes donc dans le tir.

Où en est le projet de parking de liaison des Grand-Places, qui doit permettre de diminuer le nombre de véhicules au centre-ville grâce à la fermeture de l’avenue de la Gare au trafic automobile?

Il s’agit d’un projet privé, qui a été mis à l’enquête. Mais sa mise en œuvre est retardée par des oppositions. Je souhaite sa réalisation dans les meilleurs délais.

Ce projet doit permettre de ­bannir les voitures de l’avenue de la Gare. A quel horizon cette dernière sera-t-elle piétonne?

Elle ne sera jamais uniquement piétonne. Ce sera un axe sur lequel on privilégiera les transports publics et la mobilité douce. Il n’y aura plus de trafic motorisé individuel, à l’exception des taxis. Ce dessein sera rendu possible grâce au parking de liaison. Si ce dernier ne devait finalement pas se faire, nous devrions redessiner le projet. Mais ce dernier resterait possible.

Concrètement, ce sera pour quand?

Le secteur de la gare devrait avoir un nouveau visage, tous projets confondus, d’ici à 2027. J’espère que les promoteurs du parking et les opposants parviendront à trouver un arrangement. Cela permettrait de fermer trois axes au trafic individuel motorisé: l’avenue de la Gare, donc, mais aussi l’avenue de Tivoli et la rue Pierre-Kaelin. Cela augmenterait grandement la qualité de vie au centre-ville.

Quel type de mobilité aura-t-on en ville de Fribourg dans dix ans?

Si la ville et l’agglomération de Fribourg parviennent à mettre en place leurs projets, il y aura une stabilisation – voire une baisse – du nombre de véhicules motorisés individuels, pour une légère augmentation des piétons et une forte hausse des mouvements à vélo et en transports publics. Pour autant que la chaussée ne soit pas dans le futur encombrée par des voitures autonomes. Il faudra impérativement interdire la privatisation de celles-ci, quand elles seront fonctionnelles. Elles devront être exploitées par les compagnies de taxis ou de transports publics. Et non par des privés qui les feraient tourner tout au long de la journée afin qu’elles remplissent différents services. Le Parlement fédéral doit légiférer à ce sujet avant qu’on ne les utilise. Autrement, elles pourraient devenir une catastrophe pour les villes.

Laissera-t-on encore des ­voitures pénétrer dans la ville?

Oui. Le programme d’agglomération prévoit un statu quo des mouvements en transport motorisé individuel. La ville doit être accessible pour ses habitants et ses commerces notamment. Le but n’est pas de supprimer les voitures mais bien le trafic de transit, et d’atteindre une meilleure répartition des déplacements au profit des transports publics et de la mobilité douce.

Les vélos peinent à se frayer un chemin entre les voitures dans la capitale cantonale. Va-t-on développer les voies propres pour les cyclistes?

Nous sommes en train de prendre des mesures d’urgence pour les vélos. Chaque fois que c’est possible, nous modifions le marquage routier pour intégrer des mesures en leur faveur. Au centre-ville, il y a une telle densité de personnes et de véhicules, et les rues sont tellement étroites, qu’il sera difficile de créer des sites propres aux seuls cyclistes. En périphérie, la marge de manœuvre est heureusement plus importante et me laisse penser que nous pourrons réaliser des mesures plus ambitieuses.

Le Conseil d’Etat compte améliorer les transports publics dans le cadre de la fusion du Grand Fribourg. A ce propos, par quoi faut-il commencer?

Le Conseil d’Etat doit mettre en place le plus rapidement possible un réseau RER à une cadence à 15 minutes.

«Le but n’est pas de supprimer les voitures mais bien le trafic de transit» Pierre-Olivier Nobs

«Pas un objectif idéologique, mais une question d’efficacité»

Le conseiller communal de Fribourg Pierre-Olivier Nobs, responsable de la police locale, de la mobilité et des sports, a présenté hier le concept de mobilité de la capitale cantonale à l’occasion de la rencontre annuelle entre ses autorités et les milieux économiques. L’idée-force est d’empêcher le trafic de transit, qui représente 48% des mouvements en ville. «Pour ce faire, trois mesures complémentaires sont nécessaires: les contrôles d’accès, des mesures sur le réseau principal et un compartimentage du centre-ville, conformément au projet d’agglomération. Nous allons encore renforcer les mesures de modération de trafic dans certains quartiers, mais nous n’allons pas empêcher d’accéder en ville avec les voitures», souligne Pierre-Olivier Nobs.

Selon un sondage, la population de la cité des Zaehringen est favorable à 62% à «limiter la voiture et à favoriser les cyclistes» (53% chez les entrepreneurs), tandis que 22% des personnes interrogées aimeraient avantager les automobiles (même pourcentage au sein des représentants de l’économie). Plus de la moitié des habitants de la ville de Fribourg souhaitent en outre une diminution des moyens alloués aux nouveaux parkings, ainsi qu’au développement du réseau routier urbain (contre moins d’un entrepreneur sur cinq seulement).

«Le report du trafic individuel motorisé vers la marche, le vélo et les transports publics n’est pas un objectif idéologique mais une question d’efficacité du système de transport, de compatibilité environnementale et de réduction des nuisances en faveur de la population», conclut Pierre-Olivier Nobs. FM

Construit pour désengorger le quartier du Bourg, le pont de la Poya est l’un des piliers de la politique de mobilité de la ville de Fribourg.

Alain Wicht-archives

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La Liberté 5 juillet 2019

Marly et Fribourg renforcent la collaboration de leurs corps de sapeurs-pompiers

Union sacrée chez les pompiers

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Thibaud Guisan

Convention   Les pompiers de la ville de Fribourg et de Marly travailleront main dans la main. Les deux communes ont paraphé une convention de collaboration renforcée, qui s’apparente pratiquement à une fusion. Dès le 1er janvier 2020, l’organisation ainsi que la gestion administrative et technique du service du feu seront assumées par le bataillon des sapeurs-pompiers de la ville de Fribourg. Le corps des pompiers de Marly deviendra une compagnie de ce bataillon et son commandant en intégrera l’état-major, annoncent les deux communes dans un communiqué.

Les deux voisins mettent en avant les avantages de ce rapprochement renforcé: une gestion optimale du matériel et une réduction des coûts de fonctionnement. La convention prévoit le maintien d’une base de départ opérationnelle à Marly. La commune, qui restera responsable du recrutement des membres de sa compagnie, transférera son équipement et ses véhicules à la ville de Fribourg, qui lui fournira dès lors le matériel.

Tonne-pompe pour Marly

Le corps de pompiers marlinois aura par exemple à disposition un camion tonne-pompe de dernière génération. En contrepartie, Marly versera à Fribourg une contribution forfaitaire annuelle: un montant d’un peu plus de 300 000 francs pour les trois premières années. «Ensemble, nous sommes plus forts, et nous réalisons des économies d’échelle», résume Christophe Maillard, conseiller communal marlinois responsable du service du feu, qui évoque une économie annuelle d’environ 30 000 francs pour Marly.

Conseiller communal chargé de la police locale à la ville de Fribourg, Pierre-Olivier Nobs abonde: «Nous assurons la sécurité de notre population, en augmentant la qualité des prestations et en réduisant les coûts. C’est l’idéal.»

Le corps de sapeurs-pompiers de Marly compte environ 55 hommes, contre quelque 125 pour celui de Fribourg. La nouvelle convention définira par exemple Marly comme base de départ prioritaire pour des interventions sur le boulevard de Pérolles, en raison de la proximité géographique. «Nous avons un excellent corps de pompiers. Nous espérons que cette convention sera une source de motivation pour les hommes. Les interventions seront plus nombreuses et le matériel sera plus performant», relève Christophe Maillard, qui indique que les partenariats en vigueur avec Pierrafortscha et Villarsel-sur-Marly resteront valables.

La réorganisation des corps de sapeurs-pompiers est un sujet parfois sensible. A la fin de 2017, le corps des sapeurs-pompiers de Givisiez avait été dissous, ses tâches ayant été reprises par le bataillon de la ville de Fribourg, selon la volonté du Conseil communal. La décision avait provoqué la colère des pompiers locaux, qui estimaient ne pas avoir été intégrés aux discussions. «Avec Marly, le rapprochement coulait de source», ­assure Pierre-Olivier Nobs.

Soutien du terrain

Les deux corps de sapeurs-pompiers ont été associés au processus. Les deux conseillers communaux chargés du dossier précisent que le projet n’a pas suscité d’opposition dans les rangs des soldats du feu, ce que confirme Francis Hagger, commandant du feu à Marly.

Cette convention a été élaborée en collaboration avec l’Etablissement cantonal d’assurance des bâtiments (ECAB) et s’inscrit dans le cadre de Sapeurs-pompiers 2020+, qui prévoit une nouvelle organisation du système de défense contre le feu, avec une répartition des hommes et du matériel par zone à risques.

Dans leur communiqué, Fribourg et Marly relèvent que «ce partenariat soutenu par la Préfecture de la Sarine s’intègre totalement au projet de fusion des communes du Grand Fribourg». «Le signal que nous voulons surtout donner, c’est qu’il faut continuer à penser collaboration et pas seulement dans le cadre du processus de fusion, qui pourrait être vu comme un aboutissement», relève Christophe Maillard. «Je suis persuadé que d’autres pas suivront. Nous sommes dans une bonne dynamique», complète Pierre-Olivier Nobs.

125 Le nombre d’hommes  du corps de sapeurs-­pompiers de Fribourg, contre 55 à Marly

300 000 Le montant annuel  forfaitaire que paiera  la commune de Marly à Fribourg

«Nous réalisons des économies d’échelle»

Christophe Maillard

La convention a pour objectif d’assurer une gestion optimale du matériel et de réduire les coûts.

Vincent Murith-­photo prétexte

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La Liberté 11 juin 2019

A Fribourg, les experts mandatés pour une démarche participative au Bourg «réorientent» leur action

Le participatif échoue à unir le Bourg

Lien vers le PDF de l’article : lib_20190611_0_0_11

Igor Cardellini

Fribourg   Les habitants du Bourg à Fribourg ressentent une certaine «usure» et de la «fatigue» face au sort de leur quartier. Alexandre Sacerdoti, président de l’association des intérêts du Bourg, déplore à ce titre «les blocages multiples auxquels fait face la requalification de cette zone de la ville et la tournure qu’a prise le processus participatif entamé l’année dernière». Il l’a fait savoir dans le cadre de l’assemblée générale de l’association la semaine dernière: «Nous en avons marre que l’on nous mette le thermomètre sous l’aisselle et puis qu’il ne se passe strictement rien après», peste le président.

Pour rappel, parallèlement aux mises à l’enquête concernant la requalification du Bourg suscitant des oppositions de la part de 15 groupes au début 2018, l’exécutif avait confié au Réseau Vieille-Ville (RVV) de l’association EspaceSuisse le mandat de réaliser une analyse du tissu économique et social du centre de Fribourg. En second lieu, en juin, le RVV avait délivré ses premières conclusions et annoncé le démarrage d’un processus participatif en Vieille-Ville. L’objectif: réunir les acteurs de la zone autour d’un projet commun et créer du consensus autour de la requalification et de la redynamisation de la vie économie et sociale du centre historique de la capitale cantonale.

Travail «réorienté»

La démarche a été stoppée en raison de la «grande impatience», de la «frustration» et du «ras-le-bol» empêchant «les acteurs de la Vieille-Ville de se tourner activement et positivement vers la prise en main d’un avenir qui puisse paraître positif». Cette terminologie, le RVV l’utilise dans une lettre envoyée en mars dernier aux vingt commerçants, acteurs culturels, propriétaires, restaurateurs et conseillers communaux ayant participé à quatre ateliers en novembre 2018.

«Le processus n’a pas été stoppé. Nous avons décidé de changer de mode de fonctionnement. Nous nous sommes rendu compte qu’il fallait agir à un niveau plus institutionnel», relève Gaël Cochand. L’architecte urbaniste œuvrant sur ce projet au nom du RVV indique que le «contexte général tendu» demandait une réorientation.

Dans leur courrier, les spécialistes mandatés soulignent que «compte tenu de la gravité de la situation et des opportunités vers lesquelles il faut pouvoir être capable de se projeter, l’approche bottom-up (dite ascendante, ndlr), qui est la méthode traditionnelle du Réseau Vieille-Ville, doit être replacée dans un cadre général plus large et plus officiel.»

«Cinq mesures radicales»

Pour ceci, le RVV a formulé cinq «mesures radicales» à mettre en œuvre. Il les a présentées au Conseil communal en février dernier. Selon le RVV toujours, l’exécutif les aurait jugées «pertinentes», et il aurait pris la décision de faire vérifier leur faisabilité ainsi que les budgets nécessaires à leur réalisation.

En revanche, aucune information n’est donnée concernant leur teneur. Gaël Cochand n’en dit pas plus et renvoie au Conseil communal. Laurent Dietrich, conseiller communal chargé du dossier, se contente de préciser que «l’exécutif n’a pas encore statué sur ces propositions».

L’élu ne désire pas non plus commenter la manière dont le processus se déroule. Il ajoute qu’«il n’y a pas de position du Conseil communal sur le sujet. Je ne peux pas engager la ville là-dessus.» Aucun délai n’est spécifié quant à une éventuelle présentation publique des «mesures radicales» qui ont été proposées par les urbanistes.

«Le Réseau Vieille-Ville a reçu 45 000 francs pour analyser la situation et aider la commune à trouver des solutions au développement du centre historique qui se meurt. Nous sommes très déçus de n’avoir aucun retour malgré l’investissement qui nous a été demandé. Ça n’est pas très élégant», estime Alexandre Sacerdoti. Le président d’association insiste, les habitants sollicités sont «curieux» d’en apprendre plus sur les mesures préconisées.

Où en sont les processus liés à la requalification?

L’Association des intérêts du quartier du Bourg constate que «la requalification du quartier historique de Fribourg est en panne». Mais où en sont les processus liés à la transformation de cette zone de la ville de Fribourg?

La première étape de la requalification a fait l’objet d’études (pour 2,2 millions de francs) et a été mise à l’enquête. Pour rappel, l’étape dont la mise à l’enquête avait suscité cinq groupes d’opposition ne comprend plus que les travaux prévus dans les alentours de la ­cathédrale Saint-Nicolas. Le réaménagement de la place des Ormeaux, qui a généré 10 groupes d’opposition en a été délié, et il est suspendu.

Pour les alentours de la cathédrale, deux oppositions subsistent. Concernant le recours soutenu par l’Association suisse des paraplégiques, Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal chargé de la mobilité et de la police locale, indique que les échanges sont en bonne voie. Reste donc celui de GastroFribourg qui porte sur les places de parc. Les alentours de la cathédrale comptent en effet 50 places de stationnement à supprimer et à relocaliser. Le Conseil communal veut les placer de l’autre côté du pont de Zaehringen, comme le permet le plan directeur de la ville historique, mais la société patronale pour la restauration et l’hôtellerie estime que c’est trop loin.

«J’ai parlé avec le seul restaurateur de la zone qui n’attend qu’une chose, c’est qu’elle soit réaménagée. J’ai un peu de peine à comprendre que GastroFribourg s’oppose à requalifier un secteur alors même qu’un de ses membres n’attend que ça», souligne Pierre-Olivier Nobs. Et d’ajouter que «si GastroFribourg levait son opposition, en quelques mois le Conseil communal pourrait soumettre un crédit d’ouvrage au Conseil général et commencer les travaux».

Face à un certain ras-le-bol des habitants vis-à-vis des blocages que rencontre la transformation de la zone, l’Association des intérêts du quartier du Bourg compte s’engager pour inciter GastroFribourg à changer de position. Injoignables depuis la fin de la semaine dernière, le président de la section ville de GastroFribourg, Philippe Roschy, et la présidente du comité cantonal, Muriel Hauser, font savoir par l’intermédiaire du secrétariat de la faîtière ne pas être en mesure de réagir sur le sujet.

Concernant la deuxième étape, le Conseil général a validé un crédit de 3 millions de francs pour étudier l’opportunité de la construction d’un parking au Petit-Paradis et le réaménagement de la zone comprenant les alentours de l’Espace Jean Tinguely-Niki de Saint Phalle jusqu’à la place du Petit-Paradis. IC

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La Liberté 10 avril 2019

Le Conseil général de Fribourg a approuvé l’extension des horaires des magasins en Vieille-Ville

La Vieille-Ville fourmillera jusqu’à 22 h

Lien PDF vers l’article : lib_20190410_0_0_10

Igor Cardellini

Fribourg   Les commerces des quartiers du Bourg, de l’Auge et de la Neuveville pourront fermer à 22 h en semaine et 20 h le dimanche ainsi que les jours fériés. Lundi soir, le Conseil général a approuvé la modification du règlement communal sur les heures d’ouverture des commerces par 64 voix contre 3. L’adaptation fait suite à l’édiction par le Conseil d’Etat l’année dernière d’une ordonnance donnant à la Vieille-Ville de Fribourg le statut de site touristique à l’année. L’étiquette permettant dans cette zone (rue de Lausanne comprise) des ouvertures plus tardives qu’ailleurs en ville. Au cours de la discussion, les socialistes, favorables à ce changement, ont tenté de proposer que les commerces puissent aller non pas jusqu’à 22 h comme proposé mais 21 h du lundi au jeudi, sans succès.

«Une discussion sur l’élargissement des ouvertures des commerces doit intégrer les intérêts des employés. Après réflexion sur ce point, la majorité du groupe PS estime qu’en l’état les garanties sont satisfaisantes à leur égard. Mais, dans un souci d’harmonisation des pratiques, nous proposons toutefois de limiter à 21 h l’ouverture des commerces du lundi au jeudi», explique Marc Vonlanthen au nom du groupe socialiste.

Mesure louée

Pour le Centre gauche-PCS cette prolongation, telle que proposée par l’exécutif, est «une évidence». «On ne comprend pas pourquoi ce statut n’a pas été accordé à la Vieille-Ville avant.» Au nom des Verts, Monica Mendez souligne que la mise en avant des atouts touristiques de la ville passe par ce type de mesure.

«C’est une mesure logique pour accompagner la requalification du quartier du Bourg et pour valoriser et redynamiser le centre historique», estime la PLR Océane Gex. Les libéraux-radicaux se réjouissent aussi que la modification du règlement libère les commerçants de la zone de «démarches compliquées». L’UDC considère qu’elle leur donnera «une bouffée d’air puisqu’elle permet aux petits commerçants d’avoir un avantage par rapport à la grande distribution installée en dehors du site concerné», relève Pascal Wicht.

Le PDC loue cette mesure «ouverte» et «non contraignante». «Il s’agit d’une proposition soutenue par les intéressés et qui laisse l’entière liberté aux commerçants et à leurs clients de la faire vivre ou de ne pas en profiter», note le démocrate Alexandre Sacerdoti. L’élu avertit toutefois qu’il ne s’agit que d’un élément nécessaire du puzzle: «Une ouverture prolongée sans une vision et un concept global d’animation et de revitalisation des quartiers concernés ne sera qu’un effet de manche. L’animation d’une ville et de ses quartiers ne se décrète pas, elle se travaille et s’anticipe avec tous les acteurs concernés.»

«C’est précisément l’objectif du Conseil communal», répond Pierre-Olivier Nobs, directeur de la police locale. Et d’ajouter que la mise en place de «ces conditions cadres» est accompagnée d’un projet de réaménagement et d’un soutien aux manifestations culturelles avec la mise en avant de certaines activités phares. Au final, c’est la version de l’exécutif qui a été préférée à des horaires un peu moins tardifs du lundi au jeudi. L’amendement du PS a été refusé par 41 voix contre 23 (4 abstentions).

accueil Durant l’été

Les parents pourront confier leurs enfants aux structures d’accueil extrascolaire (AES) sur une période allant de 5 à 6 semaines en été à Fribourg. Le Conseil général a approuvé à l’unanimité le règlement sur les AES, après avoir soutenu par 44 voix contre 23 un amendement précisant que «l’AES est fermé 3 semaines au maximum entre juillet et août, ainsi qu’entre Noël et Nouvel-An, y compris les jours fériés consécutifs». Les élus ont aussi soutenu un amendement du PLR prévoyant de limiter l’augmentation des tarifs à 10% par 46 voix contre 14 (9 abstentions). IC

Le nouveau règlement offre la possibilité aux commerçants du Bourg, de l’Auge et de la Neuveville d’ouvrir de 6 h à 22 h en semaine et de 6 h à 20 h le dimanche et les jours fériés. Keystone-archives

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La deuxième édition des Trophées PME est lancée

Lors de la première édition des Trophées PME, organisée en 2017 par l’Agglomération, le premier prix pour la catégorie Entreprises artisanales avait été remis à la boulangerie Saudan. © Charly Rappo/ La Liberté

L’Agglomération de Fribourg lance ce 2 avril la nouvelle édition du concours Trophées PME. Il distingue les entreprises créatives qui enrichissent le tissu économique régional. Les dossiers de candidatures sont à déposer jusqu’au 24 mai.

L’Agglomération de Fribourg a présenté ce 2 avril à la presse la nouvelle édition du concours Trophées PME qui vise à «faire connaître et à récompenser les entreprises dynamiques et créatives qui enrichissent le tissu économique régional». Toutes entreprises établies sur le territoire de l’Agglomération de Fribourg peuvent faire parvenir leurs dossiers de candidature jusqu’au 24 mai.

Avec cette deuxième édition du concours, organisé tous les deux ans, l’Agglomération illustre sa volonté de soutenir et promouvoir le développement des entreprises et la création d’emplois dans la région.

Deux prix d’une valeur de 10 000 francs chacun seront distribués : le Prix PME et le Prix Entreprise artisanale. A cela s’ajoute une couverture médiatique d’une valeur estimée à 10’000 francs.

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La Liberté 29 mars 2019

La place du Pertuis repensée

Lien vers le PDF de l’article : lib_20190329_0_0_11

Fribourg   Les autorités de la ville de Fribourg ont présenté aux habitants de la Neuveville leur projet d’aménagement de la place du Pertuis.

Une place pour réunir les habitants du quartier de la Neuveville, du moins sur la question de la mobilité. Mercredi soir, les autorités de la ville de Fribourg ont présenté un avant-projet de réaménagement de la place du Pertuis à la quarantaine de membres de l’Association pour la défense des intérêts du quartier de la Neuveville, réunis en assemblée générale.

Il ne s’agit que d’une esquisse devant encore être avalisée par le Conseil communal puis par le Conseil général. Mais, bien que celle-ci fera certainement l’objet de modifications, la directrice de l’édilité Andrea Burgener Woeffray et le directeur de la mobilité Pierre-Olivier Nobs, tous deux présents à la réunion, tenaient à informer les habitants de la zone sur le projet en cours d’élaboration.

Selon le plan présenté par l’architecte mandaté, Marcel Aebischer, l’idée sera de transformer la place de sorte à dissuader le trafic de transit, tout en respectant sa topographie et son caractère historique. Pour ceci, la fontaine du Sauvage, actuellement au nord-est de la place, contre le mur délimitant l’intersection entre la rue de la Grand-Fontaine et la rue de la Neuveville, sera resituée au centre comme à l’origine.

Mais pas question d’en faire l’édicule central d’un rond-point. L’ensemble deviendra une zone de rencontre (20 km/h) avec un maximum d’espace qui sera rendu aux piétons. «Un plan d’eau rectangulaire sera aménagé au sol entre la fontaine et le bâtiment de la Fondation ateliers résidences adultes (Fara), à l’est, tout en laissant un accès libre à l’entrée de l’immeuble», explique l’architecte. Un escalier du type de celui du Court-Chemin longera le mur, et l’espace sera reconstitué en trois paliers devant composer autant de «petites placettes» où les habitants pourront se réunir.

Du côté de la Route-Neuve, l’accès aux escaliers menant aux Bains de la Motta sera plus direct. Les arrêts de bus seront déplacés en direction de la rue de la Neuveville. Pour celui dans le sens montant, un couvert sera aménagé. La zone sera dessinée par un pavage pour respecter l’esprit des lieux. Le long de la rue de la Neuveville, pour remplacer les potelets en plastique, le projet prévoit d’ajouter ponctuellement des tranchées végétalisées le long des zones les plus sensibles. Aucun délai de réalisation n’a été communiqué pour l’heure.

Igor Cardellini

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La Liberté 6 décembre 2018

Le territoire communal compte près d’une place par habitant. Un ratio trop élevé pour les autorités

«Fribourg a trop de places de parc»

Lien vers le PDF de l’article : lib_20181206_0_0_11

Igor Cardellini

Fribourg   La ville de Fribourg est à un tournant en matière de développement urbain. Mais les enjeux liés au trafic et à la mobilité bloquent des projets clés pour la cité. C’est le cas du réaménagement des alentours de la gare et de la requalification du Bourg, conditionnés par la construction controversée de parkings. Au-delà de la querelle entre défenseurs de la mobilité douce et partisans de la création de places de parc à proximité des commerces, où la ville se situe-t-elle en matière d’offre de stationnement et à quels défis les autorités doivent-elles faire face?

Fonds public et privé cumulés, Fribourg compte quelque 34 000 places pour 40 000 habitants. «Cela représente 0,85 place par habitant, soit un ratio très élevé, avec de l’excédent», souligne Antoine Bussard, ingénieur au Service de la mobilité de la ville. A titre indicatif, les normes VSS (de l’Association suisse des professionnels de la route et des transports) suivies par un grand nombre de communes suisses prescrivent une place par appartement de 100 m2, habité par à peu près deux personnes. Ce qui correspond environ à 0,5 place par habitant.

Distribution inégale

«Il y a globalement trop de places disponibles à Fribourg, mais le surplus n’est pas réparti également selon les quartiers. S’il y a beaucoup trop de cases à Beaumont, Jura-Torry et au Schoenberg, le Bourg fonctionne comme un écoquartier avec un ratio de 0,25 place par habitant. Les quartiers d’Alt et de l’Auge manquent aussi de places dans une moindre mesure», détaille Antoine Bussard.

«Chaque place de parc amène en moyenne entre 3,5 et 8 trajets par jour selon son usage. Tout espace donné à la voiture est synonyme d’augmentation du trafic», souligne Prisca ­Vythelingum, secrétaire générale de la section fribourgeoise de l’Association transports et environnement. D’où l’opposition de l’ATE au parking de liaison projeté aux Grand-Places, seul projet en ville qui prévoit une augmentation du nombre de cases sur le sol communal (296 places prévues, dont 114 qui seront retirées en surface, ndlr).

Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal chargé de la mobilité, relève que la ville hérite d’un patrimoine de places aménagées dans le cadre de projets privés entre les années 1950 et 1990. «On faisait alors des projets immobiliers, sans se soucier de la génération de trafic engendrée», estime l’élu.

D’autre part, sur la période, de très nombreuses places sont aussi aménagées par les autorités publiques, action favorisant la multiplication de voitures dites ventouses. «On faisait alors de la zone blanche sans se soucier de qui allait stationner là. Ces places ont été créées sans réflexion sur leur affectation et l’impact qu’elles auraient», estime Antoine Bussard.

C’est dans les années 1990 que la ville commence à réguler la création de places de parc et à développer une politique. Les quartiers de la ville passent peu à peu au régime payant des parcomètres et au système de vignette pour les habitants. Le quartier d’Alt en 1991, le Bourg et Gambach en 1992, Pérolles en 1993. Le Jura, la Vignettaz, l’Auge et la Neuveville ont suivi entre 1995 et 2000. Avant Beaumont, entre 2010 et 2015, et enfin le Schoenberg en 2016.

83% sont privées

«Au moment de l’élaboration d’une politique de stationnement, en 1993, les autorités communales commencent à considérer que si chaque parcelle privée couvrait ses besoins, la ville serait déchargée de la gestion des places sur le domaine privé et pourrait libérer des espaces sur le domaine public», explique Pierre-Olivier Nobs. Un minimum et un maximum de places devant être assurées par les promoteurs immobiliers sont alors introduits à cet effet.

La démarche permet de libérer une partie de l’espace public et de limiter la croissance de cases mais n’annule pas les excès du passé. «Aujourd’hui, beaucoup de ces places privées liées à des immeubles de la ville ne servent pas à la population. Elles sont louées à des pendulaires qui contribuent à la saturation du trafic au centre-ville», relève Antoine Bussard.

La commune tente aujourd’hui de corriger cet aspect de sa politique en supprimant l’obligation d’un minimum de places. Un changement qui se fera au rythme de la construction et de l’assainissement des immeubles de la ville. Aujourd’hui, le fonds privé représente près de 83% du total des cases. Un rapport qui laisse peu de marge de manœuvre aux autorités communales.

«La ville hérite d’un patrimoine de places ­aménagées dans le cadre de projets privés» Pierre-Olivier Nobs

Les villes ne connaissent pas leur parc privé

Un sondage auprès de cinq communes romandes révèle que la majorité d’entre elles ne connaît pas le nombre de places privées à usage privé.

Selon les estimations de l’Office fédéral de la statistique, la Suisse comptait, en 2017, 10,5 millions de places de parc pour 4,6 millions de voitures privées et 8,4 millions d’habitants (soit 1,2 place par habitant). Bien trop pour l’Association transports et environnement prenant position sur ces chiffres dans son magazine en octobre dernier. A Fribourg, le ratio de 0,85 place de parc par habitant est déjà considéré comme problématique pour la commune et l’ATE. Mais qu’en est-il dans d’autres communes de Suisse romande?

Sur la base d’un sondage auprès de cinq communes, il ressort que, à part Fribourg et Genève, les autres ne connaissent que partiellement leur offre en stationnement. Les services concernés de Lausanne, Neuchâtel et Sion signalent ne pas avoir de données disponibles sur la quantité de places privées à usage privé sur leur territoire. A Lausanne, Vincent Duffau, responsable communication de la ville, signale que la commune «est actuellement en train de conduire un recensement des places privées sur son sol».

A Neuchâtel, Christine Gaillard, conseillère communale chargée de la Direction de l’urbanisme, de la mobilité et de l’environnement, indique que cette question doit faire l’objet d’une étude future. Mais, pour l’élue, le total de places par habitant n’est pas un indicateur pertinent, car il ne dit rien de la disponibilité effective d’une place, surtout déterminée par le régime de parcage (durée de stationnement autorisée, tarification), ni du soutien volontariste au transfert modal vers les transports publics et les vélos.

Le service concerné à Sion, où les règles de gestion du stationnement sont en révision, indique ne pas avoir de données sur ses places à usage privé, mais juge le dimensionnement de son parc «globalement satisfaisant». La Chaux-de-Fonds, qui développe sa politique de stationnement, indique ne pas être en mesure de transmettre des données sur le sujet. IC

La ville de Fribourg compte quelque 34 000 places de parc pour 40 000 habitants. Alain Wicht-archives

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La Liberté 6 septembre 2018

Le Conseil d’Etat confère le statut de site touristique à l’année au Bourg, à l’Auge et à la Neuveville

De la flexibilité pour la Vieille-Ville

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Igor Cardellini

Fribourg   Les magasins des quartiers du Bourg, de l’Auge et de la Neuveville devraient bientôt pouvoir ouvrir jusqu’à 22 h en semaine et 20 le dimanche et les jours fériés. Le Conseil d’Etat vient d’édicter une ordonnance visant à modifier le règlement sur l’exercice du commerce de sorte à conférer à ces zones de la capitale cantonale le statut de site touristique à l’année. L’étiquette donne la possibilité à la commune de permettre des ouvertures plus tardives qu’ailleurs en ville.

Pour rappel, cette ordonnance émise sur proposition de la Direction de la sécurité et de la justice résulte d’une requête conjointe du comité de l’agglo et de l’Exécutif de Fribourg. «Une lettre a été adressée au Conseil d’Etat en avril dernier avec la demande expresse de modifier le règlement dans le but de dynamiser le tourisme en Vieille-Ville en adaptant les conditions d’exercice du commerce dans ce secteur», explique Félicien Frossard, secrétaire général de l’agglo.

Pour motiver sa décision, le Conseil d’Etat précise notamment que les quartiers du Bourg, de l’Auge et de la Neuveville «abritent des richesses historiques qui focalisent le tourisme et en font une destination de premier ordre et que leur valorisation passe par la «sauvegarde et le développement de l’offre commerciale». L’exécutif cantonal ajoute que les sites en question ont été «désignés avec parcimonie» et qu’ils «revêtent de façon indéniable un intérêt touristique majeur pour leur région et pour l’ensemble du canton».

«C’est une bonne nouvelle, la Vieille-Ville de Fribourg ne bénéficiait pas encore de statut, contrairement à d’autres localités dans le canton, alors même que nous avons un ensemble médiéval unique en Europe. La célérité du Conseil d’Etat me ravit», souligne Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal en charge de la police locale. Et d’ajouter que l’idée derrière ce changement est «d’accompagner la requalification de la zone et qu’elle ne se fasse pas qu’avec l’ajout de belles pierres, mais aussi en créant des conditions-cadres aptes à stimuler l’économie touristique».

Plus de 200 commerces

A ce stade, l’ordonnance ne fait «qu’ouvrir une possibilité», souligne Félicien Frossard. Le règlement communal sur les heures d’ouverture des commerces doit en effet encore être modifié et soumis au Conseil général pour approbation. Sans pouvoir donner de délai, le conseiller communal en charge de la police locale pressent que le changement trouvera l’accord de la majorité des élus: «A ce jour, je n’ai quasiment pas entendu de réactions négatives sur ce type de propositions.»

Selon une étude de la ville réalisée ce printemps, dans le quartier du Bourg, 204 espaces commerciaux en rez-de-chaussée sont potentiellement concernés. Sur le total, 177 vitrines sont occupées par des services à 37,9%, des commerces à 43,5%, des restaurants à 21,5% et des fast-foods à 26,3%.

Alexandra Stadler, responsable du développement économique de la ville de Fribourg, relève que ces conditions «pourraient aussi intéresser les acteurs de la distribution – se plaçant généralement près des gares – à s’y installer. Leur présence changerait la donne en drainant du monde jusqu’en Basse-Ville.»

Accueil plutôt positif

Alexandre Sacerdoti, président de l’Association des intérêts du quartier du Bourg, juge la démarche d’autant plus pertinente qu’avec la disparition ­prochaine du magasin d’alimentation Aeby, «qui était une institution», il n’y a quasiment plus de commerces alimentaires dans la zone. «Par ricochet, cela va aussi aider au développement des magasins de destination, soit ces commerces où l’on se rend car ils proposent des articles que l’on ne trouve pas dans les centres commerciaux», considère Alexandre Sacerdoti.

Pour Roland Blanc, président de l’Association des commerçants de la rue de Lausanne et du quartier du Bourg, qui salue l’utilisation de l’argument touristique pour faire bouger les choses, «toute prolongation des horaires est bonne à prendre. Après, il va falloir que les commerçants qui sont souvent leur propre employé trouvent l’énergie de rester ouverts.»

Si elle n’est pas critiquée, dans les quartiers de l’Auge et de la Neuveville, l’ordonnance est accueillie avec moins d’enthousiasme. Mathias Pittet, coprésident de l’Association des intérêts de l’Auge, estime que des ouvertures plus tardives auront un impact minime sur l’Auge, puisque la portion de ville abrite majoritairement des bistrots et des restaurants. Simon Farine, coordinateur de l’Association des intérêts de la Neuveville, perçoit positivement le fait que la Basse-Ville bénéficie de flexibilité, mais craint que cela ne se traduise par «plus de pression sur les petits commerces» sans que cela n’amène pour autant plus de monde.

«La célérité du Conseil d’Etat me ravit»

Pierre-Olivier Nobs

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La Liberté 4 juillet 2018

A Fribourg, les associations de quartier n’auront plus besoin de payer pour organiser des manifestations

Les associations exonérées de taxes

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  • Igor Cardellini

Conseil général · C’est un geste pour favoriser la vie dans les quartiers. Lundi soir, le Conseil général de la ville de Fribourg a confirmé l’exonération de taxes et d’émoluments pour les associations de quartier organisant des manifestations sur le domaine public communal. Les modifications du règlement général de police et du règlement concernant les taxes d’empiétement ont été approuvées à l’unanimité. Les partis sont donc tous d’accord sur le principe, mais pas forcément sur l’étendue des bénéficiaires de la mesure.

«Pourquoi uniquement les associations de quartier? Nous nous étonnons que le libellé limite l’exonération à ce type d’association. Il y a là une inégalité de traitement avec les autres associations. Nous invitons fortement le Conseil communal à réfléchir à l’extension de son règlement modifié», s’exclame le vert Gilles Bourgarel.

«Suivi nécessaire»

Le libéral-radical David Aebischer souligne que son parti se rallie à la modification qui «soulagera les caisses des quartiers», mais que l’exonération doit rester «strictement limitée aux activités à but non lucratif organisées par des associations de quartier». Et le démocrate-chrétien Alexandre Sacerdoti de relever que «cela implique un suivi, une reconnaissance et un enregistrement officiel des associations de quartier. Le cadre de leurs actions doit être complètement bénévole et toute rémunération exclue.»

A ce titre, l’UDC s’interroge sur la définition exacte des activités à but non lucratif. «Quelle est la limite? Si une association organise une activité pour faire entrer de l’argent dans les caisses pour financer d’autres animations, comment la ville considèrera-t-elle l’initiative?» demande le démocrate du centre Pascal Wicht.

«Le fait que ça soit réservé aux associations de quartier ou groupes assimilables nous paraît être une bonne solution pour éviter le risque d’abus d’acteurs ayant des objectifs lucratifs et se cachant derrière une manifestation bénévole», souligne Maurice Page au nom du Centre gauche-PCS.

Sur ce point, Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal en charge de la police locale, indique que si le «travail est bien bénévole et que les sommes gagnées, par exemple en invitant un food-truck, vont dans la caisse de l’association pour des activités récréatives, l’exonération peut être accordée. En revanche, si l’argent va dans la poche du patron du food-truck, il ne doit pas y avoir entrée en matière.» Et d’assurer qu’un suivi sera mis en place.

Le groupe socialiste, à la base de cette modification, est satisfait du changement apporté. «Cette exonération encourage les associations à s’investir bénévolement dans la mise en place de fêtes et d’activités. La vitalité des quartiers dépend essentiellement de ce dynamisme et c’est à ce niveau-là que débute la construction de la cohésion sociale», relève la socialiste Adeline Jungo.

Pour rappel, cette modification trouve son origine en 2014, dans un postulat de la socialiste Marine Jordan. En juin 2015, l’objet a été converti en proposition, approuvée par le Conseil général par 30 voix contre 9 (11 abstentions). A titre indicatif, pour l’année 2014, les montants facturés aux associations de quartier étaient de 1575 francs, un manque à gagner que tous les partis considèrent minime. Dès l’acceptation de la proposition, les frais relatifs à ce type d’autorisation avaient cessé d’être facturés.

Le Conseil général a par ailleurs accepté la modification du délai pour le dépôt des demandes d’autorisation de 10 jours à 20 jours avant une manifestation. Modification notamment introduite en raison du nombre croissant de demandes d’usage du domaine public (780 demandes soumises en 2017 contre 548 en 2005). ·

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Parquer sans passer par le parcomètre

parquer sans le parcomètre

Lien vers le PDF de l’article :  Liberté du 04.05.2018 – parquer sans passer par le parcomètre

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La Liberté 14 avril 2018

Le Tour de Romandie perturbera le trafic à Fribourg les 24 et 25 avril. Un village animera le centre-ville

Les vélos chambouleront le trafic

Lien vers le PDF de l’article :  lib_20180414_0_0_13

  • Nicolas Maradan et Igor Cardellini

Fribourg · Attention les vélos! Du 24 au 25 avril, la ville de Fribourg accueillera le Tour de Romandie. Ce qui perturbera considérablement le trafic, ont prévenu les organisateurs et les autorités communales au cours d’une conférence de presse hier. Le mardi 24 avril, pour le prologue de l’épreuve, les cyclistes s’affronteront sur un circuit reliant la Grenette à la place Georges-Python en transitant par la Basse-Ville.

Ce jour-là, la circulation sera interdite sur tout le parcours – dans les quartiers de l’Auge, de la Neuveville, aux Neigles et dans la vallée du Gottéron ainsi que sur la route de Berne, depuis le pont de Zaehringen jusqu’à la route du Stadtberg ­ – de midi à 18 h 30. Avec des dérangements à craindre dès 7 h. Seule la Planche-Supérieure sera accessible, par le chemin de Lorette. Mais les places de stationnement y seront limitées.

Perturbations

Le quartier du Bourg sera encore plus touché. Les véhicules en seront bannis dès 9 h, et même dès 7 h sur certains axes comme la rue de Morat (depuis le rond-point du Varis), la rue du Pont-Suspendu et la rue des Chanoines. Dans cette zone, les perturbations devraient durer jusque vers 20 h.

Au centre-ville, la circulation sera également difficile dès 7 h. Le Square-des-Places sera fermé de 7 à 21 h et la route des Alpes de 9 à 18 h 30. En outre, des restrictions de stationnement seront possibles dans toute la ville. «En compensation, les places de parking situées sur le plateau de Saint-Léonard, au Palatinat et à la Route-Neuve seront accessibles gratuitement du 24 avril à 7 h jusqu’au 25 avril à 8 h pour les personnes lésées par les interdictions de stationnement», souligne Philippe Fragnière, chef du secteur police au service de la Police locale de la ville de Fribourg.

Durant la journée du 24 avril, les piétons pourront circuler partout, sauf sur les ponts de Berne et du Milieu qui seront utilisés par les coureurs dès midi et jusqu’à 18 h 30. De plus, la déchetterie des Neigles gardera portes closes, de même que le bureau de la police locale situé à la Grand-Rue.

Les réseaux de bus urbains et régionaux sont aussi concernés, dès 5 h pour les lignes 3 et 5 et dès 9 h pour les lignes 1, 2 et 6. Sur toutes ces liaisons, les arrêts place Georges-Python, Université, Saint-Pierre, Tilleul, Bourg, Chancellerie, Pont-Zaehringen et Stadtberg ne seront plus desservis. Et, dès midi, la ligne 4 rejoignant le quartier de l’Auge sera purement et simplement supprimée. Les transports publics devraient à nouveau circuler librement dès 21 h.

Les perturbations se poursuivront encore jusqu’au 25 avril. Ce jour-là, pour la première étape en ligne de la course, les cyclistes partiront du site de Bluefactory pour rallier Delémont. Dès 13 h et jusqu’au passage du peloton, le trafic sera modifié sur l’avenue du Midi et dans le quartier de Beaumont.

Tour dans les tours

Petit tour dans le Tour, peu avant le prologue, un circuit dédié aux plus jeunes sera inauguré par une centaine d’écoliers de 11 à 13 ans. Dès 14 h 15, ils démarreront depuis l’école des Neigles par équipes de quatre à six coureurs sur un tracé un petit peu plus court que celui des professionnels passant par la Grand-Fontaine et la route des Alpes jusqu’à la place Georges-Python. «Ce P’tit tour est désormais entré dans l’esprit du Tour de Romandie qui a la mission de développer ce sport et de le faire connaître aux jeunes», explique Patrick Vallélian, responsable de la communication de l’étape fribourgeoise.

«Un village d’arrivée et de départ sera installé sur la place Georges-Python. Sponsors, bars et stands de nourriture proposeront de quoi se restaurer», ajoute Patrick Vallélian. Clin d’œil à l’événement, à l’initiative de Sept.info et en collaboration avec la Bibliothèque cantonale universitaire, une quinzaine d’affiches arborent des photographies témoignant de la présence du vélo à Fribourg. ·

«Le tour a aussi pour mission de faire connaître ce sport aux jeunes»

Patrick Vallélian

«J’ai toujours voulu faire ça»

Ce prologue en ville de Fribourg n’est pas une idée saugrenue réalisée en un jour. ­Richard Chassot l’avait dans un coin de la tête depuis un moment. «J’ai toujours voulu faire ça. En 2006, quand j’ai repris le Tour de Romandie, c’était déjà mon idée, raconte le patron de la boucle romande. Je voulais partir de Pérolles, où j’avais gagné en son temps le Grand Prix La Liberté, et rejoindre la Basse-Ville. C’était trop ambitieux pour la télévision qui m’avait dit non.» En douze ans, les moyens ont changé, tout comme la confiance accordée au Fribourgeois. «Depuis ce temps, nous avons aussi gagné en maîtrise, continue-t-il. Je voulais remettre le couvert et cela a pris deux ans à se mettre en place.» C’est presque un concours de circonstances qui a permis à Richard Chassot de réaliser son rêve. «Le Conseil communal veut requalifier le quartier du Bourg, explique Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal. Ce prologue s’inscrit tout à fait dans cette volonté de la ville. Il fallait que les astres s’alignent pour que cela se fasse et nous y sommes arrivés.» PB

Les coureurs sur le point d’atteindre la place Georges-Python lors de la 4e étape du Tour de Romandie en 2014.

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Le Diesel se meurt, vive l’électrique

La Liberté du 6 mars 2018

trolleys batterie

Lien vers le PDF de l’article : Liberté du 06.03.2018 – Le diesel se meurt, vive l’électrique

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05.03.2018

Des trolleybus à batterie pour le réseau de bus de l’Agglo

Lien vers le site : http://www.laliberte.ch/info-regionale/fribourg/des-trolleybus-a-batterie-pour-le-reseau-de-bus-de-l-agglo-430394

Les TPF vont renouveler leur flotte de véhicules, avec, à terme, 30 trolleybus équipés de batteries. © La Liberté/ Alain Wicht

NR

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Une flotte moins bruyante, moins polluante. Le réseau de transports publics du Grand Fribourg va subir une révolution, ont annoncé ce lundi à la presse les TPF et l’Agglo. Le réseau va passer à 60% d’électrification d’ici 2025.

Le réseau de bus de l’Agglomération de Fribourg va subir une révolution. Il va se doter de nouveaux véhicules électriques: des trolleybus à batteries. Une solution plus écologique que les bus diesel, qui évitera d’avoir à prolonger les lignes électrifiées existantes. L’annonce a été faite ce 5 mars en conférence de presse par l’Agglo et les Transports publics fribourgeois (TPF).

Les véhicules desservant actuellement le réseau de l’Agglomération – dix lignes en exploitation – doivent en effet être remplacés à court et moyen terme: Les bimodes équipant la ligne 1, d’ici 2021, et les véhicules équipant les lignes 2,3, et 6, à l’horizon 2025.

Dix véhicules seront commandés en 2020 pour remplacer ceux en circulation sur la ligne 1 et une option d’achat portant sur 20 véhicules supplémentaires sera réalisée si l’exploitation technique du matériel donne satisfaction, indique Vincent Ducrot, directeur général des TPF.

L’investissement total est de 37 millions de francs. L’Agglomération de Fribourg prend à sa charge les coûts de l’investissement dans le cadre des ses commandes de prestations annuelles. Les nouveaux véhicules seront amortis sur 15 ans.

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La Liberté 26 janvier 2018

Beaumont réveillé par des affamés

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Fribourg · Sans cesse réveillés par les noctambules roulant à grand bruit dans les rues du quartier pour atteindre la boulangerie, les aînés de Beaumont sont à bout de nerfs.

Les aînés du quartier de Beaumont n’en peuvent plus des bruits d’accélération de voitures qui hantent leurs fins de nuits du jeudi au dimanche. Ils l’ont fait savoir lors de l’assemblée générale de l’association des intérêts du quartier Beaumont-Vignettaz-Monséjour mercredi soir. En cause: des noctambules de la région qui, au terme de leur soirée, passent par la route de Beaumont pour aller chercher de quoi caler un petit creux chez le boulanger du coin, ouvert en dehors des horaires autorisés.

«Est-ce que quelqu’un va bouger pour que ce raffut cesse? Ça fait depuis 1993 que nous subissons ce manège. Ce boulanger n’a pas le droit de vendre ses produits entre 19 heures et 6 heures. Il attire tout un tas de jeunes qui viennent faire la course dans les rues du quartier», s’exclame une habitante visiblement à bout.

«Nous avons déjà convoqué ce monsieur. Il viole en effet le règlement sur l’ouverture des commerces et a eu des amendes salées pour cela. Après, la police locale n’a pas la compétence de patrouiller la nuit. Quant aux nuisances sonores et autres tapages, je ne peux que vous encourager à les dénoncer auprès de la police cantonale», a réagi Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal en charge de la police locale.

Sensibilisée au problème, la police cantonale surveille autant que possible le secteur. «Depuis cet été surtout, la présence a été renforcée. La nuit, la police couvrant ce secteur a déjà beaucoup de tâches. Lorsqu’ils ne sont pas sur place, le temps du déplacement, les jeunes réunis en groupes se sont souvent déjà volatilisés. Les quelques dénonciations faites commencent cependant à avoir un effet dissuasif», a expliqué le sergent Florian Liard.

Le commerce peut-il être fermé? Non, un commerce ne peut être fermé pour cette raison, répond Jean-Charles Bossens, chef de la police locale. Et de signaler que «la ville peut en revanche infliger des amendes multiples et de plus en plus élevées».

La Liberté n’a pu joindre le patron du commerce, inatteignable hier. Les nuisances liées à l’ouverture nocturne de la boulangerie ne sont pas nouvelles. En 2009, la ville avait déjà sévi en administrant deux fois 50 000 francs d’amende (montant maximal). Après un recours devant le juge de police de la Sarine, la peine pécuniaire avait été réduite à 7000 francs. Une vingtaine d’autres amendes avaient déjà été infligées au commerçant depuis 1993, pour un total de 55 000 francs. La police locale ne communique pas le nombre de contredanses prononcées ces dernières années, ni pour quel montant.

Igor Cardellini

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La Liberté 19 janvier 2018

Philippe Jordan s’en va après 40 ans au service de la ville. Hommage des pompiers

Ils honorent leur commandant

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Igor Cardellini

Fribourg · L’émotion était vive mercredi soir lors du rapport annuel du Bataillon des sapeurs-pompiers de la ville de Fribourg. Gorges serrées, les intervenants et l’assemblée ont fait honneur au commandant Philippe Jordan qui assistait à distance à sa dernière inspection, filmée en direct. L’homme a dédié quarante ans de sa vie à la sécurité des habitants de la ville et de la région. Il tire aujourd’hui sa révérence pour des raisons de santé, après dix-sept ans aux commandes du bataillon. Le nom de son successeur n’est pas connu pour l’heure.

Pour ce passage de flambeau, à la fin du rapport annuel, Philippe Jordan a préparé un diaporama en musique, mêlant textes et images, diffusé sur l’écran de l’aula magna de l’université. Un vibrant message de passion et d’espoir qui a suscité une standing ovation de l’assemblée très émue.

«Commandant d’acier»

Cet homme de terrain est devenu sapeur-pompier volontaire en 1978, deux ans après son engagement au cadastre en tant que dessinateur géomètre. Le début d’une belle carrière puisqu’il prend les commandes du bataillon dès 2001.

Pour «coiffer sa carrière» le bataillon lui a remis symboliquement un «commandant d’honneur en acier», car même si l’acier est solide, «il est altérable, comme les humains que nous sommes», a relevé Philippe Meyer, chef d’exploitation du service du feu, au moment de présenter la statuette au «grand homme qui a la mission de pompier dans l’âme».

Le conseiller communal Pierre-Olivier Nobs a exprimé sa reconnaissance et sa profonde gratitude pour son engagement indéfectible. Le syndic Thierry Steiert a aussi salué le dévouement de cette «figure incontournable des sapeurs-pompiers à Fribourg et au-delà du canton».

Le préfet, Carl-Alex Ridoré, s’est dit honoré d’avoir eu «la chance de travailler pendant neuf ans avec le commandant et d’avoir toujours pu compter sur les compétences sans faille de cet homme qui représente un modèle d’engagement au service des citoyens de la région». Quant au directeur de l’Etablissement cantonal d’assurance des bâtiments (ECAB), Jean-Claude ­Cornu, il a signifié son admiration pour le professionnel qui a «toujours placé sa mission au-dessus de ses sentiments et de ses souhaits».

Mission élargie

Entre les hommages des intervenants, le capitaine Beat Betschart, qui remplace actuellement le commandant avec le concours du capitaine Pascal Zwahlen, a présenté le rapport préparé par les soins de Philippe Jordan. Il a notamment passé en revue les temps forts de l’année. Parmi lesquels l’agrandissement de la caserne qui a permis une meilleure organisation des véhicules pour des temps de départ des véhicules plus efficaces.

En outre, des vestiaires qui faisaient défaut ont été aménagés. L’année passée le bataillon a aussi repris les missions des pompiers de Givisiez, dont les autorités étaient présentes mercredi soir. «Nous ferons chaque jour de notre mieux pour être dignes de la responsabilité confiée à Fribourg pour la sécurité de Givisiez. Les portes de notre bataillon resteront toujours ouvertes pour chaque sapeur qui désirerait être incorporé pour autant qu’il satisfasse les prérequis», souligne Pierre-Olivier Nobs.

Fusion évoquée

Par ailleurs, depuis le 1er juin, le poste de premier secours et la section d’appui (qui effectue des piquets les week-ends et les jours fériés) ont fusionné. Concernant l’autre fusion en préparation, celle du Grand Fribourg, le syndic a invité tous les sapeurs à soutenir ce projet au cours des prochaines années «en faisant preuve d’empathie et de respect vis-à-vis de leurs collègues au sein des communes du périmètre de fusion».

Le bataillon est intervenu 374 fois au cours de l’année passée, contre 369 en 2016. Ces mobilisations ont représenté 4938 heures de travail, soit une augmentation de 393 heures par rapport à 2016. ·

374 Les interventions des sapeurs-pompiers de Fribourg l’an dernier

«Il a la mission de pompier dans l’âme»

Philippe Meyer

Le commandant Philippe Jordan a eu droit à de multiples louanges, mercredi soir, pour son engagement indéfectible.

Charles Ellena-archives

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La Liberté 31 octobre 2017

Ville, TPF et agglo lancent Park+Ride Event, label encourageant l’usage des transports publics lors de fêtes

Tous en bus à la Saint-Nicolas

Lien vers le PDF de l’article : lib_20171031_0_0_12

· Nicole Rüttimann

Fribourg · Pour dix francs, poser la voiture et rallier en transports publics, à quatre, une fête au centre-ville, le stress des bouchons en moins. C’est ce que propose, dès le 2 décembre à l’occasion de la Saint-Nicolas, la ville de Fribourg, les Transports publics fribourgeois (TPF) et l’agglomération. Lancée sous le label Park+Ride Event, l’offre est également destinée aux personnes qui n’utilisent pas de voiture et elle devrait être reconduite pour d’autres grandes manifestations. Elle a été présentée hier en conférence de presse.

«Le concept est né d’un constat: nous avons des manifestations d’importance à Fribourg, comme la Saint-Nicolas qui draine chaque année 25 000 personnes au centre-ville. Cela crée des problèmes de trafic», expose Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal directeur de la police locale, de la mobilité et des sports. Comment l’éviter? En promouvant l’utilisation des transports publics comme alternative aux voitures. C’est ce qui a amené la ville, les TPF et l’agglo – avec l’appui de Fribourg Tourisme – à tester un nouveau concept de mobilité pour les grandes manifestations.

Celui-ci propose donc aux visiteurs de laisser leurs voitures le 2 décembre dans les parkings d’échanges P+R de Marly-Corbaroche, Saint-Léonard, Heitera, La Grange, ainsi que dans celui du Centre commercial Fribourg Sud, et d’emprunter le réseau de transports publics dans la zone 10 de Frimobil, le tout pour dix francs. Le titre de transport est valable pour quatre personnes. Le billet peut être acheté dans les parkings précités de 14 à 17 h, où des personnes seront présentes pour encaisser. Les visiteurs pourront aussi employer d’autres Park+Ride mais il n’y aura pas d’«encaisseurs». Quant à ceux qui viennent sans voiture, ils peuvent acquérir toute la journée ce titre de transport spécial aux automates des TPF.

Afin de faire connaître ce label, un spot passera sur les écrans des bus TPF et sera diffusé sur Radio Fribourg, des affiches seront posées en ville, et des flyers – où figure le plan des parkings et des lignes de bus à proximité – seront distribués dans les ménages. Le logo «A la Saint-Nicolas en voiture? 4 personnes Park+Ride Event, 10 fr.», créé par une agence de communication fribourgeoise, figurera aussi sur des biscômes distribués sur les parkings.

Concept durable

Après cette phase test, le concept est appelé à se développer, indique Pierre-Olivier Nobs: «Nous avons décidé de le lancer avec la Saint-Nicolas car nous maîtrisons bien l’organisation de cette fête. Mais nous voulons aller plus loin. D’où la création du label, aisément identifiable, qui sera décliné pour les manifestations suivantes. Nous ferons le point après la Saint-Nicolas, et affinerons les mesures en vue des prochains grands événements attendus dès 2018 en ville de Fribourg». Et de préciser que le premier pourrait bien être le cortège du dimanche du Carnaval des Bolzes, en précisant que les organisateurs devront trouver eux-mêmes les «encaisseurs».

La capacité de ces parkings devra d’ailleurs être évaluée. Ceux intégrés au concept proposent moins de 700 places, soit un potentiel de 2800 personnes avec quatre passagers par voiture. «Mais l’offre fonctionne aussi si l’on ne se parque pas», rappelle Helmut Eichhorn, responsable vente TPF, précisant que les billets seront différenciés entre les types de clients.

«C’est un test. Nous proposons deux lignes principales en X pour rallier le centre depuis ces parkings en périphérie. L’idéal serait de venir en train avec le RER mais ses cadences actuelles ne sont pas encore suffisantes. Nous avons fait du mieux que nous pouvions avec ce que nous avions. Nous espérons ne pas être dépassés, nous adapterons au besoin le dispositif. C’est une expérience qui permet de valoriser les Park+Ride offrant un accès rapide au centre, en évitant bouchons ou amendes», convient Pierre-Olivier Nobs.

Bus en plus pour le retour

Les TPF prévoient des bus supplémentaires pour assurer le retour de la fête – qui pourra se faire jusqu’à minuit avec ce billet, afin que les visiteurs puissent découvrir Fribourg. «Les déplacements professionnels en transports publics fonctionnent bien. Pour les loisirs, ils restent moins naturels», note Helmut Eichhorn, précisant qu’un effort en ce sens a déjà été consenti avec les ventes de billets par SMS, poursuivi avec cet accord entre TPF et Frimobil qui permet d’acquérir un billet à prix spécial. ·

Le nouveau concept d’accès en ville sera testé le 2 décembre lors de la Saint-Nicolas.

Vincent Murith-archives

«Nous voulons inciter les gens à emprunter les transports publics pour leurs loisirs aussi» Helmut Eichhorn

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La Liberté 21 septembre 2017

Fribourg étend son réseau cyclable

lien vers le PDF de l’article :  lib_20170921_0_0_13

La capitale ajoute 2,2 km de bandes pour vélos. Une pièce de plus dans le sens de la mobilité douce

«Nous agissons par paquets en fonction des normes en vigueur et des diverses contraintes»  Pierre-Olivier Nobs

Fribourg · Comparaison intercantonale faite, la ville de Fribourg est plutôt mauvaise élève en matière de réseau cyclable (La Liberté du 20 août 2016), mais elle s’efforce de le développer. Prochainement, dix artères de la capitale vont accueillir de nouvelles bandes cyclables, annonce un communiqué de la ville. Ces nouvelles voies s’ajouteront au réseau de 19,5 kilomètres déjà en place. Un réseau qui comprend 14,7 km de bandes, 705 m de pistes en site propre et 4 km de voies de bus. Fribourg comptait 8 kilomètres de bandes cyclables en 2010.

Ainsi, les pinceaux de la commune vont badigeonner dix nouvelles routes, avenues et rues sur 2,2 kilomètres. De plus, dans neuf veines de la cité, des pictogrammes seront placés aux endroits où la présence conjointe de cyclistes et d’automobilistes peut créer des situations conflictuelles.

Bandes discontinues

«Ça n’est là qu’un morceau s’ajoutant à des travaux déjà entrepris dans le cadre des mesures d’accompagnement au projet Poya. Pour rappel, des pas importants ont été faits pour améliorer la mobilité dans des zones clés, comme l’avenue Général-Guisan, la route Sainte-Thérèse ou la rue de Morat», relève Jean-Charles Bossens, chef du Service de la mobilité.

«Il s’agit d’un joli paquet de mesures qui dirigent Fribourg dans la bonne direction. On sent que le Conseil communal veut aller de l’avant. Mais nous avons encore beaucoup de discontinuités dans le réseau cyclable. Il faudrait travailler à les relier», estime Marcel Gutschner, représentant de Pro Vélo Fribourg dans la commission de mobilité douce de la ville.

Et d’ajouter que les «pots de peinture ne seront utiles que s’ils s’accompagnent d’infra­structures complémentaires, de places supplémentaires pour garer les vélos de manière pratique et d’une promotion efficace, en partie déjà proposée».

«Nous agissons sur plusieurs plans. L’ajout de bandes et pistes cyclables s’est fait en parallèle à la création des zones 30, de rencontre et piétonnes. De plus, chaque fois que c’était possible, nous avons poussé pour que les promoteurs immobiliers veillent à prévoir des places de parc pour les cycles. Entre 2014 et 2016, 337 places ont été créées, amenant le total à 7272 espaces sur les domaines public et privé pour un usage public (1538) et privé», indique Jean-Charles Bossens.

Vers un autre paradigme

«Il est évident que la ville doit encore augmenter la part de mobilité douce, mais nous agissons par paquets en fonction des normes en vigueur et des diverses contraintes, notamment imposées par la topographie complexe de Fribourg et les ressources financières disponibles», relève Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal en charge de la mobilité et de la police.

Pour l’élu, la ville a déjà opéré un changement de paradigme: «Nous ne priorisons plus les voitures. L’automobiliste n’est plus le seul maître. Le réseau routier est de plus en plus modifié en direction d’un usage commun et complémentaire entre les différents modes de transport. Nous sommes passés à une vision de cohabitation entre voitures et vélos.»

Et les autorités communales comptent sur les activités de promotion pour aider la population à réaliser ce virage. Ces dernières années, elles ont notamment participé à plusieurs activités comme A vélo au travail, la Semaine de la mobilité ou encore la mise en place d’une bourse aux vélos.

Igor Cardellini

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17. août 2017 14:15

Städtekonferenz Mobilität / Conférence des villes pour la mobilité

Conférence des villes pour la mobilité: Ursula Wyss reconduite comme présidente, Stefano Kunz et Pierre-Olivier Nobs élus au Comité

Lien :  https://skm-cvm.ch/fr/Info/Conference_des_villes_pour_la_mobilite/Comite_

Berne (ots) – Stefano Kunz, conseiller communal de Schlieren, et Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal de Fribourg, sont les nouveaux membres du Comité de la Conférence des villes pour la mobilité. L’Assemblée générale de ce jour a également reconduit Ursula Wyss, conseillère communale de Berne, pour trois nouvelles années à la présidence de la CVM.

Deux nouveaux membres viennent élargir le Comité de la Conférence des villes pour la mobilité (CVM). Avec Stefano Kunz, de Schlieren et Pierre-Olivier Nobs, de Fribourg, les villes de taille moyenne et les communes d’agglomération sont désormais plus fortement représentées. Dans le cadre de cette élection de renouvellement général du Comité, Ursula Wyss, conseillère communale de Berne et présidente de la CVM depuis 2013, a été reconduite dans ses fonctions.

Stefano Kunz est entré en politique en 2010, au parlement communal de Schlieren. Depuis 2014, il est membre de l’exécutif de la commune où il dirige le dicastère des travaux, de l’assainissement et des infrastructures, ce qui fait de lui également le responsable des transports publics. Pierre-Olivier Nobs est entré en 2006 au Conseil général, le parlement de la ville de Fribourg, qu’il a présidé en 2013. En 2016, il a été élu à l’exécutif, où il est en charge de la mobilité, de la police et des sports.

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La Liberté 19 avril 2017

Une nouvelle terrasse de 58 m2 au Bourg

Lien vers le PDF de l’article : lib_20170419_0_0_10

Fribourg · Les nouvelles directives sur les terrasses font des heureux dans la cité des Zaehringen. Le restaurant italien Capricciosa, rue Pierre-Aeby, est le premier à saisir l’occasion après leur adoption par la ville en février. Il prévoit d’installer une terrasse de 58 m2 et 24 places à quelques pas du bâtiment, sur le haut de la place du Marché-aux-Poissons. La mise à l’enquête est parue la semaine dernière dans la Feuille officielle. Le gérant et locataire «attendait depuis deux ans cette opportunité». Il se dit ravi de disposer de l’espace qu’il souhaite aménager «en accord avec le cadre naturel, entre arbres et fontaine, de façon simple, préservant son calme». La terrasse, sans plancher, ne comporterait que des tables et des chaises. La seule animation envisagée serait de faire venir un pianiste une fois par semaine, «à condition que cela ne dérange ni la commune, ni le voisinage», souligne-t-il.

«Cet aménagement n’aurait pas été envisageable sans les nouvelles directives qui autorisent des terrasses n’étant plus directement attenantes à l’établissement et permettent aux tenanciers d’organiser de petits événements culinaires ou musicaux sur leur espace extérieur en été», expose Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal de Fribourg, en charge de la police locale. «Le projet s’inscrit au cœur des directives et contribuera à animer et valoriser le quartier du Bourg. Nous voulions offrir aux tenanciers plus de possibilités d’être créatifs.»

L’emplacement choisi, propriété de la commune, n’implique aucune suppression de places de parc. La taxe d’usage de la parcelle est de 40 francs par m2 et par an pour la zone qui comprend le Bourg et la Basse-Ville, précise Laurent Gerber, collaborateur scientifique auprès de la police locale.

Si aucune opposition n’est déposée, la terrasse devrait être ouverte à l’été 2018, le temps que le dossier soit validé par diverses instances dont la préfecture. · Nicole Rüttimann

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La Liberté 28 février 2017

La ville de Fribourg change les règles du jeu pour les terrasses et ouvre des horizons

Des terrasses plus animées

Olivier Wyser

Commerce · L’été promet d’être particulièrement animé à Fribourg. La ville de Fribourg se dote en effet d’une nouvelle directive concernant les terrasses des établissements publics. Certains critères sont assouplis «dans l’intérêt des cafetiers-restaurateurs et pour l’animation de la ville», indique un communiqué. Par ailleurs, certaines conditions préalables pour obtenir une autorisation ont été précisées pour une meilleure lisibilité des règles du jeu.

«On passe d’un régime où presque tout était interdit sur les terrasses de Fribourg à une nouvelle dynamique où les restaurateurs pourront laisser leur créativité s’exprimer», résume Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal responsable de la police locale. Ce nouveau règlement entend ainsi s’adapter à l’évolution des besoins pour apporter un supplément de vie dans les rues de la capitale cantonale.

Evénements ponctuels

Première nouveauté: les restaurateurs, qui ne peuvent pas aménager une terrasse directement devant leur établissement pourront faire une demande afin de s’implanter «à proximité immédiate». «Une telle possibilité peut être envisagée pour des motifs d’animation de l’espace public, comme cela avait été le cas il y a quelques années quand les établissements voisins de la place du Petit-Saint-Jean avaient été autorisés à exploiter l’espace central de la place», illustre la ville. «Ce genre de scénario pourrait notamment se présenter dans le cadre de la requalification de l’espace public du quartier du Bourg», augure Pierre-Olivier Nobs.

Les établissement qui le souhaitent pourront désormais en outre organiser ponctuellement de petits événements: prestations musicales, préparations culinaires, etc. Les tenanciers devront déposer une demande et fournir un concept d’animation. C’est la préfecture qui délivrera les autorisations, sur préavis de la police locale. Ces animations en terrasse ne pourront en principe pas avoir lieu après 22 heures et la musique ne pourra pas dépasser les 85 décibels.

De nouvelles possibilités

Autre modification: la ville introduit la notion de «terrasse d’hiver». Cette dernière est de la même surface que la terrasse d’été mais se compose d’un aménagement réduit, limité aux tables et aux chaises. Pour éviter un entreposage de mobilier sur le domaine public, les tenanciers peuvent installer ce type de terrasse uniquement la journée.

En outre, la nouvelle directive de la ville précise les critères esthétiques nécessaires pour obtenir l’autorisation d’exploiter une terrasse. Objectif: garantir une certaine homogénéité des terrasses dans les zones présentant un intérêt particulier, par exemple les lieux historiques.

Un gain d’attractivité

Les cafetiers-restaurateurs sont plutôt satisfaits de ces nouvelles règles. «C’est certain, les terrasses d’hiver demanderont un peu plus de travail puisqu’il faudra ranger et ressortir le matériel chaque jour. En revanche les restaurateurs gagnent avec cette directive la possibilité d’organiser des événements et d’être créatifs, ce qui n’était pas possible auparavant», se réjouit le président de la section ville de Gastro Fribourg, Roland Blanc. «Cela ouvre de nombreuses possibilités, par exemple faire un bar à huîtres lors des nocturnes en période de Noël ou organiser des concerts en été», illustre Roland Blanc qui estime que grâce à cette directive Fribourg va gagner en attractivité. ·

Les restaurateurs qui en feront la demande pourront ­notamment ­organiser ponctuellement des concerts sur leurs ­terrasses.

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La Liberté 10 novembre 2016

Le parcage sera payant partout à la Neuveville

lien vers le pdf de l’article : lib_20161110_0_0_15 (1)

Fribourg · Les habitants de la Neuveville peuvent dire au revoir au disque de stationnement. Des horodateurs vont être posés dans ce quartier de la Basse-Ville dès aujourd’hui. Le préfet ayant débouté le recours de l’Association de quartier de la Neuveville qui voulait éviter le passage à ce régime dans tout le secteur, la ville a le champ libre. Les résidents devront payer 396 francs par année pour obtenir une vignette de stationnement.

«La Neuveville était déjà en partie munie de parcomètres. Cette coexistence avec le disque de stationnement n’avait plus de raison d’être. Ainsi, comme dans les autres zones de la ville – le quartier du Schoenberg suivra bientôt –, le parcage sera désormais payant. La durée autorisée sera fixée à trois heures, pour un montant de 6 francs. Pour les places situées devant la piscine de la Motta, la durée sera limitée à deux heures», indique Jean-Charles Bossens, chef du Service de la police locale et de la mobilité.

Ces modifications s’inscrivent en effet dans une démarche d’uniformisation entreprise depuis quelques années. «Il s’agit de dissuader les pendulaires de venir se parquer au centre au détriment des habitants», souligne Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal en charge de la police locale et de la mobilité. Une enquête menée par la ville au Schoenberg l’année dernière pour mesurer l’état de saturation des places de parc avait montré que 43% des 266 cases auscultées étaient occupées par des pendulaires.

Et l’édile de préciser que ces mesures s’inscrivent aussi indirectement dans «une politique d’encouragement des transports publics et de la mobilité douce». Le coût de l’introduction du stationnement payant en Neuveville est estimé à 90 000 francs. Ce montant comprend l’achat des horodateurs et l’adaptation de la signalisation existante.

Igor Cardellini

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La Liberté 30 août 2016

Pierre-Olivier Nobs à la page après cent jours ouvrables

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Fribourg · Elu en avril dernier, le conseiller communal chrétien-social fête ses cent jours à la tête du Service de la mobilité, de la police locale et des sports de la ville de Fribourg en donnant la parole, sur Facebook, aux citoyens de la capitale cantonale. Ils ont eu la possibilité, dimanche, de lui poser des questions en direct et durant environ trente minutes. Des interpellations portant aussi bien sur ses idéaux politiques que sur la piétonnisation de la ville, auxquelles le nouvel élu a tenté de répondre sans filet.

«J’aime être en contact avec la population, écouter les coups de gueule, les propositions» Pierre-Olivier Nobs

Vos cent jours d’entrée en fonction, si je sais encore calculer, devaient être au mois de juillet… Ou bien avez-vous commencé votre activité un mois après vos collègues?

Pierre-Olivier Nobs: Oui, c’est vrai, c’était en juillet mais, pour des questions de calendrier chargé et de vacances, j’ai estimé que fin août était un moment plus approprié. Et puis, je me suis amusé à ne pas compter les week-ends et, dans ces conditions, les cent jours tombent justement maintenant. Mon action est donc plus symbolique qu’arithmétique.

Pour quelles raisons avez-vous décidé d’utiliser ainsi Facebook?

C’est une voie que j’avais déjà explorée lors de la campagne électorale mais je n’avais pas réussi à faire pareil car Facebook ne l’autorisait pas. Mais depuis, les choses ont changé et tout un chacun peut désormais le faire. J’aime être en contact avec la population, écouter les revendications, les coups de gueule, les propositions. Je suis heureux quand les gens me posent des questions. J’ai d’ailleurs eu un peu peur, au début, que personne ne pose de question et de devoir faire un monologue durant trente minutes. C’est une prise de risque, une improvisation complète car je ne connaissais aucune des questions posées. Au total, j’ai dénombré une trentaine d’interventions de la part des internautes.

Quel bilan dressez-vous de cette première discussion sur Facebook?

Beaucoup de bienveillance et de gentillesse. Il n’y a eu aucune agressivité. Les grands sujets concernant la mobilité et l’aménagement ont été évoqués comme je l’imaginais. Il y aussi eu une question sur la réforme des pompiers mais aucune sur le sport et ça, c’est étonnant. Une personne m’a aussi demandé si j’étais resté fidèle à l’idéologie de l’ATE (Association transports et environnement, dont il a été le secrétaire politique jusqu’à son élection, ndlr). J’ai répondu que je gardais le cap tout en construisant avec mes collègues du Conseil communal. Je ne renie rien. Il faut avoir des convictions fortes pour faire de bons compromis. Elles sont au beau fixe!

Allez-vous renouveler l’expérience?

Je ne sais pas encore. Je n’ai pas peur de le faire, mais pas chaque semaine ni chaque mois. Peut-être le referais-je lors d’échéances importantes.

Avez-vous consulté vos collègues avant de passer à l’action?

J’ai posé la question au syndic et il m’a donné le feu vert. Je lui ai aussi demandé si je pouvais faire part d’appréciations personnelles tout en gardant la ligne qu’exige l’appartenance à un exécutif. ·

Propos recueillis par Stéphanie Schroeter

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La démocratie est précieuse, il faut en user

Je me permets de répondre à certaines interpellations me concernant lues dans ce forum. La démocratie est précieuse et l’élection au Conseil d’Etat se fait par un scrutin à deux tours. Le 13 novembre, il y a eu un ballottage général et personne n’a été élu, ni réélu. Un candidat a souhaité un deuxième tour. C’est son droit démocratique le plus strict.

Dans ces circonstances, il est de mon devoir de continuer à mobiliser l’électorat du PCS et mon électorat. Une alliance de gauche/centre gauche perdant un de ses trois piliers se serait retrouvée affaiblie. Sans un candidat chrétien-social sur le bulletin de vote du PCS, qui ne pouvait pas être retiré pour des raisons légales, il aurait été difficile de mobiliser nos sympathisants.

Aucun parti ne pourrait d’ailleurs admettre une telle situation. De plus, pour moi, comme pour mon parti, les élections fermées, c’est-à-dire sans aucun choix pour l’électeur, ne sont pas dignes de la démocratie. Le droit d’élire revient aux citoyens. Ce n’est pas aux cuisines des partis ni aux médias de décider de la composition du prochain gouvernement cantonal. Je m’engage dans mon quotidien pour plus de solidarité. Je sais que nous, humains, sommes égaux en droits, mais malheureusement inégaux en moyens. Je sais aussi que la Terre est notre seule maison. Nous ne pouvons pas en disposer sans égards pour les générations futures. C’est donc pour défendre trois sièges à gauche, autant que cette vision et ces valeurs, que je me présente pour le deuxième tour de l’élection au Conseil d’Etat.

Pierre-Olivier Nobs,

candidat PCS au Conseil d’Etat

Lettre publiée dans le forum des lecteurs de LA LIBERTE du 26.11.2011.

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© La Gruyère ; 27.10.2011 :

© La Liberté ; 27.10.2011 :

© La Liberté ; 23.09.2011; Seite 15

Régions

Les Pédibus sous les projecteurs

Mobilité • A l’occasion de la 11e Journée internationale à pied à l’école, le canton a fêté hier ces bus d’un genre particulier. Anne-Claude Demierre a pris celui de Marsens.

Tamara Bongard

«Le Pédibus, c’est un bus, mais on va à pied et par deux!» Hier à 8h, les enfants qui fréquentent l’accueil extrascolaire à Marsens avaient un mal fou à expliquer au clown Madame Pincette ce qu’était le Pédibus, cet accompagnement des petits sur le chemin de l’école. Madame Pincette s’obstinait à ne rien comprendre. Et les enfants désespéraient de cette adulte qui n’était au courant de rien.

De l’activité physique

Il y avait heureusement d’autres grandes personnes incollables sur le sujet:la conseillère d’Etat Anne-Claude Demierre et Pierre-Olivier Nobs de l’Association transport et environnement (ATE). Tous ont accompagné les dix enfants qui sont partis de l’accueil scolaire, situé sur le site de l’EMS d’Humilimont, pour rejoindre leur école. Une manière pour le canton de Fribourg de fêter la 11e Journée internationale à pied à l’école (voir ci-contre), en braquant les projecteurs sur cette ligne extrascolaire, qui a été la première du genre dans le canton–elle en est désormais à sa sixième année de fonctionnement.

A 8h20, le bus se met enfin en marche. Le «conducteur»? Charlotte Castella, animatrice de l’accueil extrascolaire, qui a revêtu un gilet orange. Elle ouvre la marche. Les enfants suivent avec plus ou moins de sérieux. En revanche Madame Pincette et sa carriole traînassent. Ils font les zouaves. «On va arriver en retard», se plaint le clown. «Oui, à cause de toi», lui rétorque un petit garçon très observateur. Le convoi, après avoir traversé deux routes, arrive finalement à l’école. Tandis que Madame Pincette étend son linge dans la cour, utilisant les élèves pour y accrocher son fil.

De 20 à 28 lignes

«C’est très important que les enfants puissent aller à l’école à pied. Les Pédibus rassurent les parents. Quatre fois quinze minutes à pied représentent aussi une heure de marche», constate Pierre-Olivier Nobs, chahuté par Madame Pincette. «Cela évite aussi aux parents de faire le taxi, ce qui crée d’autres dangers. Mais les Pédibus ne sont pas un oreiller de paresse pour les communes, qui doivent rendre sûrs les endroits dangereux.» D’autres communes ont suivi l’exemple de Marsens. Désormais Nuvilly, Givisiez, Schmitten et Vuisternens-en-Ogoz possèdent également des lignes extrascolaires, ce qui est visiblement peu courant en Suisse.

Au total, le canton compte 28 lignes Pédibus. Il y a un an, leur nombre était de 20. Cette augmentation doit notamment être attribuée au travail de promotion de Vigdis Sandoz-Hansen, coordinatrice Pédibus auprès de l’ATE. Cette année à la rentrée, tous les élèves de la première année enfantine à la deuxième année primaire ont ainsi reçu une carte postale rappelant la solution Pédibus. Une campagne de sensibilisation s’est également étendue de mai à août, via la distribution d’une lettre d’information aux commissions scolaires et aux communes.

De son côté, l’Etat investit annuellement 150000 francs pour soutenir le Pédibus, dont 20000 francs pour le poste de coordinatrice. Le canton a également inscrit ce mode de transport particulier dans son programme «Poids corporel sain».

L’Etat va-t-il davantage soutenir financièrement ces Pédibus?«Non. A terme, nous préconisons de construire les accueils extrascolaires dans les écoles pour éviter les déplacements», répond Anne-Claude Demierre. Trop sérieuse au goût de Madame Pincette, la conseillère d’Etat se trouve affublée d’un fichu sur la tête et d’un tablier à carreaux du plus bel effet.

Les clowns sont impitoyables quand on ne s’amuse pas sans arrêt les jours de fête. I

Et ailleurs…

Plusieurs animations autour de ces bus à pied d’un genre particulier ont émaillé la journée d’hier dans le canton. A Schmitten, la commune qui détient le record du nombre de Pédibus avec cinq lignes, les enfants ont été accompagnés sur le trajet de l’école par le clown Kunos. En Sarine, la nouvelle ligne de Belfaux a été inaugurée l’après-midi en présence de la conseillère d’Etat Isabelle Chassot et du clown Pilim. De son côté, Madame Pincette a refait son show l’après-midi, mais cette fois sur la ligne extrascolaire de Nuvilly. TB

© La Liberté; 09.09.2011; Seite 15

Régions

Vélo électrique pour cabas trop lourds

Fribourg • Dès le 12 septembre, un nouveau service de livraison à domicile écolo entrera en fonction au centre-ville. C’est le résultat d’un partenariat privé-public.

Samuel Jordan

«Moi, je trouve ce nouveau service super», exprime une dame âgée rencontrée hier au centre-ville de Fribourg. Un homme croisé peu après abonde: «Chapeau, c’est une sacrée bonne idée.» Les deux badauds évoquent «Cabamobil», un nouveau système de livraison à vélo électrique qui a été présenté hier.

Le fonctionnement de Cabamobil est simple: vous faites vos courses au centre-ville. Vous les apportez au guichet situé à la Galerie marchande de Manor/Fribourg Centre. Vous fixez l’heure à laquelle vous souhaiteriez réceptionner vos cabas chez vous. Et un employé du service se chargera de les livrer à domicile en vélo électrique pour un prix relativement modique. Qui dit mieux?

Si le concept général de livraison à domicile en vélo électrique n’est de loin pas révolutionnaire – des services de ce type existent déjà dans de nombreuses villes helvétiques – celui développé à Fribourg est original à plus d’un titre. Tout d’abord, Cabamobil est le fruit d’un partenariat privé-public. Ensuite, il emploiera des chômeurs en fin de droit et des bénéficiaires de l’aide sociale. «En ce sens, Cabamobil est une invitation à la réinsertion sociale», explique le conseiller d’Etat Beat Vonlanthen, arborant pour l’occasion une cravate verte, évidemment.

Alphonse prêt à foncer

Parmi les futurs employés du service, Alphonse dit se réjouir d’enfourcher son vélo électrique: «Ce nouveau travail me convient bien, car j’ai une grande pratique de la bicyclette.» Alphonse avoue 64 ans au compteur, et pourtant il en fait 20 de moins. Avant de commencer pour de vrai, il a suivi avec ses collègues une formation avec Pro Velo. Expérience faite, les engins sont relativement volumineux et bien moins maniables que des vélos normaux.

Dans ce projet public-privé, on trouve trois partenaires: la ville de Fribourg, le Service public de l’emploi (SPE) et les commerces de la Galerie/Fribourg Centre et Manor. Si les trois se partagent les frais d’exploitation (120000 francs par année), ce sont les derniers qui ont pris en charge les coûts d’investissement (30000 francs). La commune et le SPE assument quant à eux une part des salaires ainsi que l’engagement du personnel.

Réalisé dans le cadre de l’Agenda 21, le concept de Cabamobil a été imaginé au départ par Fabien Noël, chef du Service de la mobilité de la ville de Fribourg. Le but étant de tenter de désengorger le trafic urbain, en encourageant les Fribourgeois à laisser leur véhicule chez eux pour aller faire leurs courses. «Un tel service constitue une magnifique avancée vers une diminution de la circulation», se félicite Pierre-Olivier Nobs, au nom de l’association Transport et environnement.

Aussi pour contrer internet

Si la démarche écologique est louable, elle caresse également un autre but plus prosaïque: contrer les emplettes sur la toile. «Ala différence des achats par internet, l’idée est que le consommateur puisse choisir lui-même ses courses avant de se les faire acheminer à domicile, amenant ainsi des recettes à l’économie locale et non pas à des centres de distribution éloignés», commente Alain Deschenaux, directeur de Nordmann-Holding. A noter encore, comme le relève le conseiller communal Thierry Steiert, que Cabamobil est ouvert aux clients de tous les commerçants du centre-ville et non pas uniquement aux commerçants partenaires. I

© La Liberté; 30 juin 2011

Régions

LaLiberte-2011-06-30-p12

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© La Liberté; 7. juin 2011

Régions

Prêt à briguer le Conseil d’Etat !

Le comité cantonal du PCS proposera un seul nom le 29 juin à son assemblée: Pierre-Olivier Nobs. Sauf surprise, c’est lui qui visera le gouvernement.

Sébastien julan

Des formations politiques fribourgeoises ayant déclaré leur intérêt, seul le Parti chrétien-social (PCS) n’a pas encore choisi son champion pour la candidature au Conseil d’Etat. Ce qui n’exclut pas que des prétendants hors parti déclarent encore leur flamme, comme ce fut le cas, au terme du délai en 1996, d’un certain Pascal Corminbœuf…

Toujours est-il que les regards se tournent désormais vers le PCS et, en particulier, vers Pierre-Olivier Nobs. «C’est vrai, je suis à disposition de mon parti, mais il y aura peut-être d’autres intéressés. Quoi qu’il en soit, c’est l’assemblée des délégués qui désignera notre candidat en vue de l’élection au Conseil d’Etat», répond-il, en toute franchise. L’assemblée se tiendra le 29 juin.

Décision le 29 juin

Confirmation auprès du président cantonal Philippe Wandeler: «Oui, le comité proposera le 29 juin un seul nom et c’est celui de M. Nobs. Nous en avons discuté avec les députés et les présidents de section et sommes d’avis de miser sur lui et sa sensibilité pour le développement durable et la justice sociale.»

Devant les délégués, le président ne s’attend pas à un coup de théâtre à la fin du mois. Ce d’autant plus qu’en raison de la présence de deux Singinois dans l’équipe gouvernementale, il a été jugé inopportun de propulser dans l’arène un ressortissant de la Singine, principal fief du PCS, avec la Sarine.

Le parti a approché d’autres personnes également. Parmi elles, le député Benoît Rey, prétendant au Conseil d’Etat en 2001 et qui se tenait en réserve en 2006, ainsi que Marius Achermann, désormais président du PCS suisse et deux fois candidat malheureux à l’exécutif cantonal en 2004 et en 2006.

Figure emblématique du parti, Hugo Fasel avait, lui, renoncé à se présenter en 2004, au départ d’Urs Schwaller, alors qu’un boulevard s’ouvrait devant lui. Il n’est pas candidat non plus, assure Philippe Wandeler: «Nous misons cette fois sur la jeunesse, avec un bon candidat profilé en particulier sur les questions environnementales.»

Approché il y a plusieurs mois déjà, prié de se préparer à déposer sa candidature au moment voulu, Pierre-Olivier Nobs a mûri sa décision et se tient désormais prêt à incarner les espoirs de la formation de centre gauche qui entend contribuer à offrir une alternative aux électeurs. «Je place l’humain au centre, j’ai le cœur à gauche et une sensibilité écologiste, bref un profil rassembleur», déclame-t-il.

L’homme n’élude toutefois pas son déficit de notoriété en dehors de l’agglomération fribourgeoise, comme il a pu s’en rendre compte lors des Fédérales de 2007. En lice pour le Conseil national, le citadin avait terminé avant-dernier des sept candidats chrétiens-sociaux, glanant 2288 voix contre 18 813 au sortant Hugo Fasel et 4056 à la première des viennent-ensuite, Marie-Thérèse Weber-Gobet (en fonction sous la Coupole depuis décembre 2008).

Candidat à la candidature, Pierre-Olivier Nobs est, à bientôt 45 ans, ce qu’on pourrait appeler un hyperactif de la chose publique et de l’engagement associatif, comme en témoigne le contenu du blog qu’il anime avec la foi du militant. Et le savoir-faire de l’artisan indépendant qu’il est en Basse-Ville en sa qualité de bijoutier-joaillier.

Ticket unique en 3-1-1

Secrétaire politique à 20% de l’Association transports et environnement (ATE), section Fribourg, conseiller général de la capitale depuis 2006 et conseiller d’agglomération, il multiplie les combats pour les causes qu’il soutient, en particulier la sortie du nucléaire. Cet homme marié, père d’une fille, prendra en outre place cet automne sur la liste des aspirants PCS au Grand Conseil.

Pour revenir à la course au Conseil d’Etat, les responsables du PCS se disent par ailleurs acquis à l’idée d’une liste commune de la gauche plurielle. En bonne voie, mais pas encore formalisée, celle-ci comprend un trio socialiste adoubé le mois dernier: Xavier Ganioz, député et secrétaire syndical, ainsi que les sortants Anne-Claude Demierre et Erwin Jutzet. Pour prendre place à leurs côtés, Marie Garnier, édile de Villars-sur-Glâne, a été choisie à la mi-avril pour défendre seule les couleurs des Verts fribourgeois. Avec le candidat PCS, on obtient au final une formule 3-1-1.

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© L’Express / L’Impartial / Le Nouveliste; 23. mai 2011

L’EXPRESS

Suisse

BEZNAU Mobilisation à trois jours d’une prise de position du Conseil fédéral.

Foule énorme contre le nucléaire

DÖTTINGEN

ARIANE GIGON – LA LIBERTÉ

La prairie en marge de la zone industrielle de Kleindöttingen, dans un coude de l’Aar, s’est remplie tout au long de la matinée de groupes colorés, portant les drapeaux jaunes avec les inscriptions «Sortons du nucléaire», «Le nucléaire, non merci» ou des slogans librement imaginés comme «Pas d’uranium dans nos géraniums».

Les 148 organisations de Suisse, de France, d’Allemagne et d’Autriche participant au collectif «Sortons du nucléaire» ont réussi leur pari: faire de la protestation d’hier la plus grande manifestation antinucléaire en Suisse depuis 20 ans, événements ponctués de discours et de mini-concerts.

Autre pari réussi: pas une escarmouche, pas une tension n’était perceptible dans la foule pacifique et multigénérationnelle. Seules quelques bousculades ont eu lieu sur le quai de gare de Döttingen, le village voisin, quand les manifestants, venus majoritairement en transports publics, ont voulu reprendre des trains bondés. Mais, exceptés les cafés et boulangeries ouverts hier, les habitants semblent s’être calfeutrés chez eux.

Certains des 20000 manifestants disent s’être fait siffler. La Suisse antinucléaire est ici en terrain «ennemi», comme dit un marcheur: les villages argoviens autour des deux réacteurs Beznau, plantés un peu plus haut dans un autre coudre du fleuve, et de Leibstadt, située en aval, vivent majoritairement des centrales nucléaires.

De nombreux politiciens ont fait le déplacement, comme Marie-Thérèse Weber-Gobet, conseillère nationale fribourgeoise PCS, ou Guy Morin, conseiller d’Etat écologiste de Bâle-Ville. La Verte libérale vaudoise Isabelle Chevalley rappelle que son groupe Ecologie libérale «est né du mouvement antinucléaire, donc il est normal que nous soyons là. La pression populaire est en train de monter», estime-t-elle. «Il ne faut pas qu’elle se relâche.»

Les manifestants réclament des investissements «offensifs» dans les énergies renouvelables. C’est aussi la teneur d’une lettre envoyée par le collectif «Sortons du nucléaire» au Conseil fédéral, avant sa séance spéciale sur la question énergétique mercredi et la session spéciale des Chambres fédérale en juin. Le collectif exige aussi le débranchement des centrales actuelles et le renoncement à tout nouveau réacteur.

Si, à l’instar de Pierre-Olivier Nobs, du comité antinucléaire fribourgeois, beaucoup estiment qu’«il n’était pas possible d’être ailleurs aujourd’hui» ou, selon le socialiste fribourgeois Xavier Ganioz, que c’est «une véritable marche de l’espoir», d’autres ne cachent pas leur déception de ne pas pu avoir convaincre leurs connaissances de se déplacer. «Je pouvais organiser un car spécial avec un trajet à 25 francs par personne, dit, dépitée, Noëlle, d’Estavayer-le-Lac. J’ai appelé tout le monde: je n’ai pas eu un seul téléphone. On dirait que les gens ont peur de changer. Ils disent que ça coûtera trop cher de sortir du nucléaire. En Suisse, on se sent protégés. Mais nous, à Estavayer, nous sommes à 30 kilomètres, à vol d’oiseau, de Mühleberg.» Jean-François et Florence, des Français qui habitent à Fribourg-en-Brisgau, n’ont, eux, pas hésité à se mobiliser, avec leurs enfants. «Il est important d’envoyer un signal international. En juin tomberont les décisions sur la centrale alsacienne de Fesselheim et sur le moratoire allemand. Nous manifesterons aussi samedi prochain, jour de grand rassemblement en Allemagne.»

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© La Liberté; 20. mai 2011; 10

Fribourg

L’ATE soutient un service de livraison par des coursiers à vélo électrique

claudine dubois

Hyperactive, l’Association transports et environnement (ATE) section Fribourg? Ça y ressemble, à suivre les chantiers en cours qui ont été présentés mercredi soir lors de l’assemblée générale. Outre ses propres dossiers, l’ATE en soutient d’autres, dont le projet de livraison des courses à domicile par des coursiers «électriques», dès septembre. Un projet qui unit la ville, avec Fabien Noël, chef du secteur circulation et moteur du projet, les commerçants du centre, l’ATE et l’Etat. Un partenariat écolo-socialo-commercial qui réjouit Alain Deschenaux, directeur-général du groupe Nordmann: il permettra de remettre le pied à l’étrier de chômeurs en fin de droit.

Tous les détails ne sont pas encore finalisés, mais le projet devrait générer trois emplois à 60%, précise Fabien Noël. Les coursiers seront équipés de cargobikes, à l’image de ceux utilisés à Lausanne et Yverdon-les-Bains, pour transporter les achats des clients. Si Manor, la galerie commerciale et Fribourg Centre sont les partenaires du projet et bailleurs de fonds, des achats effectués ailleurs en ville pourront aussi être déposés au guichet du service et être acheminés dans le périmètre de la ville de Fribourg, indique Fabien Noël. Les coursiers «électriques» s’inscrivent dans la ligne du Velopass, qui emploie des requérants d’asile pour l’entretien des bornes et des vélos.

Un recours de l’ATE est toujours pendant dans le dossier de l’extension du parking de la Grenette. Le secrétaire politique Pierre-Olivier Nobs plaide pour un réexamen des places attribuées dans le parking, notamment à la fonction publique. L’agrandissement du garage a pour vocation de rendre le quartier aux habitants, en le débarrassant des voitures en stationnement.

Après son opposition au PAL de Marly, en mai 2010, l’ATE a récidivé avec la deuxième mouture. En raison, selon Pierre-Olivier Nobs, du manque d’adhésion de l’Exécutif marlinois aux idées défendues par l’ATE en matière de tarification du stationnement dans les centres commerciaux, de l’intégration de la mobilité douce et de plans de mobilité pour les entreprises. Parmi ses actes militants, l’ATE cite la banderole sur la barrière du parking du centre commercial Sepric, à Saint-Léonard, qui dit: «la prochaine fois, prenez le bus.» Ou la publication d’une brochure pour promouvoir les zones 30.

Comme chaque année, l’ATE, en particulier Silvia Maspoli-Genetelli, va coordonner la prochaine semaine de mobilité, en septembre. L’association salue également le travail de la coordinatrice fribourgeoise du Pédibus, Vidgis Sandoz-Hansen. Treize nouvelles lignes se sont ajoutées l’an dernier aux huit existantes. Au plan statutaire, le comité in corpore a été réélu et a accueilli un nouveau membre, Gérald Collaud. I

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© La Liberté; 27. avril 2011

Ils veulent un avenir sans atome

Manifestation ● Devant une petite foule, le comité antinucléaire fribourgeois a rappelé ses exigences, en fustigeant Mühleberg.

Kessava Packiry

Vingt-cinq ans après la catastrophe de Tchernobyl, 46 jours après celle de Fukushima, le comité antinucléaire fribourgeois a exprimé hier haut et fort sa volonté de sortir de l’atome dans les plus brefs délais.

Devant une petite foule de 80 à 100 personnes réunies sur la place de l’Hôtel-de-Ville de Fribourg, les représentants de ce comité – fondé il y a trois semaines par des membres des partis de gauche ainsi que du WWF, de Greenpeace et de l’Association transports et environnement – ont rappelé l’une de leurs principales exigences: que le gouvernement fribourgeois prenne une position rapide pour mettre fin à l’approvisionnement en énergie nucléaire du canton. Il y a du boulot: 40 à 50% de l’énergie consommée par les Fribourgeois vient du nucléaire («LL» du 21 avril 2011)…

Catherine Martinson, directrice du travail régional au WWF Suisse, insiste cepndant: «Il faut oser, et oser maintenant, un avenir sans atome, sans gaz, sans charbon.» Encore faut-il que la population prenne conscience, en parallèle, de la nécessité de baisser sa consommation en énergie.

Fermer Mühleberg

Les orateurs n’ont pas manqué non plus de fustiger Mühleberg. La députée verte Christa Mutter ainsi que le chrétien-social et secrétaire politique de l’ATE Pierre-Olivier Nobs soulignent le danger que représente la centrale nucléaire bernoise, «usée, dépassée technologiquement». De plus, trente-neuf communes fribourgeoises, totalisant près de 100 000 habitants (soit 40% de la population), se situent à moins de 20 kilomètres de la centrale. «Exigeons sa fermeture immédiate», tonnent-ils. Pour Christian Levrat, président du Parti socialiste suisse, le Conseil d’Etat doit d’ailleurs prendre le pouls de sa population. En la faisant voter sur le prolongement d’exploitation de cette centrale, comme l’ont fait les Bernois et les Vaudois. I

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© La Liberté; 2. mars 2011

On ne badine pas avec ceux qui urinent

Carnaval ● Un élu est intervenu, lundi lors de la séance du Conseil général de Fribourg, pour dénoncer les incivilités lors du carnaval des bolzes dans le quartier de l’Auge. Notamment ceux qui font pipi n’importe où…

Stéphanie Schroeter

Chacun ses soucis diront certains. D’autres ajouteront peut-être qu’il n’y a pas que les élections communales du 20 mars prochain dans la vie… En témoignent les préoccupations actuelles des habitants du quartier de l’Auge, en Vieille-Ville de Fribourg, relayées lundi soir par le conseiller général Pierre-Olivier Nobs (cs). L’élu est en effet intervenu, en toute fin de séance du parlement local, pour demander au Conseil communal si le «concept sanitaire» allait être amélioré lors de la prochaine édition du carnaval. Rappelons que le carnaval des bolzes, qui aura lieu du 4 au 8 mars, se déroule comme à l’accoutumée en Basse-Ville, principalement dans le quartier de l’Auge.

Le hic? Les gens qui urinent. «Le carnaval a toute sa place dans le quartier, notamment avec ses cortèges. Je constate cependant qu’il y a de plus en plus de mécontents», explique Pierre-Olivier Nobs. Et le chrétien-social, qui habite le quartier, de préciser: «Le vendredi et le mardi soir, des centaines de carnavaliers urinent n’importe où, notamment sur les façades des maisons. Je me souviens que l’année passée, il y avait une couche de glace jaune devant ma porte.»

Un quota d’urinoirs…

Pour le conseiller général, une seule solution: installer des urinoirs un peu partout dans le quartier ou en fabriquer, «comme à l’armée», à proximité de grilles d’égout. «Si la situation ne s’améliore pas, j’irai peut-être plus loin en proposant de conditionner l’autorisation à un quota minimum d’urinoirs…»

Interpellé à ce sujet lundi soir, le conseiller communal Charles de Reyff indique que les organisateurs du carnaval louent «à grands frais» et depuis quelques années déjà des cabines de toilettes mobiles. En outre, une dizaine de dénonciations émanant de la police cantonale ont atterri sur son bureau lors de la dernière édition. Souiller la voie publique constitue en effet une infraction punissable d’une amende allant de 20 à 1000 francs. «Les dénonciations ont toutes débouché sur des condamnations», poursuit Charles de Reyff, qui tient à relever l’excellente collaboration entre les organisateurs du carnaval, la préfecture, la police cantonale et celle de la ville. «Des séances de préparation ont lieu avant la manifestation. Nous y abordons naturellement ce thème. La solution passe par un contrôle plus strict de la police mais aussi par le choix de l’emplacement des toilettes mobiles.»

Des amendes

Président du comité d’organisation du carnaval des bolzes, Alain Rappo est bien conscient du problème. «Nous mettons à disposition, et cela depuis de nombreuses années, plusieurs cabines mobiles dans le quartier de l’Auge. Sans compter la présence de toilettes publiques à proximité. Cela nous coûte un certain prix…», explique-t-il. «Nous en avons parfois installé davantage, mais les gens ne les utilisent pas forcément! On essaie de faire au mieux», glisse-t-il, en confirmant que des contrôles de police ont été effectués pour la première fois en 2010. Une opération qui devrait être renouvelée cette année. «Ce n’est pas parce que c’est carnaval qu’on peut être hors la loi!» I

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© La Liberté; 8. février 2011

motion populaire

Le PCS veut que le peuple ait son mot à dire sur le nucléaire

walter Buchs, FN

Le peuple fribourgeois doit pouvoir s’exprimer à l’avenir sur les questions de production d’énergie atomique, ainsi que sur le transport et l’entreposage de matériel radioactif. C’est ce que vise le Parti chrétien-social par le biais d’une motion populaire.

«La motion populaire que nous lançons n’est pas conçue en vue de l’abandon de l’énergie nucléaire. Nous voulons en premier lieu renforcer les droits populaires», a expliqué hier en conférence de presse Philippe Wandeler, président cantonal du PCS.

Marie-Thérèse Weber-Gobet fait remarquer qu’aujourd’hui, dans le canton de Fribourg, le Conseil d’Etat est seul compétent pour prendre position sur les installations atomiques. «Le souverain doit avoir son mot à dire dans ce canton sur l’avenir du nucléaire», soutient la conseillère nationale. Et de rappeler que six cantons connaissent déjà un tel droit de participation du peuple à ces questions, dont les voisins Vaud et Neuchâtel, ainsi que Berne qui vote ce dimanche sur le renouvellement de la centrale nucléaire de Mühleberg, sise à quelques encâblures de la frontière fribourgeoise.

Selon le député Benoît Rey, qui vient de déposer une question au gouvernement sur le dépôt pour déchets hautement radioactifs prévu à Mühleberg, conjointement à la nouvelle centrale («La Liberté» du 22 janvier), le Conseil d’Etat communique de manière insuffisante ses prises de positions sur ces questions. Avec la motion populaire prévue, cela devrait changer.

Concrètement, cette motion demande de compléter l’article 45 de la Constitution fribourgeoise afin de soumettre au référendum obligatoire toute prise de position, toute loi ou ordonnance sur la production d’énergie nucléaire ainsi que sur le transport et l’entreposage de matériel radioactif.

Le PCS espère réunir les 300 signatures nécessaires pour sa motion avant l’été, indique le secrétaire cantonal du parti Diego Frieden. Au cas où le Grand Conseil rejetterait cette motion, le parti de centre-gauche envisage de lancer une initiative populaire sur ce thème. C’est 6000 signatures qu’il devrait alors récolter.

Pour Pierre-Olivier Nobs, conseiller général chrétien-social en ville de Fribourg, la Suisse peut sans problème vivre sans nouvelle centrale nucléaire. Selon lui, avec une meilleure efficience énergétique et le développement des énergies renouvelables, on peut obtenir de meilleurs résultats qu’avec les cinq centrales nucléaires actuelles et la nouvelle prévue à Mühleberg. Il resterait même un excédent pour de nouveaux besoins. «Ce n’est pas un problème technique, mais une question politique», défend celui qui est aussi secrétaire cantonal de l’Association transports et environnement (ATE).

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Alcon

La Gruyère 21 janvier 2010

On savait depuis Noël que le projet Agora, en faveur d’Alcon, était débloqué à Fribourg. On a appris hier que si les organisations environnementales ont retiré leurs oppositions, c’est après avoir obtenu des avancées sur la mobilité. Sur le site de la gare routière des TPF (comme il était il y a quelques années), un projet d’hôtel 4 étoiles est mort né. Mais Losinger va pouvoir construire, pour la caisse de pension Publica (principal investisseur), le bâtiment administratif qui sera loué, en partie, à la firme Alcon.

L’Association transports et environnement (ATE) et l’Association pour les intérêts des cyclistes (Pro Velo) retirent leurs oppositions entravant la construction du projet Agora au-dessus de la gare routière de Fribourg. Motif: elles ont obtenu des concessions en matière de mobilité douce.

Convention signée hier

Les difficultés rencontrées par le projet Agora ont fait des vagues fin 2009, car elles risquaient de remettre en question l’implantation du groupe Alcon, désireux de louer la plus grande partie du futur bâtiment pour y installer son centre administratif. L’augmentation de la capacité du parking de la gare routière posait problème aux organisations environnementales.

Un accord de principe avait été trouvé fin décembre, mais la publication du détail était réservée jusqu’à la signature de la convention (La Gruyère du 24 décembre 2009). C’est chose faite hier, ont indiqué dans un communiqué de presse commun le Conseil d’Etat, la ville, les TPF, l’ATE et Pro Velo.

Le bâtiment à ériger sur la gare routière sera principalement destiné au siège administratif d’Alcon. Il s’agit du leader mondial de l’ophtalmologie, qui emploie 180 personnes dans la capitale cantonale et entend pousser l’effectif du personnel à 250 collaborateurs. Des tiers pourront également y disposer d’environ 6500 m2 de surfaces de bureaux. Le bâtiment abritera en outre 15 logements.

La capacité du parking souterrain de la gare routière sera étendue au 3e sous-sol de 200 à 300 places par la construction d’une demi-dalle de 100 places et non, comme prévu d’abord, d’une dalle complète de 200 places. Cette modification doit encore fait l’objet d’une mise à l’enquête.

Utilisation codifiée

La convention signée hier matin prévoit que cette extension du parking n’augmentera ni le nombre de places de parc ni ne générera de trafic supplémentaire dans la zone concernée. Pour atteindre ce but, 91 places de parc existantes dans le secteur proche de la tour Henri seront biffées.

Le mode d’utilisation de ces 300 places de parc fera partie intégrante du plan d’aménagement de détail. La répartition prévoit 100 places pour le Park+Rail, 135 pour les collaborateurs travaillant dans le nouveau bâtiment Agora, 50 pour les employés des TPF ainsi que 15 pour les habitants.

Concernant la mobilité dou-ce, la ville et le canton s’obligent en outre à créer 50 places de parc pour vélos dans le secteur de la tour Henri et à réaliser une liaison pour cycles et piétons de la rue de Morat à la gare. Ce qui passera en particulier par des bandes cyclables et une passerelle au-dessus de l’avenue de Tivoli. De plus, la ville inscrit à son plan financier dès 2011 la construction d’une vélo-station avec atelier, d’une capacité de 700 places à l’Ancienne Gare.

De l’avis général, le feu vert définitif au chantier devrait s’allumer en mars. Il y aura encore pour dix-huit mois de travaux pour ce bâtiment déjà au bénéfice d’un permis de construire. Malgré cet important retard, «les responsables d’Alcon sont soulagés et moi je suis aussi très satisfait», témoigne Beat Vonlanthen, directeur de l’Economie et président du Gouvernement. «Sans cet accord acceptable pour tout le monde, on risquait d’entraver cette société dans son formidable développement.»

A la ville, le syndic Pierre-Alain Clément parle d’un accord «win-win». «J’en tire une leçon: la nécessité d’associer en amont tous les acteurs de ce genre de dossiers.» Car la multiplicité des partenaires et des intérêts en présence a compliqué les négociations à l’extrême, si bien qu’avant l’ultime médiation gouvernementale en décembre, le projet était considéré comme perdu.

«Intelligent et équilibré»

Pour sa part, Pierre-Olivier Nobs évoque un «accord intelligent et équilibré entre les intérêts de l’économie, de l’environnement et de la population». Le secrétaire politique de l’ATE ajoute que «l’objectif n’était pas de bloquer le projet, mais de s’opposer à une hausse prévue du trafic et des places de parc au centre».

Objectif atteint avec un recul de 100 mouvements quotidiens (à 1268) par rapport à la situation actuelle. La principale source de satisfaction réside aussi, pour les anciens opposants, dans le plan de mobilité que les TPF s’engagent à établir pour le personnel de leur entreprise. Une entreprise que nous n’avons pu joindre hier en fin de journée.

Sébastien Julan et l’ATS

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© La Liberté; 9. janvier 2010

1er Cahier

Une bien courte mémoire

Réaction à la lettre de M. Jacques Bourgeois, conseiller national radical, intitulée «l’ATE abuse de son droit de recours».

En 2008, le peuple suisse s’est prononcé contre la limitation du droit de recours des organisations environnementales. Pour rappel, l’ATE n’est pas un parti mais une organisation de défense de l’environnement. Elle est habilitée à faire recours selon une liste approuvée par le Conseil fédéral. Nous contester ce droit, c’est avoir l’esprit revanchard et manquer de respect face à l’Etat de droit et la démocratie. L’économie? Que coûtent aux contribuables les maladies respiratoires provoquées par la mauvaise qualité de l’air? Connaissez-vous les coûts externes de votre politique sur notre environnement? Les voici: pollution atmosphérique: 2 à 5 mia, bruit: 1 à 1,6 mia, coût des bouchons: 2 mia env. en termes d’heures de travail perdues.Enfin je vous informe que l’initiative populaire en faveur des transports publics a déjà recueilli 150 000 signatures en six mois. C’est là encore un signe fort. Votre vision du tout économique sans règles ni limites a mis notre pays en difficulté. Contrairement aux milieux que vous défendez, l’ATE apporte une contribution constructive en défendant une politique de mobilité qui n’oppose pas économie et environnement.

 Pierre-Olivier Nobs, Secrétaire politique, ATE sect. Fribourg

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Granges-Paccot

La Gruyère 26 février 2009

Le Groupe E concède un plan de mobilité

Le Groupe E va établir un plan de mobilité pour les déplacements du personnel qui ralliera son futur siège administratif. Où le parking passera de 280 à 195 places. En échange, l’ATE a levé son opposition. Une première cantonale. Des concessions ont été nécessaires au Groupe E pour obtenir la levée de l’opposition de l’ATE à son futur centre de Granges-Paccot.C’est le premier plan de mobilité établi par une entreprise fribourgeoise de cette taille! Et c’est la première fois que l’Association transports et environnement (ATE) «convainc» un tel groupe à faire un pas substantiel vers le développement durable. Le Groupe E, puisqu’il s’agit de lui, a en effet signé une convention avec l’ATE, l’an dernier, en catimini.

Un préalable qui a entraîné la levée de l’opposition de l’association à l’encontre du siège administratif de l’entreprise électrique en construction à Granges-Paccot, près du giratoire de l’autoroute.

Résultat de l’accord passé il y a un an, non rendu public jusqu’à ce jour: «Le parking a été ramené de 280 à 195 pla-ces, confirme Laurent Widmer, porte-parole du Groupe E. Elles seront payantes pour le personnel.»

Opposition de l’ATE levée

Le producteur et distributeur fribourgo-neuchâtelois s’est aussi, et surtout, engagé à élaborer un plan de mobilité avec une société spécialisée, sorte de gestion du parcage pour les visiteurs et le personnel (lire ci-dessous). En échange, l’ATE, qui sera associée à l’élaboration du plan, a retiré son opposition. «C’est une première victoire et nous espérons que d’autres firmes et collectivités s’y mettront», déclare Pierre-Olivier Nobs, membre du comité de l’ATE.

Bref retour dans le temps: lors de la mise à l’enquête de ce bâtiment baptisé Plexus, un ouvrage à 30 millions de francs, l’ATE a opposé son veto au nombre de places de stationnement (280, dont 140 à l’extérieur) à disposition des quelque 380 postes de travail qui seront concentrés sur ce site. L’association estimait de surcroît que ce projet n’était pas conforme au plan directeur intercommunal du plateau d’Agy.

Les négociations n’ont pas été faciles, mais l’ATE a persuadé son interlocuteur du gain en terme d’image pour une entreprise active dans la production d’énergie verte. Laurent Widmer: «Ce sont des contraintes supplémentaires, mais elles vont dans le sens du respect de l’environnement. Cela correspond à notre souci d’efficacité énergétique. Nous sommes donc satisfaits d’avoir trouvé cet accord.»

Le plan sera établi à partir de fin 2009, début 2010. L’installation dans les nouveaux locaux n’est, il est vrai, pas prévue avant le printemps 2011, indique Laurent Widmer. Sensibilisée, l’entreprise discutera avec les autorités communales en vue d’améliorer si possible la desserte en transports publics et en mobilité douce (piétons et cyclistes).

Ce qui fait dire à Pierre-Olivier Nobs et à son compère de négociation, Michel Monney, que le grand gagnant n’est pas l’ATE, ni le Groupe E. «Mais l’environnement et la qualité de vie des habitants.» Et les employés? «Eh bien, ils vont découvrir les bienfaits d’une mobilité différente.»

Plateau d’Agy engorgé

La mobilité et le stationnement sont quand même loin d’être réglés dans ce secteur à l’urbanisation galopante, où transitent 20000 véhicules par jour (40000 en 2020, selon des projections). Sur ce site sportif en cours d’agrandissement se déroulent des activités gourmandes en visiteurs, comme les matches de Gottéron.

Haltes ferroviaires en projet, cadence des bus jugée insuffisante, parking d’échange remis à plus tard à Saint-Léonard, nouvelle variante à l’étude du carrefour au débouché du futur pont de la Poya… Et encore n’est-ce là qu’un aperçu des défis d’aménagement de cette zone du Grand-Fribourg.

Repenser le trafic pendulaire

Un plan de mobilité n’est rien d’autre qu’une manière de repenser la mobilité pendulaire et professionnelle. Un outil sur mesure destiné, par exemple pour une entreprise, à rationaliser sa mobilité et réévaluer ses modes de déplacement. Le Groupe E, en l’occurrence, va de ce fait analyser les besoins en trajets de ses employés, en provenance de Fribourg, Neuchâtel et Vaud. A la fois pour le transit avec le domicile et pour les déplacements professionnels. Les solutions à trouver impliquent les véhicules privés et d’entreprise, le covoiturage, les transports publics, etc.

Les bénéfices? Ils sont multiples, selon les milieux écologistes: responsabilité collective, économie des coûts, amélioration de l’efficacité, satisfaction des collaborateurs, positionnement de l’image de l’entreprise. Du coup, des idées de ce genre font gentiment leur chemin. Prenez le cas de l’Etat de Fribourg qui a chargé son Service des transports et de l’énergie d’étudier la faisabilité d’un système d’autopartage au sein de l’administration.

Pas plus cher que les indemnités

Cette option donne suite au postulat des anciens députés Steiert et Boivin et du rapport consécutif dont le Grand Conseil a pris acte la semaine passée. C’est simple: l’autopartage consiste à mettre des véhicules à la disposition des membres d’un organisme, que ce soit une entreprise, une association ou une autre collectivité. En Suisse, la société Mobility carsharing est spécialisée dans ce segment de marché.

Une étude de l’Etat de Vaud, citée par le Gouvernement fribourgeois dans son rapport, démontre qu’avoir recours à Mobility n’est pas plus onéreux que de verser des indemnités kilométriques. Bémol: le potentiel de l’autopartage demeure fort limité, à Fribourg, dans les services cantonaux: entre 5 et 10% de l’ensemble des 2 millions de kilomètres parcourus annuellement en véhicules privés par les fonctionnaires pour leurs déplacements professionnels. A noter que seuls neuf des 70 véhicules de service, vu leurs équipements spécifiques, se prêteraient à de l’autopartage.

Sébastien Julan

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© La Liberté; 19. décembre 2008©

Lorette ouverte aux luges

fribourg ● Jean Bourgknecht l’a annoncé lors du Conseil général: depuis mercredi soir, la voirie ne déblaie plus Lorette, qui est fermée au trafic.

stéphanie buchs

Les enfants pourront s’en donner à coeur joie si la pluie ne vient pas tout gâcher. La route de Lorette à Fribourg, entre Bourguillon et la Planche-Supérieure, est ouverte aux fans de glisse. Luges et bobs devraient donc y remplacer les crissements de pneus. Cette nouvelle a été annoncée à l’occasion du Conseil général mercredi soir par le conseiller communal Jean Bourgknecht, en charge de l’édilité. Il a répondu ainsi à une question posée par Pierre-Olivier Nobs (cs-o): «Vu les conditions exceptionnelles d’enneigement, ne serait-il pas possible de laisser à la disposition des enfants certaines rues de la ville en bordier?» Il appuie sa requête avec deux arguments: l’économie de sel pour l’environnement (et pour les finances communales) et la diminution de travail pour le service de voirie qui ne doit plus déblayer l’axe visé.

Utilisateurs responsables

Il faut toutefois préciser qu’en réalité, le Conseil communal n’ouvre pas une piste de luge. «Nous avons pris la décision, mercredi en fin d’après-midi, d’arrêter de déblayer et de fermer Lorette», explique Jean Bourgknecht. «Mais les gens qui souhaitent y luger prennent la responsabilité d’éventuels accidents.»

C’est le souci de sécurité qui a d’ailleurs en partie souvent incité le Conseil communal à refuser d’accéder à ce genre de requêtes. En 2005, la verte Christa Mutter avait demandé que soit étudiée la possibilité de réserver certaines rues pentues de la ville aux fans de luge, en cas de fortes chutes de neige. De l’étude menée alors par l’exécutif, il ressortait que Lorette était le seul axe qui pourrait être fermé sans que cela ne pose des problèmes d’accessibilité pour des habitants de la rue, précise Jean Bourgknecht.

Une première

«C’est une question récurrente», note le vice-syndic qui se souvient: «Le conseiller communal Marcel Clerc avait déjà répondu à une question allant dans ce sens en 1991.» Mais selon les souvenirs de Jean Bourgknecht, cette possibilité d’offrir un tronçon du réseau public aux fans de glisse n’a jamais été utilisée. Ce serait donc une première cette année, si la hausse des températures ne vient pas tout gâcher.

«Il faut vraiment des conditions exceptionnelles d’enneigement pour prendre une telle décision», indique encore Jean Bourg-knecht. Il promet toutefois de renouveler la démarche si ces conditions sont réunies.

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© La Liberté; 6. août 2008

Mühleberg: ne restons pas muets

La centrale nucléaire de Mühleberg date de 1972 et possède un réacteur de 1re génération. Mi-juillet, en France, au Tricastin, centrale équipée d’un même type de réacteur, près de cent personnes ont été irradiées. Les grands risques planant sur ces installations désuètes devraient nous inciter à les démanteler. Le 30 juin, le Conseil général de Fribourg a voté une résolution demandant au Conseil communal de s’opposer à la demande de prolongation d’exploitation illimitée de Mühleberg. Irresponsable, l’exécutif a choisi de ne pas agir. Il bafoue ainsi la volonté du législatif et se permet de mettre en péril notre sécurité.

Nos députés ne s’y intéressent guère plus. Seuls 31 d’entre eux ont signé une lettre ouverte au Conseil d’Etat afin que celui-ci s’oppose à cette prolongation. Pourtant fermer Mühleberg se justifie: très forte densité de population, technologie dépassée, fissures dans le manteau du réacteur, sécurisation insuffisante contre les risques d’incendie, faible résistance aux tremblements de terre et à la chute d’avions.

Près de 1900 personnes ou communes concernées ont fait opposition dans des délais trop courts pour un sujet si sensible. Le délai dans la procédure de consultation pour le canton court jusqu’au 26 août. Nous demandons que le Conseil d’Etat s’exprime de façon claire contre l’autorisation d’exploitation illimitée, afin de préserver la sécurité de la population.

En cas de catastrophe, nos autorités ne pourront nier d’avoir été prévenues! I Andreas Burri (Verts), Pierre-Olivier Nobs (PCS), conseillers généraux, Fribourg

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© La Liberté; 30. septembre 2007

Vélo et bus: la fin d’un tabou?

Après des décennies de refus, les TPF acceptent enfin les vélos dans les bus urbains, le dimanche et le temps d’un essai de six mois («La Liberté» du 21.9.). PRO VELO se félicite de ce changement de cap. L’association s’était toujours vu opposer un niet catégorique lorsqu’elle osait évoquer le sujet. Fribourg, dont le plan directeur prévoit le transport des vélos depuis quinze ans, n’a pas eu plus de succès. La volte-face a été obtenue par la CUTAF, dont le comité de direction a appuyé une proposition allant dans ce sens émanant du délégué Pierre-Olivier Nobs.

Outre-Sarine, les vélos sont généralement acceptés dans les bus depuis des années et Lausanne, qui offre ce service depuis cet été, tire déjà un bilan positif. La phase test se déroule pendant la saison froide (septembre à mars), moins propice aux promenades du dimanche à vélo. Espérons que la faible demande qui pourrait en résulter n’incitera pas à nier le besoin, mais qu’une période creuse a été choisie pour introduire le nouveau service en douceur. L’expérience montrera qu’à Fribourg aussi une cohabitation harmonieuse avec les autres passagers est possible et qu’il se justifie d’étendre l’offre, dans la mesure où la place le permet, à tous les jours de la semaine. En développant ainsi la complémentarité entre vélo et transports publics, on répondra à des besoins de niche allant de la famille qui va se balader à Grandfey au cycliste malchanceux qui ramène son vélo après une crevaison.

Stephan Dillier,

PRO VELO Fribourg

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Le développement durable interpelle

Délégué de la ville de Fribourg, Pierre-Olivier Nobs a demandé à la CUTAF de signer avec les TPF et les entreprises prestataires une charte en faveur du développement durable. Le délégué a noté que si les TPF étaient plutôt bien notés en tant qu’employeurs, et qu’ils avaient pris des mesures environnementales, par exemple en matière de lutte contre les particules fines, Ils «pourraient faire mieux». Comme jouer leur rôle en matière d’incitation au transfert modal pour atteindre 50% des déplacements en transports publics. «Le pourcentage stagne, voire régresse», a noté Pierre-Olivier Nobs. Nicolas Deiss a estimé la proposition «intéressante et actuelle», mais l’État et les communes, principaux actionnaires des TPF devraient souscrire à un projet de développement durable.
La Liberté mai 2007  Claudine Dubois

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Eine Nachhaltigkeitscharta

Patrick Cudré-Mauroux konnte den Delegierten noch keine Verkaufszahlen der Frimobil-Abonnemente vorlegen. Die gesamte Passagierzahl der TPF sei aber leicht gesunken. Die TPF sind auch das Ziel eines Antrags der Delegierten der Stadt Freiburg. «Die TPF sollen eine Nachhaltigkeitscharta der Cutaf unterschreiben», sagte Pierre-Olivier Nobs. Darin sollen alle drei Pfeiler der nachhaltigen Entwicklung berücksichtigt sein – Wirtschaft, Soziales und Umwelt. Im Marketing, in der Berücksichtigung der Kundenmeinungen sowie bei Anregungen zum Umsteigen gebe es Nachholbedarf, sagte Nobs. «Wenn die TPF nicht mitmachen, bringt zum Beispiel die Mobilitätswoche nichts.» Cutaf-Präsident Nicolas Deiss nahm den Antrag entgegen. Er sagte jedoch, dass es heute keinen offenen Markt gebe, mit dem die Cutaf Druck ausüben könne.
Freiburger Nachrichten Mai 2007

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Pouvoir mettre les vélos dans les bus le dimanche et les jours fériés

mobilité • Pierre-Olivier Nobs, délégué de la ville de Fribourg à la CUTAF interpelle les Transports publics fribourgeois.

Pouvoir mettre son vélo dans les bus de la ville de Fribourg, les dimanches et jours fériés. Pierre-Oivier Nobs, délégué de la ville de Fribourg à la Communauté urbaine des transports de l’agglomération fribourgeoise, a lancé cette proposition, mercredi soir, lors de l’assemblée des délégués de la CUTAF. Il souligne que ce service serait bien entendu payant pour les usagers.

But de cette requête:
permettre aux familles qui souhaitent faire des randonnées à vélo de quitter le trafic urbain en toute sécurité pour leurs enfants. «Une fois en dehors de la ville, les trajets de randonnées sont intéressants», explique Pierre-Olivier Nobs. Cette proposition sera transmise aux Transports publics fribourgeois et une réponse devrait être rendue lors de la prochaine assemblée.
La Liberté du 25.11.2006 Stéphanie Buchs

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Du concret, modeste, pour l’Agenda 21

Fribourg ● Le contact est renoué entre le forum Fridurable et la ville. Les couacs de jeunesse de l’Agenda 21 semblent dépassés. Un cahier des charges a été attribué au délégué, et un budget alloué pour un coordinateur.

«Notre projet prévoyait une carte générale du réseau piétonnier de la ville, l’identification et la réalisation des chaînons manquants. Or un balisage piétonnier a été mis en place par Fribourg Tourisme et région, de la gare jusqu’à la Basse-Ville. Mais sans concertation avec l’Agenda 21», déplorent Christel Berset et Pierre-Olivier Nobs, conseillers généraux et membres du forum Fridurable. Cet exemple résume les divergences de vues entre Fridurable et la ville à propos de l’Agenda 21.

Aux yeux des militants, le bilan de réalisation des 17 projets élaborés au cours d’un long processus (2001-05) avec la population est maigre (voir ci-contre). Les projets en cours de réalisation le sont sans concertation de leurs initiants, et l’esprit durable n’imprègne encore que modestement l’administration de la ville, accusent-ils. En bref: la ville peut mieux faire.

Cependant, les deux militants soulignent «que la nouvelle équipe au Conseil communal a la volonté de faire avancer l’Agenda 21». Pour preuve, les assurances données par le conseiller communal Jean Bourgknecht, lors du récent forum de Fridurable.
La Liberté 13.07.2007 Claudine Dubois

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Lettre de lecteur parue dans La Liberté en juin 2007

L’avenir de Fribourg à l’heure du réchauffement climatique

Le 5 juin, dans le cadre des festivités du 850e anniversaire de notre ville, LaRevueDurable a organisé une conférence-débat sur l’empreinte écologique.L’empreinte écologique calcule la surface théorique que chaque être humain utilise pour vivre. En 1157, un Fribourgeois avait besoin de 1,5 hectare. En 1957, il lui en fallait le double. En 2007… 4,7. Or chaque habitant de la Terre ne dispose aujourd’hui que de 1,8 hectare. Ainsi, avec 6,5 milliards d’humains, il faudrait 2,6 planètes pour subvenir à tous les besoins si tout le monde vivait comme un Fribourgeois. Et la tendance actuelle est à une augmentation de plus en plus rapide de cette empreinte. Sans cacher la très grande urgence de la situation, Mme Thanh Nghiem, ingénieure française d’origine vietnamienne, nous a présenté lors de sa conférence de nombreux exemples concrets de réalisations avantageuses sur les trois niveaux du développement durable alliant économie, social et environnement.

Ce soir-là, nous autres Fribourgeois avons eu une bonne occasion de prendre conscience de l’urgence d’assurer les besoins des humains d’aujourd’hui sans hypothéquer ceux des générations futures. Les absents de la soirée, à savoir nos autorités communales et la presse, ont manqué un grand moment!

Pierre-Olivier Nobs Conseiller général, Fribourg

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Articles édités dans le rapport d’activités 2006 de la section ATE du canton de Fribourg.

Cette année aura été bien remplie.En effet, en plus de nos activités courantes ainsi que le suivi des oppositions, nous avons saisi l’opportunité de nous prononcer sur la révision de la loi cantonale sur l’aménagement du territoire et des constructions (LATeC)ainsi que sur la révision du plan de mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique.LATeC Nous pensons qu’il était très important de donner notre vision au sujet de cette révision. L’aménagement du territoire et ses constructions a des effets directs sur les besoins en matière de mobilité.Dans le projet qui nous était soumis, nous n’avons malheureusement pas trouvé de pistes fortes en matière de densification de l’habitat et des zones d’activité. Il est pourtant capital de mettre un terme au «mitage de notre canton». Des zones habitées et des zones d’activités suffisamment denses permettraient un raccordement économiquement supportable en matière de transports publics et diminueraient ainsi les impacts sur l’environnement provoqués par les pendulaires.Nous avons aussi mis l’accent sur les grands générateurs de trafic (centres commerciaux par exemple). Nous proposons que ceux-ci soient obligatoirement raccordés aux transports en commun, qu’ils soient faciles d’accès pour les piétons et qu’ils offrent un accès et stationnement aisés pour les cycles. Concernant le stationnement nous suggérons qu’à l’avenir tout nouveau grand générateur de trafic rende le stationnement payant. Cet élément, en plus de freiner la distorsion de concurrence entre les commerces situés dans les localités importantes dont les parkings sont en grande majorité payants, contribuerait également à faire baisser le nombre de mouvements de véhicules.Nous avons rappelé également qu’il est urgent de freiner l’expansion de ces centres. L’offre est déjà supérieure à la demande. Nous craignons que des parcelles intéressantes pour des activités économiques à forte valeur ajoutée ne soient galvaudées par la bataille commerciale que se livrent les grands distributeurs. Nous voulons aussi éviter, si c’est encore possible, d’avoir à court terme des friches commerciales dans la périphérie.Bien entendu nous avons aussi rappelé l’importance de la mobilité douce, soit les déplacements à pied et à bicyclette.Nous sommes très étonnés que la loi en révision ne donne pas la place que celle-ci mérite. La mobilité douce permet en effet de faire baisser le trafic de manière significative (env. 15% selon la Confédération) pour un coût moindre.Pour terminer, nous avons suggéré que la problématique de la plus-value, à savoir le bénéfice injustifié que réalise un particulier dont le terrain, par volonté communale,passe d’une zone inconstructible dans une zone constructible par exemple, soit intégrée à cette révision.Pourquoi ne pas rêver et attribuer tout ou partie de celle-ci au développement des transports publics et de la mobilité durable!

Pierre-Olivier Nobs

Révision du plan de mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique

Cette révision nous a permis de formuler nos propositions et remarques.Certes les mesures préconisées par ce plan sont contraignante pour les autorités auxquelles le canton a confié des tâches d’exécution. Cependant nous pensons que certaines de celles-ci sont insuffisantes.Par exemple, la lutte contre les particules fines, les oxydes d’azote et le dioxyde d’azote et l’ozone est insuffisamment prise en compte par ce plan. Nous avons suggéré de renforcer la lutte contre ces polluants par les mesures suivantes:- une tarification de l’impôt sur les véhicules qui avantage nettement les véhicules propres et qui pénalise lourdement les véhicules polluants;- la diminution des émissions par le transfert modal en faveur des transports publics (bien entendu équipés de filtre à particules, traction électrique ou autre technologie peu polluante);- la limitation à 80 km/h de la vitesse sur l’autoroute qui contourne notre agglomération;- la limitation à 50 km/h de la vitesse dans tout le périmètre agglo;- en favorisant la mobilité douce, soit les déplacements à pied et à vélo.Ces propositions, en plus de diminuer la pollution, ont des effets positifs sur la consommation de carburant, sur le bruit et sur la sécurité routière.Nous nous sommes aussi attardés sur les mesures qui permettraient d’augmenter la part modale en faveur des transports publics, sur celles qui dynamiseraient la mobilité douce, la mobilité combinée et le P+R et celles qui diminueraient les nuisances provoquées par les grands générateurs de trafic (centres commerciaux).Enfin, nous avons demandé que la route Marly-Posieux soit supprimée de la liste des infrastructures routières indispensables tant qu’une étude de trafic récente n’a pas été réalisée.

Pierre-Olivier Nobs

Route de contournement Marly-Posieux

Les sections fribourgeoises de l’ATE, de Pro Natura et du WWF, ainsi que Pro Fribourg, Patrimoine Suisse par sa section la Société fribourgeoise d’Art Public et la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage ne veulent pas de route de contournement entre Marly et Posieux. Ce projet très coûteux ne résoudra pas les problèmes de circulation, mais apportera de graves nuisances à l’environnement et au paysage. Pour soulager efficacement la route cantonale de Marly et les artères principales de la ville de Fribourg, nous demandons à sa place un service de navettes en site propre entre Marly et Fribourg. En effet, la plus grande partie du trafic sur le pont de Pérolles (env. le 70% !) a son origine ou sa destination à Marly. Une nouvelle route, très coûteuse, puisque le projet est devisé à Fr. 42,2 millions de francs, au lieu de réduire le trafic, engendrerait une augmentation de ce dernier et apporterait des nuisances aux nouvelles zones traversées (quartier d’habitations, pont passant au-dessus d’une zone alluviale d’importance nationale et site historique de l’abbaye d’Hauterive).Malgré notre intervention, un crédit d’étude (6,6 millions de francs) a été accepté par le Grand Conseil à une large majorité. L’ATE continuera de réclamer des solutions plus efficaces et moins coûteuses pour le contribuable et l’environnement.

Pierre-Olivier Nobs

2 réflexions sur « b) La Presse parle de mon travail »

  1. J’habite Route Saint Barthélemy, je ne suis donc pas mécontent de la prochaine limitation de vitesse à 30 km/h. Par contre ce qui me dérange c’est le fait de punir tout le monde à cause de quelques individus qui ne respectent pas les limitations déjà en vigueur. En effet, les véhicules montant la route à 50 km/h ne me dérange pas plus que ca, par contre les allumés qui sont pleins gaz depuis la sortie du carrefour…
    Question : Avant de faire plein de nouvelles lois ne pourrait on pas faire respecter celles déjà existantes ?
    De plus, comment expliquer que l’on prenne tout un tas de mesures contre le bruit mais qu’en même temps on autorise des pots d’échappement construits tout exprès pour faire du bruit ? N’y a t’il pas là une belle contradiction ?

    Avec mes salutations les meilleures.
    Pierre Alain Schmutz
    Route Saint Barthélemy 10
    1700 Fribourg

    1. Bonjour Monsieur Schmutz

      Je vous remercie pour votre réaction et votre question.
      Le plan trafic que le Conseil communal a validé est un plan technique et cohérent dont l’objectif est le respect des valeurs limites et les dispositions légales en matière de bruit. Ce plan trafic en plus d’inclure les axes à assainir, a été bâti de manière à éviter les reports de trafic et de bruit sur d’autres axes. Le respect de ces dispositions légales incombe aux propriétaires des routes, dans notre cas, les routes communales de la Ville de Fribourg.

      Concernant les véhicules dont l’échappement est bruyant, vous mettez le doigt sur une véritable problématique. De nombreux véhicules bruyants qui circulent sur nos routes sont homologués tel quel !? C’est une problématique qui n’est pas de la compétence des communes, ni des cantons. Il est nécessaire que le parlement fédéral s’empare de cette question, tellement il est dispendieux pour les villes de dépenser des millions pour des revêtements phono absorbants sur lesquels peuvent circuler des véhicules trop bruyants homologués. Véhicules bruyants qui réduisent à néant ou presque les efforts de respect des valeurs limites en matière de bruit.

      En ce qui concerne les véhicules transformés ou tunés en violation des normes d’homologation, c’est une mission qui incombe à la Police cantonale, police cantonale qui à ma connaissance, fait un important travail qui permet de sortir régulièrement de nos rues et de nos routes de nombreux véhicules en infraction.
      Il en va de même pour les chauffards qui commettent des excès de vitesses.

      En vous remerciant de votre intérêt, je vous adresse mes meilleures salutations

      Pierre-Olivier Nobs

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Solidarité et durabilité, voici ce qui imprègne mes engagements, projets et réalisations…. La mobilité et des aménagements urbains durables, respectueux du climat, pacifiant la ville et augmentant la qualité de vie de ses habitants constituent la genèse et les piliers de mes engagements politiques. Une économie sociale, saine et durable, pourvoyeuse d’emplois pour toutes et tous est une autre de mes préoccupations. Au sein de l’exécutif de la ville de Fribourg depuis près de 5 ans, c’est encore un privilège pour moi que de pouvoir m’engager à fond pour nos sportifs et sportives, ainsi que de représenter la Ville de Fribourg au sein de l'organe exécutif de l'Agglomération, dans plusieurs Conseils d’administration dont celui des TPF et de pouvoir partager mon expérience au sein de la Conférence des villes suisses pour la mobilité……………………… Solidarität und Nachhaltikeit, das ist es, was mein Engagement, meine Projekte und das Erreichte prägt… Mobilität und eine nachhaltige Statentwicklung, die das Klima schonen und die Lebensqualität ihrer Bewohner erhöhen, sind der Antrieb und die Eckpfeiler meines politischen Selbstvertändnisses. Eine soziale, gesunde und nachhaltige Wirtschaft, die Arbeitsplätzte für alle schafft, ist ein weiteres Anliegen. Auch nach fast 5 Jahren als Mietglied der Executive der Stadt Freiburg, ist es ein Privileg, mich voll und ganz für unsere Sportlerinnen und Sportler einsetzen zu können, sowie die Stadt Freiburg im Executivorgan der Agglomeration, im mehreren Verwaltungsräten, unter anderen in dem der TPF zu vertreten und meine Erfahrung in die Konferenz der Schweizer Städte für Mobilität einzubringen.

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