suisse

Pierre-Olivier Nobs, Conseiller général et d’agglomération, Ville de Fribourg

 

Seules les paroles prononcées font foi.

Madame la Conseillère communale, Madeleine Genoud-Page, représentante de l’Exécutif de notre capitale cantonale,

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités fédérales, cantonales, communales, militaires en vos titres et fonctions,

Meine Damen und Herren, Vertreter der Behörden des Bundes, des Kantons, der Gemeinden und des Militärs,

 

Chères et chers Confédéré-e-s,

Liebe Eidgenossinnen und Eidgenossen,

 

Chères et chers habitants de Fribourg et de son agglomération,

Liebe Einwohnerinnen und Einwohner von Freiburg und Agglomeration,

 

Chères et chers amis de la Suisse,

Liebe Freundinnen und Freunde der Schweiz,

 

C’est un grand honneur, mais surtout un grand plaisir, que de m’adresser à vous en ce jour de fête nationale.

Jamais, en 1991, alors que je m’installais professionnellement à Fribourg, précisément ici, dans ce quartier de la Neuveville, je n’aurais pu imaginer que 24 ans plus tard, j’allais y être l’orateur des festivités du 1er août. Pour cette confiance, merci !

Comme chacune et chacun d’entre vous le sait, notre passé, notre histoire, sont souvent sources d’inspiration pour notre quotidien et pour notre futur. Je me permets ce soir de vous inviter à un bref retour au siècle passé.

Il y a cent ans, en août 1915, l’Europe était à feu et à sang. Des trains remplis de blessés, des différentes nations belligérantes, traversaient notre pays en passant aussi par Fribourg. La Confédération helvétique, bien qu’épargnée, était en proie au malaise. Des divisions naissaient entre nos deux communautés linguistiques, créant aussi à Fribourg, des manifestations. La Suisse, devait chercher dans ses fondements, le ciment de sa cohésion, pour ne pas se laisser entraîner dans cette tourmente: rester neutre certes, mais le rester en étant digne des valeurs humaines. Ainsi naquit le principe de neutralité au service de la paix, principe que notre pays choie encore aujourd’hui et qui participe chaque jour à notre succès.

Cent ans plus tard, le monde est en proie à des guerres d’un autre âge. Des actes de barbarie nous rappellent des moments de l’histoire que nous pensions révolus.

Nos voisins européens sont confrontés à des difficultés économiques et nous y entraînent dans une certaine mesure. Nos amis ont peut-être oublié, que la création d’une monnaie unique ne devait pas être une fin en soi mais devait aussi s’accompagner de la création d’une unité supranationale.

Pourtant aujourd’hui, malgré les difficultés du moment, nos amis européens savent pourquoi ils sont ensemble. La construction européenne préserve et garantit la paix. La paix est la valeur suprême sur laquelle nous aussi, Suisses, construisons notre prospérité. Notre Pays, véritable cœur de ce continent, ne peut se réjouir des difficultés de ses voisins et amis.

Der Schweiz geht es gut, weil sie es verstanden hat, die Minderheiten zu respektieren – sowohl kulturelle, sprachliche, soziale oder religiöse – und somit den Zusammenhalt zu festigen. Die Schweiz hat auch verstanden, dass die Solidarität eine treibende Kraft zum Wohlstand ist.

La Suisse s’en tire bien, parce qu’elle a compris que le respect des minorités, qu’elles soient culturelles, linguistiques, sociales, religieuses était le ciment de la cohésion. La Suisse a aussi compris que la solidarité était un moteur de prospérité.

Suissesses et Suisses, restons attentifs. Ne cédons pas aux sirènes de ceux qui, avec des promesses simplistes, nous font miroiter des solutions faciles à des problèmes complexes. Ne suivons pas ceux qui remettent en question nos valeurs ou une certaine solidarité confédérale ou internationale. Sachons garder l’esprit de la réflexion. Laissons les recettes populistes dans la mémoire des livres d’histoire.

Leider vergrössert sich heute in diesem Land der Graben zwischen den Ärmsten und den Reichsten immer mehr.

Aujourd’hui, malheureusement les écarts entre les plus riches et les plus pauvres de ce pays se creusent.

Nos entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, ont tendances à s’éloigner de leurs responsabilités sociales. La pression du marché international ne devrait pas être une excuse facile pour oublier nos valeurs.

La Suisse est aussi en train de subir une très forte pression migratoire. C’est une chance pour notre économie. Cela permet aussi de faire face au déséquilibre de la pyramide des âges en finançant, par exemple l’AVS. C’est aussi des richesses culturelles et une ouverture sur le monde qui apporte beaucoup à notre Pays. Mais cette pression, constitue bien évidement un défi. Fidèles à notre tradition humanitaire, nous voici confrontés à l’intégration de gens venus des quatre coins du monde. Cependant, il est naturel d’attendre de ceux qui viennent chez nous pour trouver une terre d’accueil, le respect de nos valeurs fondamentales, de nos lois et de notre constitution.

Enfin, notre pays est aussi une terre d’innovation. Notre nation a aussi compris l’importance de préserver les conditions d’existence environnementales. C’est pourquoi, je tiens à saluer, malgré une péripétie de parcours, l’exploit et le message que des Suisses d’exception comme Bertrand Piccard et André Borschberg donnent à la Suisse et au monde. A quand des trolleybus solaires dans nos villes et nos agglomérations ?

Ich grüsse auch die kleinste Armee der Welt. An diesem ersten August denke ich natürlich auch an unsere jungen Männer der Schweizergarde im Vatikan. Auch sie nehmen, auf ihre Art und Weise, am gemeinsamen Engagement teil. Was für eine Verantwortung, einen Papst zu schützen, der sich engagiert und die Menschheit zu mehr Solidarität und zum Schutz der Umwelt auffordert.

Nous pouvons être fiers que des Suisses préservent aujourd’hui l’intégrité d’une éminente personnalité si sincèrement engagée, incarnée par le pape François.

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens, chères et chers ami-e-s de la Suisse, à nous de continuer à tout faire au quotidien pour que notre Pays reste cet état de droit prospère dans lequel il fait bon vivre.

Merci à vous toutes et tous de nous honorer par votre présence, ici à Fribourg.

Vielen Dank ihnen allen hier in Freiburg, die sie uns mit ihrer Anwesenheit beehren.

 

Un grand merci encore à l’association du quartier de la Neuveville pour l’organisation, année après année de ce moment de liesse confédérale.

Le temps de penser à la fête, au partage en famille et avec les ami-e-s est venu. Je vous souhaite à toutes et tous une très belle fête nationale et terminerai en vous rappelant le serment des TROIS SUISSES.

 

UN POUR TOUS, TOUS POUR UN

EINER FÜR ALLE, ALLE FÜR EINEN

Es lebe die Schweiz !

Que vive la Suisse !

Hymne national !

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