La démocratie est précieuse, il faut en user

Je me permets de répondre à certaines interpellations me concernant lues dans ce forum. La démocratie est précieuse et l’élection au Conseil d’Etat se fait par un scrutin à deux tours. Le 13 novembre, il y a eu un ballottage général et personne n’a été élu, ni réélu. Un candidat a souhaité un deuxième tour. C’est son droit démocratique le plus strict.

Dans ces circonstances, il est de mon devoir de continuer à mobiliser l’électorat du PCS et mon électorat. Une alliance de gauche/centre gauche perdant un de ses trois piliers se serait retrouvée affaiblie. Sans un candidat chrétien-social sur le bulletin de vote du PCS, qui ne pouvait pas être retiré pour des raisons légales, il aurait été difficile de mobiliser nos sympathisants.

Aucun parti ne pourrait d’ailleurs admettre une telle situation. De plus, pour moi, comme pour mon parti, les élections fermées, c’est-à-dire sans aucun choix pour l’électeur, ne sont pas dignes de la démocratie. Le droit d’élire revient aux citoyens. Ce n’est pas aux cuisines des partis ni aux médias de décider de la composition du prochain gouvernement cantonal. Je m’engage dans mon quotidien pour plus de solidarité. Je sais que nous, humains, sommes égaux en droits, mais malheureusement inégaux en moyens. Je sais aussi que la Terre est notre seule maison. Nous ne pouvons pas en disposer sans égards pour les générations futures. C’est donc pour défendre trois sièges à gauche, autant que cette vision et ces valeurs, que je me présente pour le deuxième tour de l’élection au Conseil d’Etat.

Pierre-Olivier Nobs,

candidat PCS au Conseil d’Etat

Lettre publiée dans le forum des lecteurs de LA LIBERTE du 26.11.2011.

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© La Gruyère ; 27.10.2011 :

© La Liberté ; 27.10.2011 :

© La Liberté ; 23.09.2011; Seite 15

Régions

Les Pédibus sous les projecteurs

Mobilité • A l’occasion de la 11e Journée internationale à pied à l’école, le canton a fêté hier ces bus d’un genre particulier. Anne-Claude Demierre a pris celui de Marsens.

Tamara Bongard

«Le Pédibus, c’est un bus, mais on va à pied et par deux!» Hier à 8h, les enfants qui fréquentent l’accueil extrascolaire à Marsens avaient un mal fou à expliquer au clown Madame Pincette ce qu’était le Pédibus, cet accompagnement des petits sur le chemin de l’école. Madame Pincette s’obstinait à ne rien comprendre. Et les enfants désespéraient de cette adulte qui n’était au courant de rien.

De l’activité physique

Il y avait heureusement d’autres grandes personnes incollables sur le sujet:la conseillère d’Etat Anne-Claude Demierre et Pierre-Olivier Nobs de l’Association transport et environnement (ATE). Tous ont accompagné les dix enfants qui sont partis de l’accueil scolaire, situé sur le site de l’EMS d’Humilimont, pour rejoindre leur école. Une manière pour le canton de Fribourg de fêter la 11e Journée internationale à pied à l’école (voir ci-contre), en braquant les projecteurs sur cette ligne extrascolaire, qui a été la première du genre dans le canton–elle en est désormais à sa sixième année de fonctionnement.

A 8h20, le bus se met enfin en marche. Le «conducteur»? Charlotte Castella, animatrice de l’accueil extrascolaire, qui a revêtu un gilet orange. Elle ouvre la marche. Les enfants suivent avec plus ou moins de sérieux. En revanche Madame Pincette et sa carriole traînassent. Ils font les zouaves. «On va arriver en retard», se plaint le clown. «Oui, à cause de toi», lui rétorque un petit garçon très observateur. Le convoi, après avoir traversé deux routes, arrive finalement à l’école. Tandis que Madame Pincette étend son linge dans la cour, utilisant les élèves pour y accrocher son fil.

De 20 à 28 lignes

«C’est très important que les enfants puissent aller à l’école à pied. Les Pédibus rassurent les parents. Quatre fois quinze minutes à pied représentent aussi une heure de marche», constate Pierre-Olivier Nobs, chahuté par Madame Pincette. «Cela évite aussi aux parents de faire le taxi, ce qui crée d’autres dangers. Mais les Pédibus ne sont pas un oreiller de paresse pour les communes, qui doivent rendre sûrs les endroits dangereux.» D’autres communes ont suivi l’exemple de Marsens. Désormais Nuvilly, Givisiez, Schmitten et Vuisternens-en-Ogoz possèdent également des lignes extrascolaires, ce qui est visiblement peu courant en Suisse.

Au total, le canton compte 28 lignes Pédibus. Il y a un an, leur nombre était de 20. Cette augmentation doit notamment être attribuée au travail de promotion de Vigdis Sandoz-Hansen, coordinatrice Pédibus auprès de l’ATE. Cette année à la rentrée, tous les élèves de la première année enfantine à la deuxième année primaire ont ainsi reçu une carte postale rappelant la solution Pédibus. Une campagne de sensibilisation s’est également étendue de mai à août, via la distribution d’une lettre d’information aux commissions scolaires et aux communes.

De son côté, l’Etat investit annuellement 150000 francs pour soutenir le Pédibus, dont 20000 francs pour le poste de coordinatrice. Le canton a également inscrit ce mode de transport particulier dans son programme «Poids corporel sain».

L’Etat va-t-il davantage soutenir financièrement ces Pédibus?«Non. A terme, nous préconisons de construire les accueils extrascolaires dans les écoles pour éviter les déplacements», répond Anne-Claude Demierre. Trop sérieuse au goût de Madame Pincette, la conseillère d’Etat se trouve affublée d’un fichu sur la tête et d’un tablier à carreaux du plus bel effet.

Les clowns sont impitoyables quand on ne s’amuse pas sans arrêt les jours de fête. I

Et ailleurs…

Plusieurs animations autour de ces bus à pied d’un genre particulier ont émaillé la journée d’hier dans le canton. A Schmitten, la commune qui détient le record du nombre de Pédibus avec cinq lignes, les enfants ont été accompagnés sur le trajet de l’école par le clown Kunos. En Sarine, la nouvelle ligne de Belfaux a été inaugurée l’après-midi en présence de la conseillère d’Etat Isabelle Chassot et du clown Pilim. De son côté, Madame Pincette a refait son show l’après-midi, mais cette fois sur la ligne extrascolaire de Nuvilly. TB

© La Liberté; 09.09.2011; Seite 15

Régions

Vélo électrique pour cabas trop lourds

Fribourg • Dès le 12 septembre, un nouveau service de livraison à domicile écolo entrera en fonction au centre-ville. C’est le résultat d’un partenariat privé-public.

Samuel Jordan

«Moi, je trouve ce nouveau service super», exprime une dame âgée rencontrée hier au centre-ville de Fribourg. Un homme croisé peu après abonde: «Chapeau, c’est une sacrée bonne idée.» Les deux badauds évoquent «Cabamobil», un nouveau système de livraison à vélo électrique qui a été présenté hier.

Le fonctionnement de Cabamobil est simple: vous faites vos courses au centre-ville. Vous les apportez au guichet situé à la Galerie marchande de Manor/Fribourg Centre. Vous fixez l’heure à laquelle vous souhaiteriez réceptionner vos cabas chez vous. Et un employé du service se chargera de les livrer à domicile en vélo électrique pour un prix relativement modique. Qui dit mieux?

Si le concept général de livraison à domicile en vélo électrique n’est de loin pas révolutionnaire – des services de ce type existent déjà dans de nombreuses villes helvétiques – celui développé à Fribourg est original à plus d’un titre. Tout d’abord, Cabamobil est le fruit d’un partenariat privé-public. Ensuite, il emploiera des chômeurs en fin de droit et des bénéficiaires de l’aide sociale. «En ce sens, Cabamobil est une invitation à la réinsertion sociale», explique le conseiller d’Etat Beat Vonlanthen, arborant pour l’occasion une cravate verte, évidemment.

Alphonse prêt à foncer

Parmi les futurs employés du service, Alphonse dit se réjouir d’enfourcher son vélo électrique: «Ce nouveau travail me convient bien, car j’ai une grande pratique de la bicyclette.» Alphonse avoue 64 ans au compteur, et pourtant il en fait 20 de moins. Avant de commencer pour de vrai, il a suivi avec ses collègues une formation avec Pro Velo. Expérience faite, les engins sont relativement volumineux et bien moins maniables que des vélos normaux.

Dans ce projet public-privé, on trouve trois partenaires: la ville de Fribourg, le Service public de l’emploi (SPE) et les commerces de la Galerie/Fribourg Centre et Manor. Si les trois se partagent les frais d’exploitation (120000 francs par année), ce sont les derniers qui ont pris en charge les coûts d’investissement (30000 francs). La commune et le SPE assument quant à eux une part des salaires ainsi que l’engagement du personnel.

Réalisé dans le cadre de l’Agenda 21, le concept de Cabamobil a été imaginé au départ par Fabien Noël, chef du Service de la mobilité de la ville de Fribourg. Le but étant de tenter de désengorger le trafic urbain, en encourageant les Fribourgeois à laisser leur véhicule chez eux pour aller faire leurs courses. «Un tel service constitue une magnifique avancée vers une diminution de la circulation», se félicite Pierre-Olivier Nobs, au nom de l’association Transport et environnement.

Aussi pour contrer internet

Si la démarche écologique est louable, elle caresse également un autre but plus prosaïque: contrer les emplettes sur la toile. «Ala différence des achats par internet, l’idée est que le consommateur puisse choisir lui-même ses courses avant de se les faire acheminer à domicile, amenant ainsi des recettes à l’économie locale et non pas à des centres de distribution éloignés», commente Alain Deschenaux, directeur de Nordmann-Holding. A noter encore, comme le relève le conseiller communal Thierry Steiert, que Cabamobil est ouvert aux clients de tous les commerçants du centre-ville et non pas uniquement aux commerçants partenaires. I

© La Liberté; 30 juin 2011

Régions

LaLiberte-2011-06-30-p12

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© La Liberté; 7. juin 2011

Régions

Prêt à briguer le Conseil d’Etat !

Le comité cantonal du PCS proposera un seul nom le 29 juin à son assemblée: Pierre-Olivier Nobs. Sauf surprise, c’est lui qui visera le gouvernement.

Sébastien julan

Des formations politiques fribourgeoises ayant déclaré leur intérêt, seul le Parti chrétien-social (PCS) n’a pas encore choisi son champion pour la candidature au Conseil d’Etat. Ce qui n’exclut pas que des prétendants hors parti déclarent encore leur flamme, comme ce fut le cas, au terme du délai en 1996, d’un certain Pascal Corminbœuf…

Toujours est-il que les regards se tournent désormais vers le PCS et, en particulier, vers Pierre-Olivier Nobs. «C’est vrai, je suis à disposition de mon parti, mais il y aura peut-être d’autres intéressés. Quoi qu’il en soit, c’est l’assemblée des délégués qui désignera notre candidat en vue de l’élection au Conseil d’Etat», répond-il, en toute franchise. L’assemblée se tiendra le 29 juin.

Décision le 29 juin

Confirmation auprès du président cantonal Philippe Wandeler: «Oui, le comité proposera le 29 juin un seul nom et c’est celui de M. Nobs. Nous en avons discuté avec les députés et les présidents de section et sommes d’avis de miser sur lui et sa sensibilité pour le développement durable et la justice sociale.»

Devant les délégués, le président ne s’attend pas à un coup de théâtre à la fin du mois. Ce d’autant plus qu’en raison de la présence de deux Singinois dans l’équipe gouvernementale, il a été jugé inopportun de propulser dans l’arène un ressortissant de la Singine, principal fief du PCS, avec la Sarine.

Le parti a approché d’autres personnes également. Parmi elles, le député Benoît Rey, prétendant au Conseil d’Etat en 2001 et qui se tenait en réserve en 2006, ainsi que Marius Achermann, désormais président du PCS suisse et deux fois candidat malheureux à l’exécutif cantonal en 2004 et en 2006.

Figure emblématique du parti, Hugo Fasel avait, lui, renoncé à se présenter en 2004, au départ d’Urs Schwaller, alors qu’un boulevard s’ouvrait devant lui. Il n’est pas candidat non plus, assure Philippe Wandeler: «Nous misons cette fois sur la jeunesse, avec un bon candidat profilé en particulier sur les questions environnementales.»

Approché il y a plusieurs mois déjà, prié de se préparer à déposer sa candidature au moment voulu, Pierre-Olivier Nobs a mûri sa décision et se tient désormais prêt à incarner les espoirs de la formation de centre gauche qui entend contribuer à offrir une alternative aux électeurs. «Je place l’humain au centre, j’ai le cœur à gauche et une sensibilité écologiste, bref un profil rassembleur», déclame-t-il.

L’homme n’élude toutefois pas son déficit de notoriété en dehors de l’agglomération fribourgeoise, comme il a pu s’en rendre compte lors des Fédérales de 2007. En lice pour le Conseil national, le citadin avait terminé avant-dernier des sept candidats chrétiens-sociaux, glanant 2288 voix contre 18 813 au sortant Hugo Fasel et 4056 à la première des viennent-ensuite, Marie-Thérèse Weber-Gobet (en fonction sous la Coupole depuis décembre 2008).

Candidat à la candidature, Pierre-Olivier Nobs est, à bientôt 45 ans, ce qu’on pourrait appeler un hyperactif de la chose publique et de l’engagement associatif, comme en témoigne le contenu du blog qu’il anime avec la foi du militant. Et le savoir-faire de l’artisan indépendant qu’il est en Basse-Ville en sa qualité de bijoutier-joaillier.

Ticket unique en 3-1-1

Secrétaire politique à 20% de l’Association transports et environnement (ATE), section Fribourg, conseiller général de la capitale depuis 2006 et conseiller d’agglomération, il multiplie les combats pour les causes qu’il soutient, en particulier la sortie du nucléaire. Cet homme marié, père d’une fille, prendra en outre place cet automne sur la liste des aspirants PCS au Grand Conseil.

Pour revenir à la course au Conseil d’Etat, les responsables du PCS se disent par ailleurs acquis à l’idée d’une liste commune de la gauche plurielle. En bonne voie, mais pas encore formalisée, celle-ci comprend un trio socialiste adoubé le mois dernier: Xavier Ganioz, député et secrétaire syndical, ainsi que les sortants Anne-Claude Demierre et Erwin Jutzet. Pour prendre place à leurs côtés, Marie Garnier, édile de Villars-sur-Glâne, a été choisie à la mi-avril pour défendre seule les couleurs des Verts fribourgeois. Avec le candidat PCS, on obtient au final une formule 3-1-1.

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© L’Express / L’Impartial / Le Nouveliste; 23. mai 2011

L’EXPRESS

Suisse

BEZNAU Mobilisation à trois jours d’une prise de position du Conseil fédéral.

Foule énorme contre le nucléaire

DÖTTINGEN

ARIANE GIGON – LA LIBERTÉ

La prairie en marge de la zone industrielle de Kleindöttingen, dans un coude de l’Aar, s’est remplie tout au long de la matinée de groupes colorés, portant les drapeaux jaunes avec les inscriptions «Sortons du nucléaire», «Le nucléaire, non merci» ou des slogans librement imaginés comme «Pas d’uranium dans nos géraniums».

Les 148 organisations de Suisse, de France, d’Allemagne et d’Autriche participant au collectif «Sortons du nucléaire» ont réussi leur pari: faire de la protestation d’hier la plus grande manifestation antinucléaire en Suisse depuis 20 ans, événements ponctués de discours et de mini-concerts.

Autre pari réussi: pas une escarmouche, pas une tension n’était perceptible dans la foule pacifique et multigénérationnelle. Seules quelques bousculades ont eu lieu sur le quai de gare de Döttingen, le village voisin, quand les manifestants, venus majoritairement en transports publics, ont voulu reprendre des trains bondés. Mais, exceptés les cafés et boulangeries ouverts hier, les habitants semblent s’être calfeutrés chez eux.

Certains des 20000 manifestants disent s’être fait siffler. La Suisse antinucléaire est ici en terrain «ennemi», comme dit un marcheur: les villages argoviens autour des deux réacteurs Beznau, plantés un peu plus haut dans un autre coudre du fleuve, et de Leibstadt, située en aval, vivent majoritairement des centrales nucléaires.

De nombreux politiciens ont fait le déplacement, comme Marie-Thérèse Weber-Gobet, conseillère nationale fribourgeoise PCS, ou Guy Morin, conseiller d’Etat écologiste de Bâle-Ville. La Verte libérale vaudoise Isabelle Chevalley rappelle que son groupe Ecologie libérale «est né du mouvement antinucléaire, donc il est normal que nous soyons là. La pression populaire est en train de monter», estime-t-elle. «Il ne faut pas qu’elle se relâche.»

Les manifestants réclament des investissements «offensifs» dans les énergies renouvelables. C’est aussi la teneur d’une lettre envoyée par le collectif «Sortons du nucléaire» au Conseil fédéral, avant sa séance spéciale sur la question énergétique mercredi et la session spéciale des Chambres fédérale en juin. Le collectif exige aussi le débranchement des centrales actuelles et le renoncement à tout nouveau réacteur.

Si, à l’instar de Pierre-Olivier Nobs, du comité antinucléaire fribourgeois, beaucoup estiment qu’«il n’était pas possible d’être ailleurs aujourd’hui» ou, selon le socialiste fribourgeois Xavier Ganioz, que c’est «une véritable marche de l’espoir», d’autres ne cachent pas leur déception de ne pas pu avoir convaincre leurs connaissances de se déplacer. «Je pouvais organiser un car spécial avec un trajet à 25 francs par personne, dit, dépitée, Noëlle, d’Estavayer-le-Lac. J’ai appelé tout le monde: je n’ai pas eu un seul téléphone. On dirait que les gens ont peur de changer. Ils disent que ça coûtera trop cher de sortir du nucléaire. En Suisse, on se sent protégés. Mais nous, à Estavayer, nous sommes à 30 kilomètres, à vol d’oiseau, de Mühleberg.» Jean-François et Florence, des Français qui habitent à Fribourg-en-Brisgau, n’ont, eux, pas hésité à se mobiliser, avec leurs enfants. «Il est important d’envoyer un signal international. En juin tomberont les décisions sur la centrale alsacienne de Fesselheim et sur le moratoire allemand. Nous manifesterons aussi samedi prochain, jour de grand rassemblement en Allemagne.»

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© La Liberté; 20. mai 2011; 10

Fribourg

L’ATE soutient un service de livraison par des coursiers à vélo électrique

claudine dubois

Hyperactive, l’Association transports et environnement (ATE) section Fribourg? Ça y ressemble, à suivre les chantiers en cours qui ont été présentés mercredi soir lors de l’assemblée générale. Outre ses propres dossiers, l’ATE en soutient d’autres, dont le projet de livraison des courses à domicile par des coursiers «électriques», dès septembre. Un projet qui unit la ville, avec Fabien Noël, chef du secteur circulation et moteur du projet, les commerçants du centre, l’ATE et l’Etat. Un partenariat écolo-socialo-commercial qui réjouit Alain Deschenaux, directeur-général du groupe Nordmann: il permettra de remettre le pied à l’étrier de chômeurs en fin de droit.

Tous les détails ne sont pas encore finalisés, mais le projet devrait générer trois emplois à 60%, précise Fabien Noël. Les coursiers seront équipés de cargobikes, à l’image de ceux utilisés à Lausanne et Yverdon-les-Bains, pour transporter les achats des clients. Si Manor, la galerie commerciale et Fribourg Centre sont les partenaires du projet et bailleurs de fonds, des achats effectués ailleurs en ville pourront aussi être déposés au guichet du service et être acheminés dans le périmètre de la ville de Fribourg, indique Fabien Noël. Les coursiers «électriques» s’inscrivent dans la ligne du Velopass, qui emploie des requérants d’asile pour l’entretien des bornes et des vélos.

Un recours de l’ATE est toujours pendant dans le dossier de l’extension du parking de la Grenette. Le secrétaire politique Pierre-Olivier Nobs plaide pour un réexamen des places attribuées dans le parking, notamment à la fonction publique. L’agrandissement du garage a pour vocation de rendre le quartier aux habitants, en le débarrassant des voitures en stationnement.

Après son opposition au PAL de Marly, en mai 2010, l’ATE a récidivé avec la deuxième mouture. En raison, selon Pierre-Olivier Nobs, du manque d’adhésion de l’Exécutif marlinois aux idées défendues par l’ATE en matière de tarification du stationnement dans les centres commerciaux, de l’intégration de la mobilité douce et de plans de mobilité pour les entreprises. Parmi ses actes militants, l’ATE cite la banderole sur la barrière du parking du centre commercial Sepric, à Saint-Léonard, qui dit: «la prochaine fois, prenez le bus.» Ou la publication d’une brochure pour promouvoir les zones 30.

Comme chaque année, l’ATE, en particulier Silvia Maspoli-Genetelli, va coordonner la prochaine semaine de mobilité, en septembre. L’association salue également le travail de la coordinatrice fribourgeoise du Pédibus, Vidgis Sandoz-Hansen. Treize nouvelles lignes se sont ajoutées l’an dernier aux huit existantes. Au plan statutaire, le comité in corpore a été réélu et a accueilli un nouveau membre, Gérald Collaud. I

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© La Liberté; 27. avril 2011

Ils veulent un avenir sans atome

Manifestation ● Devant une petite foule, le comité antinucléaire fribourgeois a rappelé ses exigences, en fustigeant Mühleberg.

Kessava Packiry

Vingt-cinq ans après la catastrophe de Tchernobyl, 46 jours après celle de Fukushima, le comité antinucléaire fribourgeois a exprimé hier haut et fort sa volonté de sortir de l’atome dans les plus brefs délais.

Devant une petite foule de 80 à 100 personnes réunies sur la place de l’Hôtel-de-Ville de Fribourg, les représentants de ce comité – fondé il y a trois semaines par des membres des partis de gauche ainsi que du WWF, de Greenpeace et de l’Association transports et environnement – ont rappelé l’une de leurs principales exigences: que le gouvernement fribourgeois prenne une position rapide pour mettre fin à l’approvisionnement en énergie nucléaire du canton. Il y a du boulot: 40 à 50% de l’énergie consommée par les Fribourgeois vient du nucléaire («LL» du 21 avril 2011)…

Catherine Martinson, directrice du travail régional au WWF Suisse, insiste cepndant: «Il faut oser, et oser maintenant, un avenir sans atome, sans gaz, sans charbon.» Encore faut-il que la population prenne conscience, en parallèle, de la nécessité de baisser sa consommation en énergie.

Fermer Mühleberg

Les orateurs n’ont pas manqué non plus de fustiger Mühleberg. La députée verte Christa Mutter ainsi que le chrétien-social et secrétaire politique de l’ATE Pierre-Olivier Nobs soulignent le danger que représente la centrale nucléaire bernoise, «usée, dépassée technologiquement». De plus, trente-neuf communes fribourgeoises, totalisant près de 100 000 habitants (soit 40% de la population), se situent à moins de 20 kilomètres de la centrale. «Exigeons sa fermeture immédiate», tonnent-ils. Pour Christian Levrat, président du Parti socialiste suisse, le Conseil d’Etat doit d’ailleurs prendre le pouls de sa population. En la faisant voter sur le prolongement d’exploitation de cette centrale, comme l’ont fait les Bernois et les Vaudois. I

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© La Liberté; 2. mars 2011

On ne badine pas avec ceux qui urinent

Carnaval ● Un élu est intervenu, lundi lors de la séance du Conseil général de Fribourg, pour dénoncer les incivilités lors du carnaval des bolzes dans le quartier de l’Auge. Notamment ceux qui font pipi n’importe où…

Stéphanie Schroeter

Chacun ses soucis diront certains. D’autres ajouteront peut-être qu’il n’y a pas que les élections communales du 20 mars prochain dans la vie… En témoignent les préoccupations actuelles des habitants du quartier de l’Auge, en Vieille-Ville de Fribourg, relayées lundi soir par le conseiller général Pierre-Olivier Nobs (cs). L’élu est en effet intervenu, en toute fin de séance du parlement local, pour demander au Conseil communal si le «concept sanitaire» allait être amélioré lors de la prochaine édition du carnaval. Rappelons que le carnaval des bolzes, qui aura lieu du 4 au 8 mars, se déroule comme à l’accoutumée en Basse-Ville, principalement dans le quartier de l’Auge.

Le hic? Les gens qui urinent. «Le carnaval a toute sa place dans le quartier, notamment avec ses cortèges. Je constate cependant qu’il y a de plus en plus de mécontents», explique Pierre-Olivier Nobs. Et le chrétien-social, qui habite le quartier, de préciser: «Le vendredi et le mardi soir, des centaines de carnavaliers urinent n’importe où, notamment sur les façades des maisons. Je me souviens que l’année passée, il y avait une couche de glace jaune devant ma porte.»

Un quota d’urinoirs…

Pour le conseiller général, une seule solution: installer des urinoirs un peu partout dans le quartier ou en fabriquer, «comme à l’armée», à proximité de grilles d’égout. «Si la situation ne s’améliore pas, j’irai peut-être plus loin en proposant de conditionner l’autorisation à un quota minimum d’urinoirs…»

Interpellé à ce sujet lundi soir, le conseiller communal Charles de Reyff indique que les organisateurs du carnaval louent «à grands frais» et depuis quelques années déjà des cabines de toilettes mobiles. En outre, une dizaine de dénonciations émanant de la police cantonale ont atterri sur son bureau lors de la dernière édition. Souiller la voie publique constitue en effet une infraction punissable d’une amende allant de 20 à 1000 francs. «Les dénonciations ont toutes débouché sur des condamnations», poursuit Charles de Reyff, qui tient à relever l’excellente collaboration entre les organisateurs du carnaval, la préfecture, la police cantonale et celle de la ville. «Des séances de préparation ont lieu avant la manifestation. Nous y abordons naturellement ce thème. La solution passe par un contrôle plus strict de la police mais aussi par le choix de l’emplacement des toilettes mobiles.»

Des amendes

Président du comité d’organisation du carnaval des bolzes, Alain Rappo est bien conscient du problème. «Nous mettons à disposition, et cela depuis de nombreuses années, plusieurs cabines mobiles dans le quartier de l’Auge. Sans compter la présence de toilettes publiques à proximité. Cela nous coûte un certain prix…», explique-t-il. «Nous en avons parfois installé davantage, mais les gens ne les utilisent pas forcément! On essaie de faire au mieux», glisse-t-il, en confirmant que des contrôles de police ont été effectués pour la première fois en 2010. Une opération qui devrait être renouvelée cette année. «Ce n’est pas parce que c’est carnaval qu’on peut être hors la loi!» I

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© La Liberté; 8. février 2011

motion populaire

Le PCS veut que le peuple ait son mot à dire sur le nucléaire

walter Buchs, FN

Le peuple fribourgeois doit pouvoir s’exprimer à l’avenir sur les questions de production d’énergie atomique, ainsi que sur le transport et l’entreposage de matériel radioactif. C’est ce que vise le Parti chrétien-social par le biais d’une motion populaire.

«La motion populaire que nous lançons n’est pas conçue en vue de l’abandon de l’énergie nucléaire. Nous voulons en premier lieu renforcer les droits populaires», a expliqué hier en conférence de presse Philippe Wandeler, président cantonal du PCS.

Marie-Thérèse Weber-Gobet fait remarquer qu’aujourd’hui, dans le canton de Fribourg, le Conseil d’Etat est seul compétent pour prendre position sur les installations atomiques. «Le souverain doit avoir son mot à dire dans ce canton sur l’avenir du nucléaire», soutient la conseillère nationale. Et de rappeler que six cantons connaissent déjà un tel droit de participation du peuple à ces questions, dont les voisins Vaud et Neuchâtel, ainsi que Berne qui vote ce dimanche sur le renouvellement de la centrale nucléaire de Mühleberg, sise à quelques encâblures de la frontière fribourgeoise.

Selon le député Benoît Rey, qui vient de déposer une question au gouvernement sur le dépôt pour déchets hautement radioactifs prévu à Mühleberg, conjointement à la nouvelle centrale («La Liberté» du 22 janvier), le Conseil d’Etat communique de manière insuffisante ses prises de positions sur ces questions. Avec la motion populaire prévue, cela devrait changer.

Concrètement, cette motion demande de compléter l’article 45 de la Constitution fribourgeoise afin de soumettre au référendum obligatoire toute prise de position, toute loi ou ordonnance sur la production d’énergie nucléaire ainsi que sur le transport et l’entreposage de matériel radioactif.

Le PCS espère réunir les 300 signatures nécessaires pour sa motion avant l’été, indique le secrétaire cantonal du parti Diego Frieden. Au cas où le Grand Conseil rejetterait cette motion, le parti de centre-gauche envisage de lancer une initiative populaire sur ce thème. C’est 6000 signatures qu’il devrait alors récolter.

Pour Pierre-Olivier Nobs, conseiller général chrétien-social en ville de Fribourg, la Suisse peut sans problème vivre sans nouvelle centrale nucléaire. Selon lui, avec une meilleure efficience énergétique et le développement des énergies renouvelables, on peut obtenir de meilleurs résultats qu’avec les cinq centrales nucléaires actuelles et la nouvelle prévue à Mühleberg. Il resterait même un excédent pour de nouveaux besoins. «Ce n’est pas un problème technique, mais une question politique», défend celui qui est aussi secrétaire cantonal de l’Association transports et environnement (ATE).

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Alcon

La Gruyère 21 janvier 2010

On savait depuis Noël que le projet Agora, en faveur d’Alcon, était débloqué à Fribourg. On a appris hier que si les organisations environnementales ont retiré leurs oppositions, c’est après avoir obtenu des avancées sur la mobilité. Sur le site de la gare routière des TPF (comme il était il y a quelques années), un projet d’hôtel 4 étoiles est mort né. Mais Losinger va pouvoir construire, pour la caisse de pension Publica (principal investisseur), le bâtiment administratif qui sera loué, en partie, à la firme Alcon.

L’Association transports et environnement (ATE) et l’Association pour les intérêts des cyclistes (Pro Velo) retirent leurs oppositions entravant la construction du projet Agora au-dessus de la gare routière de Fribourg. Motif: elles ont obtenu des concessions en matière de mobilité douce.

Convention signée hier

Les difficultés rencontrées par le projet Agora ont fait des vagues fin 2009, car elles risquaient de remettre en question l’implantation du groupe Alcon, désireux de louer la plus grande partie du futur bâtiment pour y installer son centre administratif. L’augmentation de la capacité du parking de la gare routière posait problème aux organisations environnementales.

Un accord de principe avait été trouvé fin décembre, mais la publication du détail était réservée jusqu’à la signature de la convention (La Gruyère du 24 décembre 2009). C’est chose faite hier, ont indiqué dans un communiqué de presse commun le Conseil d’Etat, la ville, les TPF, l’ATE et Pro Velo.

Le bâtiment à ériger sur la gare routière sera principalement destiné au siège administratif d’Alcon. Il s’agit du leader mondial de l’ophtalmologie, qui emploie 180 personnes dans la capitale cantonale et entend pousser l’effectif du personnel à 250 collaborateurs. Des tiers pourront également y disposer d’environ 6500 m2 de surfaces de bureaux. Le bâtiment abritera en outre 15 logements.

La capacité du parking souterrain de la gare routière sera étendue au 3e sous-sol de 200 à 300 places par la construction d’une demi-dalle de 100 places et non, comme prévu d’abord, d’une dalle complète de 200 places. Cette modification doit encore fait l’objet d’une mise à l’enquête.

Utilisation codifiée

La convention signée hier matin prévoit que cette extension du parking n’augmentera ni le nombre de places de parc ni ne générera de trafic supplémentaire dans la zone concernée. Pour atteindre ce but, 91 places de parc existantes dans le secteur proche de la tour Henri seront biffées.

Le mode d’utilisation de ces 300 places de parc fera partie intégrante du plan d’aménagement de détail. La répartition prévoit 100 places pour le Park+Rail, 135 pour les collaborateurs travaillant dans le nouveau bâtiment Agora, 50 pour les employés des TPF ainsi que 15 pour les habitants.

Concernant la mobilité dou-ce, la ville et le canton s’obligent en outre à créer 50 places de parc pour vélos dans le secteur de la tour Henri et à réaliser une liaison pour cycles et piétons de la rue de Morat à la gare. Ce qui passera en particulier par des bandes cyclables et une passerelle au-dessus de l’avenue de Tivoli. De plus, la ville inscrit à son plan financier dès 2011 la construction d’une vélo-station avec atelier, d’une capacité de 700 places à l’Ancienne Gare.

De l’avis général, le feu vert définitif au chantier devrait s’allumer en mars. Il y aura encore pour dix-huit mois de travaux pour ce bâtiment déjà au bénéfice d’un permis de construire. Malgré cet important retard, «les responsables d’Alcon sont soulagés et moi je suis aussi très satisfait», témoigne Beat Vonlanthen, directeur de l’Economie et président du Gouvernement. «Sans cet accord acceptable pour tout le monde, on risquait d’entraver cette société dans son formidable développement.»

A la ville, le syndic Pierre-Alain Clément parle d’un accord «win-win». «J’en tire une leçon: la nécessité d’associer en amont tous les acteurs de ce genre de dossiers.» Car la multiplicité des partenaires et des intérêts en présence a compliqué les négociations à l’extrême, si bien qu’avant l’ultime médiation gouvernementale en décembre, le projet était considéré comme perdu.

«Intelligent et équilibré»

Pour sa part, Pierre-Olivier Nobs évoque un «accord intelligent et équilibré entre les intérêts de l’économie, de l’environnement et de la population». Le secrétaire politique de l’ATE ajoute que «l’objectif n’était pas de bloquer le projet, mais de s’opposer à une hausse prévue du trafic et des places de parc au centre».

Objectif atteint avec un recul de 100 mouvements quotidiens (à 1268) par rapport à la situation actuelle. La principale source de satisfaction réside aussi, pour les anciens opposants, dans le plan de mobilité que les TPF s’engagent à établir pour le personnel de leur entreprise. Une entreprise que nous n’avons pu joindre hier en fin de journée.

Sébastien Julan et l’ATS

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© La Liberté; 9. janvier 2010

1er Cahier

Une bien courte mémoire

Réaction à la lettre de M. Jacques Bourgeois, conseiller national radical, intitulée «l’ATE abuse de son droit de recours».

En 2008, le peuple suisse s’est prononcé contre la limitation du droit de recours des organisations environnementales. Pour rappel, l’ATE n’est pas un parti mais une organisation de défense de l’environnement. Elle est habilitée à faire recours selon une liste approuvée par le Conseil fédéral. Nous contester ce droit, c’est avoir l’esprit revanchard et manquer de respect face à l’Etat de droit et la démocratie. L’économie? Que coûtent aux contribuables les maladies respiratoires provoquées par la mauvaise qualité de l’air? Connaissez-vous les coûts externes de votre politique sur notre environnement? Les voici: pollution atmosphérique: 2 à 5 mia, bruit: 1 à 1,6 mia, coût des bouchons: 2 mia env. en termes d’heures de travail perdues.Enfin je vous informe que l’initiative populaire en faveur des transports publics a déjà recueilli 150 000 signatures en six mois. C’est là encore un signe fort. Votre vision du tout économique sans règles ni limites a mis notre pays en difficulté. Contrairement aux milieux que vous défendez, l’ATE apporte une contribution constructive en défendant une politique de mobilité qui n’oppose pas économie et environnement.

 Pierre-Olivier Nobs, Secrétaire politique, ATE sect. Fribourg

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Granges-Paccot

La Gruyère 26 février 2009

Le Groupe E concède un plan de mobilité

Le Groupe E va établir un plan de mobilité pour les déplacements du personnel qui ralliera son futur siège administratif. Où le parking passera de 280 à 195 places. En échange, l’ATE a levé son opposition. Une première cantonale. Des concessions ont été nécessaires au Groupe E pour obtenir la levée de l’opposition de l’ATE à son futur centre de Granges-Paccot.C’est le premier plan de mobilité établi par une entreprise fribourgeoise de cette taille! Et c’est la première fois que l’Association transports et environnement (ATE) «convainc» un tel groupe à faire un pas substantiel vers le développement durable. Le Groupe E, puisqu’il s’agit de lui, a en effet signé une convention avec l’ATE, l’an dernier, en catimini.

Un préalable qui a entraîné la levée de l’opposition de l’association à l’encontre du siège administratif de l’entreprise électrique en construction à Granges-Paccot, près du giratoire de l’autoroute.

Résultat de l’accord passé il y a un an, non rendu public jusqu’à ce jour: «Le parking a été ramené de 280 à 195 pla-ces, confirme Laurent Widmer, porte-parole du Groupe E. Elles seront payantes pour le personnel.»

Opposition de l’ATE levée

Le producteur et distributeur fribourgo-neuchâtelois s’est aussi, et surtout, engagé à élaborer un plan de mobilité avec une société spécialisée, sorte de gestion du parcage pour les visiteurs et le personnel (lire ci-dessous). En échange, l’ATE, qui sera associée à l’élaboration du plan, a retiré son opposition. «C’est une première victoire et nous espérons que d’autres firmes et collectivités s’y mettront», déclare Pierre-Olivier Nobs, membre du comité de l’ATE.

Bref retour dans le temps: lors de la mise à l’enquête de ce bâtiment baptisé Plexus, un ouvrage à 30 millions de francs, l’ATE a opposé son veto au nombre de places de stationnement (280, dont 140 à l’extérieur) à disposition des quelque 380 postes de travail qui seront concentrés sur ce site. L’association estimait de surcroît que ce projet n’était pas conforme au plan directeur intercommunal du plateau d’Agy.

Les négociations n’ont pas été faciles, mais l’ATE a persuadé son interlocuteur du gain en terme d’image pour une entreprise active dans la production d’énergie verte. Laurent Widmer: «Ce sont des contraintes supplémentaires, mais elles vont dans le sens du respect de l’environnement. Cela correspond à notre souci d’efficacité énergétique. Nous sommes donc satisfaits d’avoir trouvé cet accord.»

Le plan sera établi à partir de fin 2009, début 2010. L’installation dans les nouveaux locaux n’est, il est vrai, pas prévue avant le printemps 2011, indique Laurent Widmer. Sensibilisée, l’entreprise discutera avec les autorités communales en vue d’améliorer si possible la desserte en transports publics et en mobilité douce (piétons et cyclistes).

Ce qui fait dire à Pierre-Olivier Nobs et à son compère de négociation, Michel Monney, que le grand gagnant n’est pas l’ATE, ni le Groupe E. «Mais l’environnement et la qualité de vie des habitants.» Et les employés? «Eh bien, ils vont découvrir les bienfaits d’une mobilité différente.»

Plateau d’Agy engorgé

La mobilité et le stationnement sont quand même loin d’être réglés dans ce secteur à l’urbanisation galopante, où transitent 20000 véhicules par jour (40000 en 2020, selon des projections). Sur ce site sportif en cours d’agrandissement se déroulent des activités gourmandes en visiteurs, comme les matches de Gottéron.

Haltes ferroviaires en projet, cadence des bus jugée insuffisante, parking d’échange remis à plus tard à Saint-Léonard, nouvelle variante à l’étude du carrefour au débouché du futur pont de la Poya… Et encore n’est-ce là qu’un aperçu des défis d’aménagement de cette zone du Grand-Fribourg.

Repenser le trafic pendulaire

Un plan de mobilité n’est rien d’autre qu’une manière de repenser la mobilité pendulaire et professionnelle. Un outil sur mesure destiné, par exemple pour une entreprise, à rationaliser sa mobilité et réévaluer ses modes de déplacement. Le Groupe E, en l’occurrence, va de ce fait analyser les besoins en trajets de ses employés, en provenance de Fribourg, Neuchâtel et Vaud. A la fois pour le transit avec le domicile et pour les déplacements professionnels. Les solutions à trouver impliquent les véhicules privés et d’entreprise, le covoiturage, les transports publics, etc.

Les bénéfices? Ils sont multiples, selon les milieux écologistes: responsabilité collective, économie des coûts, amélioration de l’efficacité, satisfaction des collaborateurs, positionnement de l’image de l’entreprise. Du coup, des idées de ce genre font gentiment leur chemin. Prenez le cas de l’Etat de Fribourg qui a chargé son Service des transports et de l’énergie d’étudier la faisabilité d’un système d’autopartage au sein de l’administration.

Pas plus cher que les indemnités

Cette option donne suite au postulat des anciens députés Steiert et Boivin et du rapport consécutif dont le Grand Conseil a pris acte la semaine passée. C’est simple: l’autopartage consiste à mettre des véhicules à la disposition des membres d’un organisme, que ce soit une entreprise, une association ou une autre collectivité. En Suisse, la société Mobility carsharing est spécialisée dans ce segment de marché.

Une étude de l’Etat de Vaud, citée par le Gouvernement fribourgeois dans son rapport, démontre qu’avoir recours à Mobility n’est pas plus onéreux que de verser des indemnités kilométriques. Bémol: le potentiel de l’autopartage demeure fort limité, à Fribourg, dans les services cantonaux: entre 5 et 10% de l’ensemble des 2 millions de kilomètres parcourus annuellement en véhicules privés par les fonctionnaires pour leurs déplacements professionnels. A noter que seuls neuf des 70 véhicules de service, vu leurs équipements spécifiques, se prêteraient à de l’autopartage.

Sébastien Julan

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© La Liberté; 19. décembre 2008©

Lorette ouverte aux luges

fribourg ● Jean Bourgknecht l’a annoncé lors du Conseil général: depuis mercredi soir, la voirie ne déblaie plus Lorette, qui est fermée au trafic.

stéphanie buchs

Les enfants pourront s’en donner à coeur joie si la pluie ne vient pas tout gâcher. La route de Lorette à Fribourg, entre Bourguillon et la Planche-Supérieure, est ouverte aux fans de glisse. Luges et bobs devraient donc y remplacer les crissements de pneus. Cette nouvelle a été annoncée à l’occasion du Conseil général mercredi soir par le conseiller communal Jean Bourgknecht, en charge de l’édilité. Il a répondu ainsi à une question posée par Pierre-Olivier Nobs (cs-o): «Vu les conditions exceptionnelles d’enneigement, ne serait-il pas possible de laisser à la disposition des enfants certaines rues de la ville en bordier?» Il appuie sa requête avec deux arguments: l’économie de sel pour l’environnement (et pour les finances communales) et la diminution de travail pour le service de voirie qui ne doit plus déblayer l’axe visé.

Utilisateurs responsables

Il faut toutefois préciser qu’en réalité, le Conseil communal n’ouvre pas une piste de luge. «Nous avons pris la décision, mercredi en fin d’après-midi, d’arrêter de déblayer et de fermer Lorette», explique Jean Bourgknecht. «Mais les gens qui souhaitent y luger prennent la responsabilité d’éventuels accidents.»

C’est le souci de sécurité qui a d’ailleurs en partie souvent incité le Conseil communal à refuser d’accéder à ce genre de requêtes. En 2005, la verte Christa Mutter avait demandé que soit étudiée la possibilité de réserver certaines rues pentues de la ville aux fans de luge, en cas de fortes chutes de neige. De l’étude menée alors par l’exécutif, il ressortait que Lorette était le seul axe qui pourrait être fermé sans que cela ne pose des problèmes d’accessibilité pour des habitants de la rue, précise Jean Bourgknecht.

Une première

«C’est une question récurrente», note le vice-syndic qui se souvient: «Le conseiller communal Marcel Clerc avait déjà répondu à une question allant dans ce sens en 1991.» Mais selon les souvenirs de Jean Bourgknecht, cette possibilité d’offrir un tronçon du réseau public aux fans de glisse n’a jamais été utilisée. Ce serait donc une première cette année, si la hausse des températures ne vient pas tout gâcher.

«Il faut vraiment des conditions exceptionnelles d’enneigement pour prendre une telle décision», indique encore Jean Bourg-knecht. Il promet toutefois de renouveler la démarche si ces conditions sont réunies.

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© La Liberté; 6. août 2008

Mühleberg: ne restons pas muets

La centrale nucléaire de Mühleberg date de 1972 et possède un réacteur de 1re génération. Mi-juillet, en France, au Tricastin, centrale équipée d’un même type de réacteur, près de cent personnes ont été irradiées. Les grands risques planant sur ces installations désuètes devraient nous inciter à les démanteler. Le 30 juin, le Conseil général de Fribourg a voté une résolution demandant au Conseil communal de s’opposer à la demande de prolongation d’exploitation illimitée de Mühleberg. Irresponsable, l’exécutif a choisi de ne pas agir. Il bafoue ainsi la volonté du législatif et se permet de mettre en péril notre sécurité.

Nos députés ne s’y intéressent guère plus. Seuls 31 d’entre eux ont signé une lettre ouverte au Conseil d’Etat afin que celui-ci s’oppose à cette prolongation. Pourtant fermer Mühleberg se justifie: très forte densité de population, technologie dépassée, fissures dans le manteau du réacteur, sécurisation insuffisante contre les risques d’incendie, faible résistance aux tremblements de terre et à la chute d’avions.

Près de 1900 personnes ou communes concernées ont fait opposition dans des délais trop courts pour un sujet si sensible. Le délai dans la procédure de consultation pour le canton court jusqu’au 26 août. Nous demandons que le Conseil d’Etat s’exprime de façon claire contre l’autorisation d’exploitation illimitée, afin de préserver la sécurité de la population.

En cas de catastrophe, nos autorités ne pourront nier d’avoir été prévenues! I Andreas Burri (Verts), Pierre-Olivier Nobs (PCS), conseillers généraux, Fribourg

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© La Liberté; 30. septembre 2007

Vélo et bus: la fin d’un tabou?

Après des décennies de refus, les TPF acceptent enfin les vélos dans les bus urbains, le dimanche et le temps d’un essai de six mois («La Liberté» du 21.9.). PRO VELO se félicite de ce changement de cap. L’association s’était toujours vu opposer un niet catégorique lorsqu’elle osait évoquer le sujet. Fribourg, dont le plan directeur prévoit le transport des vélos depuis quinze ans, n’a pas eu plus de succès. La volte-face a été obtenue par la CUTAF, dont le comité de direction a appuyé une proposition allant dans ce sens émanant du délégué Pierre-Olivier Nobs.

Outre-Sarine, les vélos sont généralement acceptés dans les bus depuis des années et Lausanne, qui offre ce service depuis cet été, tire déjà un bilan positif. La phase test se déroule pendant la saison froide (septembre à mars), moins propice aux promenades du dimanche à vélo. Espérons que la faible demande qui pourrait en résulter n’incitera pas à nier le besoin, mais qu’une période creuse a été choisie pour introduire le nouveau service en douceur. L’expérience montrera qu’à Fribourg aussi une cohabitation harmonieuse avec les autres passagers est possible et qu’il se justifie d’étendre l’offre, dans la mesure où la place le permet, à tous les jours de la semaine. En développant ainsi la complémentarité entre vélo et transports publics, on répondra à des besoins de niche allant de la famille qui va se balader à Grandfey au cycliste malchanceux qui ramène son vélo après une crevaison.

Stephan Dillier,

PRO VELO Fribourg

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Le développement durable interpelle

Délégué de la ville de Fribourg, Pierre-Olivier Nobs a demandé à la CUTAF de signer avec les TPF et les entreprises prestataires une charte en faveur du développement durable. Le délégué a noté que si les TPF étaient plutôt bien notés en tant qu’employeurs, et qu’ils avaient pris des mesures environnementales, par exemple en matière de lutte contre les particules fines, Ils «pourraient faire mieux». Comme jouer leur rôle en matière d’incitation au transfert modal pour atteindre 50% des déplacements en transports publics. «Le pourcentage stagne, voire régresse», a noté Pierre-Olivier Nobs. Nicolas Deiss a estimé la proposition «intéressante et actuelle», mais l’État et les communes, principaux actionnaires des TPF devraient souscrire à un projet de développement durable.
La Liberté mai 2007  Claudine Dubois

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Eine Nachhaltigkeitscharta

Patrick Cudré-Mauroux konnte den Delegierten noch keine Verkaufszahlen der Frimobil-Abonnemente vorlegen. Die gesamte Passagierzahl der TPF sei aber leicht gesunken. Die TPF sind auch das Ziel eines Antrags der Delegierten der Stadt Freiburg. «Die TPF sollen eine Nachhaltigkeitscharta der Cutaf unterschreiben», sagte Pierre-Olivier Nobs. Darin sollen alle drei Pfeiler der nachhaltigen Entwicklung berücksichtigt sein – Wirtschaft, Soziales und Umwelt. Im Marketing, in der Berücksichtigung der Kundenmeinungen sowie bei Anregungen zum Umsteigen gebe es Nachholbedarf, sagte Nobs. «Wenn die TPF nicht mitmachen, bringt zum Beispiel die Mobilitätswoche nichts.» Cutaf-Präsident Nicolas Deiss nahm den Antrag entgegen. Er sagte jedoch, dass es heute keinen offenen Markt gebe, mit dem die Cutaf Druck ausüben könne.
Freiburger Nachrichten Mai 2007

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Pouvoir mettre les vélos dans les bus le dimanche et les jours fériés

mobilité • Pierre-Olivier Nobs, délégué de la ville de Fribourg à la CUTAF interpelle les Transports publics fribourgeois.

Pouvoir mettre son vélo dans les bus de la ville de Fribourg, les dimanches et jours fériés. Pierre-Oivier Nobs, délégué de la ville de Fribourg à la Communauté urbaine des transports de l’agglomération fribourgeoise, a lancé cette proposition, mercredi soir, lors de l’assemblée des délégués de la CUTAF. Il souligne que ce service serait bien entendu payant pour les usagers.

But de cette requête:
permettre aux familles qui souhaitent faire des randonnées à vélo de quitter le trafic urbain en toute sécurité pour leurs enfants. «Une fois en dehors de la ville, les trajets de randonnées sont intéressants», explique Pierre-Olivier Nobs. Cette proposition sera transmise aux Transports publics fribourgeois et une réponse devrait être rendue lors de la prochaine assemblée.
La Liberté du 25.11.2006 Stéphanie Buchs

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Du concret, modeste, pour l’Agenda 21

Fribourg ● Le contact est renoué entre le forum Fridurable et la ville. Les couacs de jeunesse de l’Agenda 21 semblent dépassés. Un cahier des charges a été attribué au délégué, et un budget alloué pour un coordinateur.

«Notre projet prévoyait une carte générale du réseau piétonnier de la ville, l’identification et la réalisation des chaînons manquants. Or un balisage piétonnier a été mis en place par Fribourg Tourisme et région, de la gare jusqu’à la Basse-Ville. Mais sans concertation avec l’Agenda 21», déplorent Christel Berset et Pierre-Olivier Nobs, conseillers généraux et membres du forum Fridurable. Cet exemple résume les divergences de vues entre Fridurable et la ville à propos de l’Agenda 21.

Aux yeux des militants, le bilan de réalisation des 17 projets élaborés au cours d’un long processus (2001-05) avec la population est maigre (voir ci-contre). Les projets en cours de réalisation le sont sans concertation de leurs initiants, et l’esprit durable n’imprègne encore que modestement l’administration de la ville, accusent-ils. En bref: la ville peut mieux faire.

Cependant, les deux militants soulignent «que la nouvelle équipe au Conseil communal a la volonté de faire avancer l’Agenda 21». Pour preuve, les assurances données par le conseiller communal Jean Bourgknecht, lors du récent forum de Fridurable.
La Liberté 13.07.2007 Claudine Dubois

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Lettre de lecteur parue dans La Liberté en juin 2007

L’avenir de Fribourg à l’heure du réchauffement climatique

Le 5 juin, dans le cadre des festivités du 850e anniversaire de notre ville, LaRevueDurable a organisé une conférence-débat sur l’empreinte écologique.L’empreinte écologique calcule la surface théorique que chaque être humain utilise pour vivre. En 1157, un Fribourgeois avait besoin de 1,5 hectare. En 1957, il lui en fallait le double. En 2007… 4,7. Or chaque habitant de la Terre ne dispose aujourd’hui que de 1,8 hectare. Ainsi, avec 6,5 milliards d’humains, il faudrait 2,6 planètes pour subvenir à tous les besoins si tout le monde vivait comme un Fribourgeois. Et la tendance actuelle est à une augmentation de plus en plus rapide de cette empreinte. Sans cacher la très grande urgence de la situation, Mme Thanh Nghiem, ingénieure française d’origine vietnamienne, nous a présenté lors de sa conférence de nombreux exemples concrets de réalisations avantageuses sur les trois niveaux du développement durable alliant économie, social et environnement.

Ce soir-là, nous autres Fribourgeois avons eu une bonne occasion de prendre conscience de l’urgence d’assurer les besoins des humains d’aujourd’hui sans hypothéquer ceux des générations futures. Les absents de la soirée, à savoir nos autorités communales et la presse, ont manqué un grand moment!

Pierre-Olivier Nobs Conseiller général, Fribourg

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Articles édités dans le rapport d’activités 2006 de la section ATE du canton de Fribourg.

Cette année aura été bien remplie.En effet, en plus de nos activités courantes ainsi que le suivi des oppositions, nous avons saisi l’opportunité de nous prononcer sur la révision de la loi cantonale sur l’aménagement du territoire et des constructions (LATeC)ainsi que sur la révision du plan de mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique.LATeC Nous pensons qu’il était très important de donner notre vision au sujet de cette révision. L’aménagement du territoire et ses constructions a des effets directs sur les besoins en matière de mobilité.Dans le projet qui nous était soumis, nous n’avons malheureusement pas trouvé de pistes fortes en matière de densification de l’habitat et des zones d’activité. Il est pourtant capital de mettre un terme au «mitage de notre canton». Des zones habitées et des zones d’activités suffisamment denses permettraient un raccordement économiquement supportable en matière de transports publics et diminueraient ainsi les impacts sur l’environnement provoqués par les pendulaires.Nous avons aussi mis l’accent sur les grands générateurs de trafic (centres commerciaux par exemple). Nous proposons que ceux-ci soient obligatoirement raccordés aux transports en commun, qu’ils soient faciles d’accès pour les piétons et qu’ils offrent un accès et stationnement aisés pour les cycles. Concernant le stationnement nous suggérons qu’à l’avenir tout nouveau grand générateur de trafic rende le stationnement payant. Cet élément, en plus de freiner la distorsion de concurrence entre les commerces situés dans les localités importantes dont les parkings sont en grande majorité payants, contribuerait également à faire baisser le nombre de mouvements de véhicules.Nous avons rappelé également qu’il est urgent de freiner l’expansion de ces centres. L’offre est déjà supérieure à la demande. Nous craignons que des parcelles intéressantes pour des activités économiques à forte valeur ajoutée ne soient galvaudées par la bataille commerciale que se livrent les grands distributeurs. Nous voulons aussi éviter, si c’est encore possible, d’avoir à court terme des friches commerciales dans la périphérie.Bien entendu nous avons aussi rappelé l’importance de la mobilité douce, soit les déplacements à pied et à bicyclette.Nous sommes très étonnés que la loi en révision ne donne pas la place que celle-ci mérite. La mobilité douce permet en effet de faire baisser le trafic de manière significative (env. 15% selon la Confédération) pour un coût moindre.Pour terminer, nous avons suggéré que la problématique de la plus-value, à savoir le bénéfice injustifié que réalise un particulier dont le terrain, par volonté communale,passe d’une zone inconstructible dans une zone constructible par exemple, soit intégrée à cette révision.Pourquoi ne pas rêver et attribuer tout ou partie de celle-ci au développement des transports publics et de la mobilité durable!

Pierre-Olivier Nobs

Révision du plan de mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique

Cette révision nous a permis de formuler nos propositions et remarques.Certes les mesures préconisées par ce plan sont contraignante pour les autorités auxquelles le canton a confié des tâches d’exécution. Cependant nous pensons que certaines de celles-ci sont insuffisantes.Par exemple, la lutte contre les particules fines, les oxydes d’azote et le dioxyde d’azote et l’ozone est insuffisamment prise en compte par ce plan. Nous avons suggéré de renforcer la lutte contre ces polluants par les mesures suivantes:- une tarification de l’impôt sur les véhicules qui avantage nettement les véhicules propres et qui pénalise lourdement les véhicules polluants;- la diminution des émissions par le transfert modal en faveur des transports publics (bien entendu équipés de filtre à particules, traction électrique ou autre technologie peu polluante);- la limitation à 80 km/h de la vitesse sur l’autoroute qui contourne notre agglomération;- la limitation à 50 km/h de la vitesse dans tout le périmètre agglo;- en favorisant la mobilité douce, soit les déplacements à pied et à vélo.Ces propositions, en plus de diminuer la pollution, ont des effets positifs sur la consommation de carburant, sur le bruit et sur la sécurité routière.Nous nous sommes aussi attardés sur les mesures qui permettraient d’augmenter la part modale en faveur des transports publics, sur celles qui dynamiseraient la mobilité douce, la mobilité combinée et le P+R et celles qui diminueraient les nuisances provoquées par les grands générateurs de trafic (centres commerciaux).Enfin, nous avons demandé que la route Marly-Posieux soit supprimée de la liste des infrastructures routières indispensables tant qu’une étude de trafic récente n’a pas été réalisée.

Pierre-Olivier Nobs

Route de contournement Marly-Posieux

Les sections fribourgeoises de l’ATE, de Pro Natura et du WWF, ainsi que Pro Fribourg, Patrimoine Suisse par sa section la Société fribourgeoise d’Art Public et la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage ne veulent pas de route de contournement entre Marly et Posieux. Ce projet très coûteux ne résoudra pas les problèmes de circulation, mais apportera de graves nuisances à l’environnement et au paysage. Pour soulager efficacement la route cantonale de Marly et les artères principales de la ville de Fribourg, nous demandons à sa place un service de navettes en site propre entre Marly et Fribourg. En effet, la plus grande partie du trafic sur le pont de Pérolles (env. le 70% !) a son origine ou sa destination à Marly. Une nouvelle route, très coûteuse, puisque le projet est devisé à Fr. 42,2 millions de francs, au lieu de réduire le trafic, engendrerait une augmentation de ce dernier et apporterait des nuisances aux nouvelles zones traversées (quartier d’habitations, pont passant au-dessus d’une zone alluviale d’importance nationale et site historique de l’abbaye d’Hauterive).Malgré notre intervention, un crédit d’étude (6,6 millions de francs) a été accepté par le Grand Conseil à une large majorité. L’ATE continuera de réclamer des solutions plus efficaces et moins coûteuses pour le contribuable et l’environnement.

Pierre-Olivier Nobs

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