C’est avec plaisir que Je réponds à Monsieur Kramp, qui m’interpelle dans son courrier de lecteur du 5 mars (LA LIBERTE) et qui prétend que les éoliennes provoqueront des impacts irréparables sur le paysage. Je le rappelle une fois de plus, les éoliennes sont des éléments paysagers réversibles. Seul celui qui ne s’est jamais servi d’une scie pourrait le nier. Serait-il raisonnable de se passer de ce moyen de produire de l’énergie renouvelable parce que celles prévues au Schwyberg sont hautes de 140 mètres? A ma connaissance, la vision des 327 mètres de la tour Eiffel n’a jamais blessé quiconque. Un autre de ses arguments prétend que les accès transformeront toute la région en « endroits industriels ». Si toutes les routes se transformaient si facilement en aimants pour les industries, la route d’accès au Lac-Noir aurait déjà métamorphosé cette partie des Préalpes en un fabuleux poumon économique.

Mais restons sérieux. Il est vrai par contre, qu’il ne faut pas implanter des éoliennes à la légère. Il est impératif de respecter les critères environnementaux, la législation en vigueur et les procédures. Ces éléments respectés, pourquoi se passer d’un parc éolien qui produirait 5 % de la production d’énergie du Groupe E en Suisse. Le temps est venu de miser sur l’efficience énergétique et la production d’énergies renouvelables dans notre pays. Relevons le défi énergétique qui nous guette et rendons la Suisse moins dépendante. La bien triste commémoration des 25 ans de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl devraient nous inciter à ne pas pratiquer la politique de l’autruche ! 

Pierre-Olivier Nobs

Conseiller général et d’agglo

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